L’APPEL DU 18 JOINT (HISTORIQUE)

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Il y a 48 ans quelques agitateurs bien attentionnés lançaient « L’Appel du 18 Joint »

(Il se pourrait que des liens ne soient plus accessible en 2024. Zappiste)

HISTORIQUE DE L’APPEL DU 18 JOINT
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L’APPEL DU 18 JOINT DE 1976 À 2006
Il y a 48 ans quelques agitateurs bien attentionnés lançaient par l’intermédiaire
de Libération « L’Appel du 18 Joint ».

Cet appel qui demandait « la dépénalisation totale du cannabis, de son
usage, sa possession, sa culture (autoproduction) ou son introduction sur le
territoire français en quantité de consommation courante », a été signé par
une future star de la politique, Bernard Kouchner, mais aussi par le futur
président de la Ligue des droits de l’homme Henry Leclerc…Et par des
intellectuels et des artistes : Gilles Deleuze, Philippe Sollers, Bernadette
Laffont, Bertrand Tavernier, Isabelle Huppert, Philippe Druillet…

Historique Appel du 18 Joint
Depuis, tous les ans, le 18 juin à 18 heures, le CIRC Paris invite les
amateurs de petite fumette à se réunir sur les pelouses du parc de La
Villette pour partager des idées, des pétards et demander l’abrogation de la
loi de 1970. À l’initiative des CIRC en région, d’autres rassemblements ont
lieu dans toute la France.

Au nom du fumeux L.630 (il s’appelle aujourd’hui L 3421-4) qui interdit « la
présentation sous un jour favorable* », les rassemblements organisés par les
CIRC, ont souvent été interdits, une interdiction bravée par les militants
qui furent régulièrement condamnés à des amendes.

En 2006, année du cannabis, nous fêterons les trente ans de l’Appel du 18
Joint, le moment de dresser le bilan de trente ans de prohibition.

Associations, mouvements, individus, nous sommes tous concernés par la
politique des drogues. Or, après une éclaircie en 1999 avec la publication
de l’opuscule « Savoir plus – Risquer moins », la droite, à peine arrivée au
pouvoir, a sapé tout le travail accompli par la Mildt en laissant aux
sénateurs le loisir d’écrire un rapport dont rien que le titre : « Drogue, l’autre
cancer », annonce la couleur.

Nicolas Sarkozy (Narkozy) remet régulièrement sur le tapis son projet de réforme de la
loi de 1970 qui prévoit des amendes de cinquième catégorie (1500 euros) à
tout usager pris le pétard à la main, et des peines complémentaires, saisie
du scooter ou du portable, pour les récidivistes.

Alors que la prohibition du cannabis est un échec patent, que les
consommateurs se comptent par millions et que pour la plupart ils ont un
usage récréatif, la réforme proposée par le ministre de l’intérieur – la «
tolérance zéro » pour le cannabis – est tout aussi inadaptée et sera tout
aussi inapplicable que la loi de 1970.

Dans le cadre de ce trentième anniversaire de « L’Appel du 18 Joint« , alors
que se profileront à l’horizon les élections présidentielles, que la
politique de la droite envers le cannabis, mais aussi envers nombre de «
sujets de société », est intolérable, le CIRC vous invite à participer ou à
soutenir « les états généraux du cannabis », une série d’évènements festifs,
culturels, politiques… qu’il compte organiser lors de la semaine précédant
le dimanche 18 juin.

En 1993, après avoir relu l’appel de 1976 et constaté qu’il était toujours d’actualité,
le CIRC décidait de le relancer à sa manière lors de la « Première journée
international d’information sur le cannabis », qu’il organisait
conjointement avec les éditions du Lézard.

Consultez l'appel originel du 18 juin 1976
Consultez également le formidable historique de la prohibition réalisé par
Jean-Pierre Galland :

1968-1969
1970-1976
1977-1980
1981-1986
1986-1990

Le Péril Jeune
Nous sommes à Woodstock en 1969, une bourgade de l’Amérique profonde. Qui
mieux que Jimmy Hendrix interprétant au petit matin sa version de l’hymne
américain incarne le mieux la révolte d’une partie de la jeunesse contre la
guerre du Vietnam ? Une jeunesse qui découvre la marijuana, goûte au LSD et
rêve de réconcilier l’individu avec la politique.

