Les cannabis clubs? Du pour et du contre, selon une étude de l'université de Gand

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mercredi 17 septembre 2014
par François Louis

Les cannabis clubs ont beaucoup fait parler d'eux ces derniers mois, notamment à Namur et à Liège, provoquant une réaction très ferme du Parquet : saisies, interpellations, poursuites pénales... Pourtant, le modèle du cannabis social club aurait certains avantages. C'est ce qu’affirme un criminologue de l'Université de Gand (Tom Decorte). Il vient de publier une étude sur le sujet dans une revue internationale.

L'étude a porté sur cinq cannabis club identifiés en Belgique : Trekt uw plant (Anvers), Mambo social club (Hasselt), Weedout (Andenne), MaWeedPerso (Liège) et Sativa (Namur). Le modèle proposé est toujours le même : une asbl centralise la production de cannabis pour l'ensemble de ses membres, à raison d'un plan par personne, pour rester dans les limites de la tolérance observée en Belgique depuis une dizaine d'années.

Décriminaliser et surtout contrôler la production de cannabis, constate Tom Decorte, pourrait rapporter des taxes à l’État, un peu comme le tabac et l'alcool. Autoriser et encadrer des cannabis clubs, sous forme d'asbl, pourrait en outre couper l'herbe sous le pied des organisations criminelles qui vivent du trafic.

Mais, tempère l'étude (publiée dans International Journal of Drug Policy), comment éviter qu'un certain nombre de personnes malintentionnées utilisent la façade rassurante d'un "cannabis club" pour s'adonner à un véritable trafic de drogue ? Le criminologue de l'Université de Gand constate aussi que le passé judiciaire d'un certain nombre de "militants" au sein de ces cannabis club reste une question sensible…

A Hasselt et à Namur, les premières récoltes des cannabis club ont été saisies par la police. Le président de Sativa est poursuivi pour trafic de stupéfiants et son asbl a été dissoute. Même scénario à Liège, où les deux responsables de MaWeedPerso ont même passé plusieurs semaines derrière les barreaux. A Andenne, les premiers coups de semonces judiciaires ont poussé les responsables de Weedout à retourner dans la clandestinité. Mais une information est ouverte par le Parquet, là aussi.

Première assemblée générale du cannabis social club de Namur : http://bit.ly/1vp8noK
Par crainte des sanctions: hara-kiri au cannabis social club de Namur : http://bit.ly/1pC9Yky
Le président du Cannabis Social Club de Namur entendu puis relâché : http://bit.ly/1plRNQK

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