Célébrer la vie de Bob Marley, mort à Miami il y a 30 ans, le 11 mai 1981.

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Zappiste: Bob Marley n'était pas un "pape":
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Bob Marley, le "pape du reggae", mourait il y a 30 ans
De Sandra LACUT (AFP) – Il y a 1 jour

PARIS — Bob Marley, le "pape du reggae" aux plus de 200 millions d'albums vendus dans le monde, est mort le 11 mai 1981 à Miami, il y a 30 ans, occasion de rendre hommage à celui qui continue, génération après génération, de faire vibrer la planète.

Les rastafaris de Zambie se rassembleront à Lusaka pour un grand concert nocturne afin de "célébrer la vie" de leur idôle, devenue le "porte-voix des défavorisés" de la planète, dont la musique, dit à l'AFP Brian Chengela, directeur de Jah Entertainment, "continue, par sa force, de maintenir une unité qui transcende les croyances, les races, les couleurs, les frontières et les cultures".

Concerts, émissions de radios ou télévisées sont également prévus en France où France Ô diffusera le concert "Live at The Rainbow" et le documentaire "The Wailers : Catch a fire", plongée dans les coulisses de cet enregistrement (Catch a fire) en 1972.

En 1977, Bob Marley s'était produit avec son groupe, The Wailers, au Rainbow Theatre de Londres, un concert mythique pendant lequel il avait interprété les morceaux de l?album qu?il venait d?enregistrer dans la capitale britannique ("I Shot the Sheriff", "Lively Up Yourself", "Get Up, Stand Up", "Jamming", "No Woman No Cry", "Exodus" et "War").

Deux livres paraissent en français à cette occasion: "Bob Marley, Les secrets de toutes ses chansons 1962-1981", de Maureen Sheridan (éditions Hors Collection), journaliste spécialiste du reggae, à la tête de sa propre maison de disques en Jamaïque et "Bob Marley, destin d'une âme rebelle" (Flammarion) de Francis Dordor, journaliste aux Inrockuptibles.

Ce livre rassemble des interviews des proches de Bob Marley, Bunny Wailer, Peter Tosh, Chris Blackwell, "Family Man" Barrett, Sly Dunbar, son manager Don Taylor ou Cindy Breakspeare, témoignant de la vie de l'artiste en butte au cynisme de l'industrie musicale et soumis à la violence de l'île, devenue indépendante en 1962.

Trente ans après sa mort prématurée, suite à un cancer généralisé, Robert Nesta Marley, reste pour beaucoup de ses adeptes et de jeunes qui découvrent la musique de leurs parents ou grands-parents, la super star venue d'un pays pauvre, symbole de la contestation universelle, d'émancipation et de liberté.

Sa voix, sa spiritualité, qui s'inscrivaient dans la mouvance rastafari lui valant souvent d'être désigné comme l'apôtre du cannabis, est devenue celle des défavorisés à travers la planète. Notamment en Afrique, rappellent les musiciens Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoli, où Bob Marley avait prédit que le reggae reviendrait comme à sa "source".

Bob Marley est né le 6 février 1945 à Rhoden Hall près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann (Jamaïque), d'une mère jamaïcaine et d'un père anglais, officier de marine, qu'il n'a pas connu.

Il a grandi dans le ghetto de Trenchtown à Kingston. En 1962, il enregistre son premier titre "Judge Not" et fonde peu de temps après avec Peter Tosh et Bunny Wailer, le groupe "The Wailers".

En 1966, il part travailler aux Etats-Unis pour des raisons économiques. Il fera, plus tard, une rencontre décisive avec Mortimer Planno, rasta jamaïcain d'origine cubaine qui lui transmettra une partie de sa culture rasta.

De retour en Jamaïque, à la fin des années 60, il signe avec le label Island et sort avec les Wailers ses premiers albums au début des années 70, "Catch a fire" et "Burnin" en 1973. En 1974, il enregistre son premier album solo "Natty dread". Les albums s'enchaîneront jusqu'à la fin (Rastaman Vibration en 1976, Exodus en 1977, Survival 1979, Uprising, 1980).

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http://www.reggae.fr/lire-article/2722_Alpha-Blondy--Alborosie---Gentlem...

Alpha Blondy, Alborosie & Gentleman
03/05/11 - Auteur(s) : Texte: Nounours; Photos: Alex Famy

C'était le rendez-vous à ne pas manquer en ce mois d'avril sur la capitale!
Véritable patchwork, l'affiche se composait de la légende africaine Alpha Blondy, du phénomène italien Alborosie et du maître du reggae allemand Gentleman.
Ces trois hommes formaient un cocktail varié et explosif qui a embrasé pendant toute la soirée un Zénith plein à craquer.

Arrivés tardivement, nous ratons la première partie assurée par le sound system Soul Stereo ainsi que la prestation de Jahcoustix et investissons la salle parisienne vers 20 heures alors que Gentleman est déjà sur scène interprétant son hit 'Intoxication', l'ambiance de la soirée est déjà bien installée!

