Science et recherche

Le concept de drogue varie selon qu’on considère les définitions juridiques propres à chaque pays, la langue populaire, le dictionnaire ou des ouvrages scientifiques.

Illustration du Cannabis sativa publiée par Franz Eugen Koehler dans Koehlers Medizinal-Pflanzen in naturgetreuen Abbildungen und kurz erläuterndem Texte, Gera, Allemagne, 1883-1914.

Le cannabis, issu de la famille des cannabinacés, est un genre comprenant trois variétés : sativa, indica et ruderalis. Les tiges utilisées à des fins industrielles, ou les graines utilisées notamment à des fins alimentaires ne constituent bien évidemment pas une drogue (le Bloc Pot utilisera dans ce cas le terme chanvre). Par contre, les feuilles et fleurs et leurs produits dérivés (huile, haschisch) sont le plus souvent employés comme drogue. (Vous trouverez en page suivante la réponse à l'épineuse question « qu'est-ce qu'une drogue ».)

Le mythe : L'ingrédient actif de la marijuana, le THC, reste emprisonné dans les cellules adipeuses du corps. Comme les cellules adipeuses ne se débarrassent que lentement de celui-ci, ses effets psychoactifs peuvent durer des jours voire des semaines après consommation. La longue persistance du THC dans le corps endommage les organes à teneur adipeuse élevée, et tout spécialement le cerveau.

L’absorption de cannabis produit une sensation d’euphorie légère et de relaxation avec perceptions auditives et visuelles amplifiées. De faibles perturbations sont observées dans l’aptitude à effectuer des tâches coutumières plus ou moins complexes. Ceci est interprété par une légère diminution des performances psychomotrices et mnésiques (revue Hall et al., 1994) éventuellement reliées à la réduction de LTP résultant de l’activation des récepteurs CB1 (Stella, 1997 et ref citées).

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