En Europe, c’est à l’île de Wight que la jeunesse contestataire, les adeptes
du Flower Power, se donnent rendez-vous. Plus de 250 000 personnes se
déplacent pour entendre Bob Dylan chanter Times, they are a changin’. Un an
plus tard, près de 600 000 spectateurs se presseront pour écouter Jimi
Hendrix, les Who, Miles Davis, Donovan, Joan Baez…

Woodstock
1969, c’est aussi l’année où sort sur les écrans Easy Rider de Dennis
Hopper. Ce film qui montre une Amérique intolérante et raciste en mettant
sur une moto deux hippies, devient une référence pour ceux qui sont en
rupture avec la société de consommation et veulent en finir avec le vieux
monde. La scène où Dennis Hopper et Jack Nicholson prennent de l’acide dans
un cimetière est dans toutes les mémoires.

La jeunesse radicale, celle qui voudrait donner un sens aux utopies
esquissées en mai 1968, est divisée. D’un côté, il y a ceux qui croient à la
révolution du peuple par le peuple, se déguisent en ouvrier pour l’enseigner
et lancent un appel à l’insurrection par l’intermédiaire de la Cause du
peuple dont Jean-Paul Sartre sera un éphémère responsable après l’arrestation
de son rédacteur…Et de l’autre, ceux qui redoutent la discipline martiale
des groupuscules gauchistes et doutent de leur efficacité sur le terrain de
la guérilla. Ceux qui découvrent en tirant sur un joint d’Africaine ou d’Afghan
de nouveaux continents et lisent Do It plutôt que Le Capital.

Cette fracture se concrétise en 1970 lors du festival de Biot-Valbonne, le
grand festival de l’été. Les Mao débarquent drapeaux rouges en tête.
Scandant « le pop au peuple », ils s’affrontent avec le service d’ordre et
les apprentis hippies. Les premiers reprochent à la marijuana de démobiliser
les troupes et les seconds affirment que « la subversion culturelle sape les
valeurs bourgeoises bien plus efficacement que les meetings à la Mutu ».

Un groupe VLR (Vive La Révolution) et son journal Tout fait le joint entre
les gauchistes et les marginaux. Mais le magazine qui deviendra le flambeau
de la Contre culture, c’est évidemment Actuel. Jean-François Bizot, jeune
homme de bonne famille revient stupéfié des Etats-Unis où il a découvert l’herbe,
l’acide et la presse underground. Le numéro Un d’Actuel sort en octobre
1970. Son titre ? « Les communautés contre la famille. »

C’est l’année où les jeunes fuient en masse les villes pour tenter de vivre
en autarcie à la campagne sous l’œil goguenard des autochtones. 1970, c’est
aussi l’année de la création du MLF.

Depuis les événements (comme on dit pudiquement) qui ont secoué le pays en
1968, les jeunes font peur. Quand ils n’apprennent pas à fabriquer des
cocktails Molotov, ils apprennent à rouler des joints. Pour rassurer sa «
majorité silencieuse », le gouvernement décide de les mater. Il enfante de
la loi anti-casseur pour calmer les ardeurs gauchistes. Et pour calmer les
drogués, il invente une loi « visant à transformer les dispositions
juridiques en matière de trafic et d’usage de stupéfiants ».

La première loi, accompagnée de l’interdiction de la Gauche prolétarienne, a
fait grand bruit tandis que la seconde est passée inaperçue. À l’époque, on
confondait joyeusement toutes les drogues. Les passants s’écartaient lorsqu’ils
croisaient des « chevelus », immédiatement soupçonnés d’être des drogués. La
presse s’en donnait à cœur joie comme en témoignent ces extraits d’un
article paru en 1970 dans le journal Ici Paris : « J’ai vu des garçons et
des filles rongés par la crasse et les parasites se traîner dans la boue et
la pourriture… Quand l’un d’eux a envie d’une femme, il la prend telle une
bête, au milieu des autres… Des mégots de cigarettes au haschich ramassés à
terre qu’ils se disputent comme des bêtes ».

