THC : Pourquoi positif ne veut pas dire sous influence

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En résumé, « être sous l’influence » fait référence à l’état actuel d’une personne qui a consommé du cannabis, tandis que « être positif au dépistage du cannabis » indique simplement la présence de métabolites du cannabis dans le système d’une personne, sans fournir d’informations sur son état d’influence au moment du dépistage.

THC : Pourquoi positif ne veut pas dire sous influence
25 mai 2023
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Yann Bisiou - Capture d'écran DR -

‘Être sous l’influence’ et ‘être positif au dépistage du cannabis’, sont deux concepts distincts liés à l’utilisation de cannabis ou de ses substances apparentées. Tout d’abord nous allons tâcher d’éclaircir brièvement cette question puis c’est en compagnie du professeur Yann Bisiou que nous allons nous poser quelques questions qui fâchent.

THC : Pourquoi positif ne veut pas dire sous influence.
Une interview de Yann Bisiou Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles. Bienvenue sur le quotidien des punks à chien.

#Définitions

Être sous l’influence :

Être sous l’influence fait référence à l’état psychologique et physiologique temporaire d’une personne après avoir consommé du cannabis ou toute autre substance psychoactive. Lorsqu’une personne est sous l’influence, cela signifie que les effets du cannabis sont présents dans son système et peuvent affecter son comportement, sa perception, sa coordination motrice, sa concentration, etc. C’est la raison pour laquelle il est fortement déconseillé et d’ailleurs interdit de conduire en étant sous l’influence du Cannabis.

Être sous l’influence du cannabis peut entraîner une altération de la perception du temps et de l’environnement, les premières prises sont accompagnées d’une sensation temporaire d’euphorie, de détachement et s’accompagner d’une altération de la mémoire à court terme entre autres effets comme la difficulté à effectuer un choix ferme et rapide. Il est généralement admis que l’influence décroissante du Cannabis ne se prolonge pas au delà de 4 heures après la consommation d’un joint. C’est en tout cas ce qui avait été établi par cette étude dont nous vous avions parlé ici.

Être positif:

Être positif au dépistage du cannabis : Être positif au dépistage du cannabis fait référence aux résultats d’un test de dépistage qui indiquent la présence de métabolites du cannabis dans le système d’une personne. Ces tests peuvent être effectués sur des échantillons d’urine, de salive, de sang ou de cheveux. Lorsqu’une personne est positive au dépistage du cannabis, cela signifie que des traces de métabolites du cannabis, tels que le THC (tétrahydrocannabinol) ou son principal métabolite, le THC-COOH, ont été détectées dans son système.

Cela indique généralement que la personne a consommé du cannabis récemment, mais ne fournit pas d’informations précises sur le moment ou le degré d’influence de la substance sur l’individu.

En résumé, « être sous l’influence » fait référence à l’état actuel d’une personne qui a consommé du cannabis, tandis que « être positif au dépistage du cannabis » indique simplement la présence de métabolites du cannabis dans le système d’une personne, sans fournir d’informations sur son état d’influence au moment du dépistage.

#Pour aller plus loin …

Alors que l’émotion semble désormais guider le législateur et qu’on est en train de quitter le champ de la rationalité en matière de sécurité routière et de Cannabis, on s’est dit qu’il fallait remettre l’église au milieu du village.

Voici 7 questions essentielles posées à un spécialiste du droit reconnu, le Professeur Bisiou Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, spécialiste du droit de la drogue – laboratoire CORHIS.

Interview

LC: Comment est calculé le facteur multiplicateur d’accident par une substance?

Lorsqu’on dit que le Cannabis ou l’alcool multiplient les risques par .xx.. ?

C’est assez complexe et hors de mon champ disciplinaire.

L’essentiel du travail méthodologique a été réalisé dans le cadre de l’étude SAM de 2016 qui décrit en toute objectivité les biais d’analyse. En 2 mots, ils sont partis de plusieurs milliers d’accidents, ont recherché les causes probables et les causes certaines d’accidents mortels et ont ainsi pu déterminer le sur-risque associé à tel ou tel facteur d’accident. Ces données ont ensuite été comparées à celle d’une autre étude réalisée au niveau européen (DRUID) en 2012.

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