L'artiste un peu fatigué assurera tout de même le show avec des titres toujours efficaces sur scène: 'Superior', 'Serenity', 'Jah Love', et l'énorme 'Dem gone' qui déchaîne inévitablement la foule.
Quelques extraits de son dernier album sont également au rendez-vous, comme 'Lonely days', très bien reçu par le public!

Une prestation admirable, tant de la part du chanteur que de la formation qui l'accompagne, The Evolution Band, même s'il est vrai qu'on a déjà pu voir Gentleman en bien meilleure forme, mais cela s'appelle chipoter.

Certains ont pu s'étonner de voir Gentleman passer en premier, mais l'artiste qui lui succédera, Alborosie, s'est imposé ces dernières années comme une figure incontournable de la scène reggae européenne,non, pardon, internationale !
S'il restait, sait-on-jamais, quelque chose à prouver à notre ami italien, ce sera fait ce soir au Zénith de Paris, avec une prestation déconcertante de qualité.

En effet, peu après 21 heures, les musiciens du Sheng Yeng Clan s'installent, ceux-ci feront, autant l'écrire tout de suite, un show époustouflant.

Les deux choristes, qui seront tout aussi irréprochables, prennent également place et entament 'Kingdom of Zion' sur lequel Alborosie fait une entrée triomphale: tout le Zénith est en ébullition.
'No cocaine', 'Waan di herb' et 'Herbalist' s'enchaînent ensuite pour un ganja segment des plus redoutables.

La pression ne redescendra pas d'un seul cran pendant toute l'heure du passage de l'artiste.
De la reprise réussie de Horace Andy 'Money' aux hits comme 'Police' ou 'Rastafari Anthem' en passant par 'Jah Jah Crown' et 'Diversity', aucune fausse note ne viendra gâcher la fête.
Même lorsque la choriste s'empare de la vedette le temps d'une chanson, le succès est au rendez-vous: elle revisite avec énergie 'My boy Lollipop' de Millie Small et le public parisien est largement enthousiasmé par ce rythme ska.

Le show se termine en apothéose avec un 'Sound Killa (Ring the alarm)' sur lequel Alborosie s'attarde pour le plus grand plaisir d'un public en folie et, évidemment, son inlassable hit 'Kingston Town'.

Une heure complète de plaisir s'achève, passée en compagnie d'un artiste très dynamique à la voix tonitruante qui ne peut que vous emporter au passage, accompagné de musiciens qui excellent dans leur art offrant des transitions terribles: soignées comme on en fait plus!
Il n'y a qu'un seul adjectif pour qualifier le concert donné ce soir par Alborosie et son backing band le Sheng Yeng Clan: MAGISTRAL.
Et le public ne s'y est pas trompé.

L'heure tourne cependant au Zénith et il faut maintenant se remettre de ses émotions et se préparer à accueillir la véritable tête d'affiche de la soirée: Alpha Blondy, qui, cela se ressent, est très attendu.
Adulé ou vivement critiqué, il reste incontestablement l'icône du reggae africain.
Son band, le Solar System, prend place aux alentours de 22h30.

Comme souvent, Alpha Blondy récite le 'Psaume23' depuis les coulisses -le chant est d'une beauté à vous faire frissonner- avant d'entrer sur scène sur 'Jerusalem'. La foule l'acclame.
L'artiste n'attend pas plus longtemps pour s'exprimer sur l'actualité en Côte d'Ivoire: il défait les critiques sur l'intervention française et remercie au contraire la France d'avoir agi, évoquant le génocide rwandais comme contre-exemple.

Retour rapide à la musique: l'artiste est venu présenter son nouvel album 'Vision' et interprète donc beaucoup de titres extraits de celui-ci: 'Course au pouvoir', 'Rasta Bourgeois', 'Trop bon', 'Ma tête', ou encore 'Vuvuzela' aux paroles décalées ('protèges ton vuvuzela avant de faire waka waka') sur lequel le trompettiste place en guise d'illustration un préservatif sur le bout de son instrument (de musique!).
Le professionnalisme de l'artiste n'est pas à rappeler, c'est à un véritable show auquel nous assistons, qui durera plus d'une heure et demie, les oreilles se délectent de ce reggae particulier aux sonorités africaines voir orientales -des danseuses aux costumes scintillants rejoignent même la scène sur un des titres- .

Le Solar System assure une prestation impeccable et la section des cuivres est à saluer tout particulièrement.
'Cocody Rock' et 'Brigadier Sabari' sont sans surprise les tubes qui enflammeront la salle.

L'horaire prévue est largement dépassée quand le concert se termine, c'est ainsi une très belle soirée qui s'achève au Zénith de Paris.
Un plateau d'artistes d'horizons différents et un public tout aussi multiculturel solidement réuni autour de l'amour d'une même musique: un lien fort qu'on ne voit, semblerait-il, que dans cette musique.

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