Pierre Mazeaud, député UDR, lance le débat à l’Assemblée nationale. Il
révèle à ses collègues que « des hippies s’adonnent dangereusement à la
drogue et à l’anarchie sexuelle », que le drogué « s’il peut paraître
inoffensif » devient lorsqu’il est en groupe « armé pour la contestation ».

La loi est finalement votée à l’unanimité parlementaire le 31 décembre 1970
à 23 heures. Particularité de cette loi, en mettant dans le même sac toutes
les drogues, elle facilite le passage de l’une à l’autre et créé la classe
des « toxicomanes ». Autre singularité, elle réconcilie les partis
politiques dans un vaste mouvement de répression dirigé contre la jeunesse
contestataire et rapidement le drogué « dans l’imaginaire de la peur
sociale » remplace l’enragé.

En 1969, 836 personnes ont été interpellées à cause du cannabis, un chiffre
qui depuis n’a cessé d’augmenter pour atteindre des sommets que les auteurs
de cette loi n’imaginaient pas sans doute…

Mai 68
REMERCIEMENTS
Les illustrations sont de Phix, de Chester, de Pierre Ouin, de Placid et des
militants du circ.

Sans les dessins de Phix, le CIRC ne serait pas le même. Il a été de toutes
les grandes aventures et certains de ses dessins sont devenus cultes. Il est
aussi l’auteur des Très Riches heures du Cannabis et l’illustrateur de J’attends
une récolte.

Galerie Photo
https://www.circ-asso.net/galeries/

Chester sévit depuis de nombreuses années. Il est le dessinateur préféré de
nombreux groupes punks et rock. On ne compte plus ses contributions sous
forme d’affiches et de flyers, mais aussi de recueils.
Il intègre le collectif Coma Lucide, puis fonde My Way, un fanzine très Rock
and Roll.

Découvrez une partie de son travail sur http://chester.b.free.fr/ ainsi que
sur http://stygmate.propagande.org/chester.htm

Pierre Ouin fut le créateur du célèbre Bloodi. Ça n’était pas la première
fois qu’il mettait son talent au service du CIRC. Il a à son actif plusieurs
albums de bandes dessinées et il collaborait régulièrement au magazine Asud
Journal.

Pour en savoir plus sur ce dessinateur prolifique : http://ouin.noosblog.fr/

Placid a collaboré à de nombreux magazines (Charlie Hebdo, Strips, Lapin) et
a publié plusieurs albums.

Placid a été condamné à une amende en 2007 suite à un dessin illustrant la
couverture de Vos Papiers ! Que faire face à la police ? édité par l’Esprit
Frappeur. Pour plus d’informations : (http://www.agitkom.net/)

Hervé Merliac était photographe. Il fut le premier à suivre les aventures du
CIRC, que ce soit à Amsterdam pour les Cannabis Cup ou lors de nos
manifestations, en particulier dans le cadre de l’Appel du 18 joint… Il
était un peu la mémoire du CIRC.

* Couleur Café présente : Le CIRC Lyon : "L' Appel du 18 joint 2019" !
Jérôme Expuesto
Porte-parole du CIRC de Lyon
Qui porte un t-shirt du Bloc Pot !
https://youtu.be/Al5foKzhFxI

VIVE LE CANNABIS LIBRE : L'APPEL DU 18 JOINT
https://youtu.be/r3H3OMUPgSI

À l'occasion de "L'Appel du 18 joint", manifestation pour la légalisation du
cannabis, organisée depuis 1976, L'Anticapitaliste a rencontré Farid
Ghehiouèche, co-fondateur de "Cannabis Sans Frontières" et François-Georges,
ex-président du CIRC. Militants de la légalisation depuis de nombreuses
années,, ils constatent tous deux les échecs des politiques
prohibitionnistes et évoquent les modèles de légalisation imaginés et
défendus par leurs associations.

