Aubagne: En deux ans ils n'ont saisi que du cannabis et de la cocaïne aucun autre produit intoxicant illicite dans le butin???

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“...soit plus d'un million d'euros de manque à gagner pour les trafiquants, selon les fonctionnaires de police.

Zappiste: Ils peuvent fabuler mais les trafiquants n’ont pas perdu, ni payé un million d’euros !
Ils n’ont perdu que la valeur du prix d’achat plus le transport.

Ce qui est surprenant c’est qu’en deux ans ils n’ont saisi que du cannabis et de la cocaïne...
Pas d'héroïne, de faux cannabis, de médicaments d'ordonnances, de crack, etc...

http://www.laprovence.com/article/edition-aubagne/2632060/charrel-135-kg...

Charrel : 135 kg de cannabis et 33 interpellations en 2 ans

Aubagne / Publié le Jeudi 21/11/2013 à 05H47

Les locaux du commissariat d'Aubagne se sont transformés, hier matin, en "showroom" d'un genre un peu particulier, le temps d'une conférence de presse : il s'agissait de présenter l'ensemble des saisies réalisées depuis deux ans dans le quartier du Charrel, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, dont la commissaire Karine Paravisini a fait l'une de ses priorités.

Et le "butin", est assez impressionnant : 134,8 kg de cannabis, 2,65 kg de cocaïne, 85 640 euros d'argent liquide, soit plus d'un million d'euros de manque à gagner pour les trafiquants, selon les fonctionnaires de police. Au cours de ce travail de longue haleine, 33 personnes ont été interpellées, de tous âges, y compris six mineurs, dont 18 ont été écrouées et 13 ont écopé de peines allant de 6 mois à 4 ans de prison ferme. "En grande majorité il s'agit d'Aubagnais, pour beaucoup domiciliés dans le quartier du Charrel, mais pas seulement, il y a aussi des Marseillais, venus du 11e ou même des quartiers Nord", précisait Karine Paravisini hier matin. Car malgré les arrestations, et une surveillance constante assurée notamment par la dizaine d'équipiers de la brigade anticriminalité, le trafic de stupéfiants, qui s'est fortement développé depuis deux ans au Charrel, se poursuit. "Comme nous avons arrêté beaucoup d'individus, des vendeurs notamment, d'autres sont recrutés, à l'extérieur", expliquait encore la responsable du commissariat d'Aubagne, pour qui cette activité fonctionne comme "une véritable entreprise".

Encore aujourd'hui, une dizaine de "guetteurs", sont quotidiennement présents dans le quartier pour prévenir de l'arrivée de la police, expliquent les fonctionnaires, "les trafiquants s'adaptent constamment à nos actions."

C'est donc au prix d'un travail de terrain, mais aussi grâce aux informations fournies par le public, que les policiers peuvent procéder à des arrestations en flagrant délit, parfois avec l'aide de services spécialisés, puisque certains trafiquants sont en possession d'armes. Un travail qui paie, puisque les prises présentées hier sont "exceptionnelles" pour un commissariat à vocation généraliste comme celui d'Aubagne et qui répond aussi à l'attente des habitants du Charrel, dont l'exaspération vis-à-vis de ce trafic était palpable, ces derniers mois. Le procureur de la République avait même organisé une rencontre publique, en présence du maire notamment, pour débattre de cette question sensible, dans le quartier. Un quartier qui demeure, comme l'a montré la conférence de presse d'hier, une plaque tournante, du trafic de drogue dans l'aire marseillaise.

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UNE SYNERGIE ENTRE LES SERVICES
Hier, la commissaire Paravisini ainsi que le chargé de communication de la Sûreté départementale insistaient sur la synergie entre les services de terrain et les enquêteurs au commissariat d'Aubagne. Tandis que les uns observent et recueillent des informations à la faveur de leurs patrouilles, les seconds peuvent les recouper et reconstituer le puzzle pour mettre au point des interpellations en flagrant délit. Nourrices, charbonniers, guetteurs... autant de protagonistes à identifier dans cette vaste entreprise, qui peut rapporter 300 € par mois pour une nourrice, 50 € pour un gramme de cocaïne, 10 à 20 € pour une barrette de cannabis et 20 € pour un sachet de 3 grammes d'herbe.

Marie-Cécile Berenger

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