France: Plus de 4 millions de chômeurs. Promesse non tenue.
Zappiste: Narkosi n'a que la hauteur et non la grandeur de Napoléon !
Il leur faudrait une BONNE guerre fléaudale comme celle contre LA drogue !
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Politique
28 janvier 2011, 07h00
Douche froide sur le chômage
Sarkozy avait promis une baisse du nombre de demandeurs d’emplois en 2010. Il n’y en a jamais eu autant.
Il y a vraiment de quoi désespérer : l’économie française repart, même modestement ; la Bourse a grimpé de plus de 6 % depuis le début de l’année ; les matières premières, à commencer par le pétrole sont en hausse ; même l’inflation montre le bout de son nez, ce qui suscite l’inquiétude des ménages et a fait baisser leur indice de confiance en décembre. C’est donc un paysage de reprise qui se dessine en France. Et pourtant, le chômage continue d’y croître, contrairement à ce qu’avait solennellement promis Nicolas Sarkozy, il y a tout juste un an, dans l’émission Face aux Français.
Plus de 4 millions de chômeurs
Les chiffres sont abrupts. En décembre, le nombre de chômeurs a encore progressé de 0,8 %, soit 32.600 personnes supplémentaires, après 33.600 en novembre. Pour la catégorie A, celle des personnes sans emploi cherchant du travail, soit le noyau dur du chômage, la hausse de 1 % (+ 27 100 personnes) est la plus forte depuis fin 2009.
Sur l’ensemble de l’année, la situation s’est nettement aggravée, avec une hausse de près de 190.000 chômeurs entre janvier et décembre. Fin 2010, on compte 4,052 millions de chômeurs, toutes catégories confondues et 4,309 millions en incluant les départements d’outre-mer. En nombre de chômeurs (sinon en taux) il s’agit du nouveau record historique. Sur un an, la hausse est de 5,3 %. Depuis le point bas de mai 2008, on compte 1 million de chômeurs supplémentaires…
Les chômeurs de longue durée particulièrement touchés
Avec des hausses de 19,8 %, les chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d’un an) et les plus de 50 ans (+ 16,3 %) sont particulièrement touchés. Le nombre de ceux dont la situation s’éternise a augmenté de 37,6 % en un an. En moyenne, la durée passée au chômage atteint 441 jours.
Face à cette douche froide, François Fillon s’est voulu rassurant. « Si on n’a pas d’accident en termes de crise de la dette souveraine, l’année 2011 sera une année de reprise économique, a déclaré hier le Premier ministre. On fera reculer le chômage grâce à une croissance économique forte et aux mesures que nous avons prises. » Ce genre de déclarations optimistes ne sont pas de nature à rassurer, car voilà bien un domaine où les promesses n’engagent que ceux qui veulent y croire (voir encadré).
Cercle vicieux
Le risque est d’entrer dans un cercle vicieux. Pour que la consommation redémarre, il faudrait que l’emploi redémarre, et pour que l’emploi redémarre, c’est la croissance – et donc la consommation – qui doivent s’améliorer. « Chômage, inflation, tous les ingrédients sont aujourd’hui réunis pour un mauvais début d’année en matière de consommation, redoute Alexander Law, du cabinet Xerfi. L’économie française peinera à compter sur le soutien des dépenses des ménages au cours des prochains mois. » Or la consommation est le pilier de la croissance en France. La reprise risque donc de s’effondrer et, avec elle, l’emploi, si les Français se détournent des magasins. « Il suffit de quelques dixièmes de croissance de plus ou de moins pour tout faire basculer du positif au négatif », avertit Jacques Freyssinet, professeur à Paris-I.
Promesse non tenue
La scène date du 25 janvier 2010, il y a exactement un an. Sur le plateau de TF1, en prime time, Nicolas Sarkozy dialogue avec des Français qui lui font part de leurs questions, de leurs angoisses. Maître d’œuvre : Jean-Pierre Pernaut. Titre de l’émission, sans surprise : Face aux Français. Le 10 février prochain, le chef de l’Etat va, dans les mêmes conditions, récidiver. Or, ce soir-là, interrogé sur le chômage, Nicolas Sarkozy croit pouvoir être catégorique : « Dans les mois qui viennent, le chômage va baisser. Il reculera. La situation est en train de se retourner. » Pari sincère, pari raté, promesse non tenue. Non seulement le chômage n’a pas baissé mais, un an plus tard, le voilà reparti de plus belle à la hausse. « Mon devoir est de conduire le pays pour qu’on ait le plein-emploi », disait déjà le même Sarkozy le 5 février 2009. Le plein-emploi ? On en est loin, très loin, de plus en plus loin. Or, le chômage, c’est aujourd’hui, bien avant l’insécurité, l’obsession et même la hantise des Français. Chômeurs ou pas.
















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