Appel Du 18 Joint 2012 Part.8 - Legalise Cannabis
https://youtu.be/JcRizVLkpP8

Bonus :

PREMIÈRE CANNABIS CUP EN VOSGES
Il y a plus de 15 ans
Consommation de tonnes de cannabis ???
Ils ont eu la visite des policiers qui les ont laissé faire !?
https://youtu.be/KpCCX_fZCJM

Zappiste

Commentaires

C'est quoi ce CIRC

Collectif d’Information et de Recherche Cannabique (CIRC)

https://www.circ-asso.net/

Le CIRC est une association engagée pour un changement de législation en matière de cannabis

Les objectifs du CIRC sont :

- Le retrait du Cannabis Sativa L. et de tous ses dérivés du tableau des stupéfiants,

- La légalisation de l’autoproduction, de la production et de la distribution du cannabis à des fins récréatives
et thérapeutiques, dans un cadre équitable et respectueux de l’environnement,

- La réintroduction du Cannabis Sativa L. dans la pharmacopée,

- La décriminalisation de l’usage de TOUS les stupéfiants et leur légalisation
en des modalités différentes selon chacun,

- L’amnistie pour toutes les personnes victimes de ce classement inepte et non-impliquées dans des crimes de sang.

Couleur Café présente : Le CIRC Lyon : "L' Appel du 18 joint 2019" !
Jérôme Expuesto
Porte-parole du CIRC de Lyon
Qui porte un t-shirt du Bloc Pot !
https://youtu.be/Al5foKzhFxI

Acheté lors d'une visite au Québec pour constater ce qu'était la légalisation recriminalisation caquiste.
Rappelons que le Québec francophone a été la seule des 10 provinces et 3 territoires à majorité anglophone
à refuser « La Légalisation Harmonisation Canadienne Fédérale du Récréatif Efficace. »
Pour les adultes légaux de 18-19 ans.

Vladimir Vladimirovich Putin en Russie, Legault et Jolin-Barrette caquistes ségrégationnistes du Québec,
les associations de médecins/psychiatres achetables du Québec et Deltell conservateur canadien,
ont « condamné » le Canada pour avoir légalisé le cannabis à l’échelle nationale, en 2018 !

Porter le t-shirt du Bloc Pot avec la représentation d'une feuille de cannabis
est de « la, une, présentation sous un jour favorable »

Au nom du fumeux L.630 (il s’appelle aujourd’hui L 3421-4) qui interdit « la
présentation sous un jour favorable », les rassemblements organisés par les
CIRC, ont souvent été interdits, une interdiction bravée par les militants
qui furent régulièrement condamnés à des amendes.

La feuille sur notre chandail en vieille France est de:

LA PRÉSENTATION SOUS UN JOUR FAVORABLE
punissable de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende !

Même les chercheurs et médecins « indépendants » qui affirmaient que
le cannabis, c'est bien, avait de multiples bienfaits et usages millénaires
risquaient, étaient menacés des 5 ans de prison et 75 000 € d’amende !

Il est interdit de présenter sous un jour favorable l’usage ou le trafic de stupéfiants*.
Cela concerne aussi bien les articles de presse que les discours
ou les représentations (images) idéalisées de la drogue.

LA "PUBLICITÉ" FAITE AUX DROGUES
Au-delà de l’interdiction d’usage et de de trafic,
le législateur a cherché à interdire ce qui pouvait favoriser ces actes.
Cette provocation est sanctionnée, « y compris si elle n’a pas eu l’effet escompté »

Le CBD ne fait plus parti de la liste des stupéfiants !

* L'alcool un fléau mondial, un dépresseur psychoactif, la drogue avec le plus grand nombre de drogués,
à dépendance physique et psychique très forte comme l'héroïne, cancérigène et mortel,
publicisé et incité, légal aux enfants, n'a jamais été inscrit sur la liste des stupéfiants !
Hallucinant !

L'industrie peut continuer de faire des profits, rendre malade, tuer,
et couter des MILLIARD$ annuellement en méfaits par acceptation sociale/culturelle,
des lobbys riches et puissants, des politiciens qui ont peur de perdre une élection et des drogués violents !

PS : Un homme qui allait dans des écoles pour présenter une pièce de théâtre
a été arrêté, par des flics, parce qu'il avait un palmier dans son décor avec des feuilles
qui ressemblaient, selon eux, à des feuilles de cannabis !

J'utilise flics, pour ne pas insulter les/des animaux !:O)

https://youtu.be/aBdiwDAEQM4

Boris Vian- Le déserteur
Avec les paroles
https://youtu.be/gjndTXyk3mw

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