Les Canadiens consomment pour 30 milliards de médicaments

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Les dépenses en médicaments des Canadiens auraient frisé les 30 milliards de dollars en 2008, une augmentation de plus de 2 milliards par rapport à 2007, selon l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS). Il s'agit d'une hausse de 8,3 % des dépenses en médicaments de 2007.

«Le chiffre est impressionnant. L'augmentation quant à elle n'est pas surprenante. C'est le même taux que nous observions les années précédentes», a affirmé le gestionnaire au Bureau du Québec de l'ICIS Claude Lemay. «On consomme plus de médicaments. Il y a un arsenal pharmacologique plus avancé, plus développé et qui, en principe, devrait donner des résultats», a-t-il ajouté.

Au Québec, les dépenses en médicaments se sont élevées à 963 $ en moyenne par habitant. Au Canada, seuls les Néo-écossais ont tiré plus d'argent de leur bourse que les Québécois. En moyenne, chaque Néo-écossais a déboursé quelque 1000 $ l'année dernière pour l'achat de ses médicaments. La moyenne nationale s'élevait quant à elle à 897 $.

D'un océan à l'autre, les coûts engendrés par l'achat de médicaments grimpent plus rapidement que les autres dépenses en santé, comme les frais hospitaliers ou les honoraires des médecins.

Les dépenses du secteur privé en médicaments prescrits ont augmenté plus rapidement que celles du secteur public, et ce, pour la troisième année consécutive. Le secteur public au Québec -- le Fonds de l'assurance médicaments et la CSST -- finance environ 45 % des dépenses, tandis que le secteur privé -- les compagnies d'assurances privées et les particuliers -- en finance environ 55 %. Mais cette tendance pourrait bien s'essouffler. «Bon nombre de Canadiens ont une assurance privée par l'entremise de leur emploi. Or, en raison de la récession, beaucoup de Canadiens perdent leur emploi et donc, leur assurance privée», a indiqué le gestionnaire de la Division pharmaceutique de l'ICIS, Michael Hunt. «Il sera donc important de consigner les conséquences que cette situation aura sur le secteur public et sur les dépenses directes au cours des prochaines années.»

«Je pense qu'on peut avoir peur de ça. Il est possible que des gens cessent de prendre leurs médicaments, notamment ceux qui n'ont pas un effet sensible et immédiat sur le corps, comme un médicament pour l'hypertension ou pour le cholestérol», a ajouté Claude Lemay.

Le Devoir du 17 avril 2009

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