Les effets de la légalisation en Californie sur le reste des États-Unis, le Mexique et le Canada

Si la Californie adopte la Proposition 19, il est probable que la prohibition du cannabis s'écroule comme un château de cartes aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

D'une part, les Mexicains vont rapidement emboîter le pas puisqu'ils sont aux prises avec une « guerre des nacrotraficants », près de la frontière américaine, qui a fait 26 000 morts depuis 4 ans. Même l'ancien président Vicente Fox s'est dit en faveur de la légalisation. Il s'agit de la seule manière de couper les revenus du crime organisé.

Ensuite, les autres États américains imiteront eux aussi la Californie. La raison est surtout fiscale : la crise économique est très sévère, et de nombreux États et municipalités des États-Unis sont pratiquement en faillite. Ils ne peuvent tout simplement pas se passer des revenus de la taxe de vente, et ne peuvent plus se permettre de dépenser un total de 10 milliards $ par an pour juger et emprisonner leurs citoyens.

Enfin, le Canada – qui était à l'avant-garde du mouvement pour la légalisation dans les années 90 – traîne lamentablement de la patte à cause de la vision rétrograde des Conservateurs de Stephen Harper concernant les politiques sur les drogues. Toutefois, les Libéraux de Michael Ignatieff, le Bloc québécois de Gilles Duceppe, et le NPD de Jack Layton se disent tous en faveur de la "décriminalisation". Cela est de bon augure si jamais nous avons des élections qui débouchent sur un gouvernement de coalition.

Pour le Bloc Pot, la déjudiciarisation telle que proposée est un « bon pas en avant », mais reste une demi-mesure. La seule solution est de mettre un terme au régime prohibitionniste actuel qui ne fonctionne pas et qui ne fonctionnera pas !

En attendant le résultat du référendum du 2 novembre 2010, et compte-tenu de la victoire probable du « oui », il faut continuer à faire pression sur nos éluEs, et sacrer ces « deux-de-pique » de Conservateurs dehors à la prochaine élection fédérale.