Plan économique 2014 – 6.3. Économie et développement régional – L'industrie agro-alimentaire

Contexte

La monoculture du maïs transgénique est en train d’épuiser les terres agricoles. Elle est absolument impossible sans l’apport de pesticides et d’engrais chimiques à base de pétrole. Les excédents de phosphates utilisés en agriculture sont d’ailleurs en train de détruire les nappes phréatiques et les plans d’eau utilisés par les vacanciers, comme en témoigne le problème des algues bleues dans le sud de la province. Or ce n’est pas seulement le droit à l’eau qui est menacé, mais aussi le droit des personnes défavorisées à une nourriture saine et suffisante, puisque le détournement de grandes quantités de maïs pour produire de l’éthanol a fait grimper en flèche le prix des céréales. En effet, l’augmentation rapide du prix du maïs survenue à la fin des années 2000 s’est traduite par une aggravation de la situation alimentaire un peu partout dans le monde.

Objectifs

  • Le gouvernement subventionnera la reconversion à l’agriculture biologique des terres agricoles ainsi que la certification bio du chanvre. (Bien que la culture de cette plante ne nécessite pas de produits chimiques, une certification bio aidera les agriculteurs à obtenir un meilleur prix de vente.)
  • 50 pour cent des cultures de maïs du Québec devront être remplacées par des cultures de chanvre d’ici à 2020.
  • L’élevage porcin devra être entièrement effectué sur litière à base de chanvre d’ici à 2020, de manière à cesser l’épandage de lisier et le gaspillage de l’eau potable. Le MDDEFP pénalisera par des amendes sévères tout épandage de lisier effectué par la suite.
  • Le gouvernement stoppera complètement l'étalement urbain en renforçant la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (L.R.Q., chapitre P-41.1).
  • En solidarité avec les pays en voie de développement, le gouvernement s’assurera que les superficies cultivées augmentent dans le respect de la biodiversité, afin d’assurer un approvisionnement en biocarburants qui ne compromette pas le droit fondamental à une nourriture suffisante.