Une clinique pour mieux gérer la douleur

Chaque petit succès en lien avec la douleur chronique peut devenir un gain énorme pour la qualité de vie des gens. La société est aussi gagnante, car certains patients peuvent parfois reprendre le travail.

8 octobre 2022 3h00
Mis à jour à 4h01
Partager
Une clinique pour mieux gérer la douleur
Guillaume Roy

GUILLAUME ROY
Initiative de journalisme local - Le Quotidien

Depuis une vingtaine d’années, des cliniques de la douleur ont été implantées dans la région, à Dolbeau-Mistassini et à Jonquière, pour venir en aide aux patients atteints de douleurs chroniques. Comment fonctionnent ces cliniques ? Comment est-ce possible de gérer ce type de douleur ? Le Progrès a rencontré les experts à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini.
Un accident de travail, un bras cassé à vélo, de l’usure dans les articulations, et plus rarement, des virus peuvent causer des douleurs chroniques importantes. Par moment, elles peuvent carrément empêcher les gens d’avoir un fonctionnement normal. Mais que faire face à ce type de douleur qui engendre de l’isolement et des drames humains ?

« Je n’ai pas de baguette magique, je suis juste anesthésiste, mais on aide les patients à trouver des moyens pour mieux gérer la douleur, afin de les rendre fonctionnels », explique Myriam Paul, anesthésiste à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini, qui travaille au sein de la clinique de la douleur depuis sa création en 2000.

Cette clinique a en fait deux mandats. Le premier, c’est d’outiller les médecins de famille à mieux traiter les patients. Lorsqu’aucune solution ne peut être trouvée en première ligne, la clinique de la douleur prend le relais.

L’anesthésiste Myriam Paul collabore avec la clinique de la douleur depuis plus de 20 ans.
LE PROGRÈS, GUILLAUME ROY

Avant de plonger dans les traitements, il est important de définir ce qu’est la douleur chronique. « Selon la définition la plus acceptée, c’est une douleur qui dure depuis plus de trois mois, mais une autre définition parle d’une douleur qui perdure après la durée prévue de guérison », explique Myriam Paul.

Elle souligne que la douleur chronique touche environ le tiers des patients, mais qu’environ 5 à 10 % d’entre eux auront besoin des services de la clinique de la douleur. « Ça veut dire pas mal de monde », dit-elle.

À l’heure actuelle, la pénurie de main-d’œuvre touche aussi la clinique de la douleur, qui n’a pas assez de personnel pour voir tous les patients qui ont besoin de services. C’est d’ailleurs en outillant les médecins de famille que la clinique arrive à toucher le plus grand nombre de gens.

« Selon la définition la plus acceptée, c’est une douleur qui dure depuis plus de trois mois, mais une autre définition parle d’une douleur qui perdure après la durée prévue de guérison. »
— Myriam Paul

« Il y a eu une belle évolution depuis 20 ans, parce qu’au début on voyait des patients qui n’avaient même pas encore essayé le Tylenol, note Myriam Paul. Aujourd’hui on ne voit plus ça, mais on doit tout de même y aller par essais et erreurs parce que personne n’a de recette écrite dans le front. » En fait, un traitement peut fonctionner pour une personne, tout en étant complètement inefficace pour une autre. Les traitements sont donc loin d’être universels et ils doivent être adaptés selon la condition du patient.

Les causes de la douleur chronique sont multiples. Les maux de dos, l’arthrose et l’arthrite sont souvent en cause, mais des blessures, comme un bras cassé, peuvent dégénérer en douleur chronique chez certaines personnes. Pour l’instant, la science n’explique pas pourquoi certaines personnes ressentent cette douleur alors que d’autres guérissent bien.

« Au fur et à mesure que la recherche avance, on se rend compte qu’il y a des choses qui marchent mieux, ajoute l’anesthésiste. Il y a maintenant de nouveaux médicaments et de nouvelles techniques, avec les experts en psychologie, en travail social et en physiothérapie. Les données probantes démontrent qu’on arrive à de meilleurs résultats quand on travaille en équipe. Nos traitements se raffinent un peu, mais souvent il faut essayer plusieurs choses avant d’avoir un succès. »

La médication peut faire partie de la solution, par exemple des infiltrations de cortisone pour faire désenfler les nerfs et ainsi la douleur. Bien souvent, il faut aussi miser sur des entraînements et de la réadaptation par le mouvement avec l’aide des kinésiologues.

LE PROGRÈS, GUILLAUME ROY

De plus, le succès d’un traitement n’est pas évalué en fonction de la disparition de la douleur. « On veut aider les patients à mieux gérer la douleur, pour qu’ils soient fonctionnels dans leurs activités quotidiennes », remarque Myriam Paul.

Parfois, les patients sont déçus de ressentir encore de la douleur, mais quand cette dernière leur fait remarquer le chemin parcouru, et toutes les activités qu’ils peuvent désormais faire, ils réalisent que leur situation s’est améliorée.

Le patient a aussi un très grand rôle à jouer dans le traitement en suivant un programme d’autogestion de la douleur, ajoute-t-elle. « Ils doivent apprendre c’est quoi la douleur et reconnaître jusqu’où ils peuvent aller avant de déclencher des crises douloureuses. Quand on soulage des patients dans la douleur, ils se lancent dans des projets et essaient de tout faire ce qu’ils n’ont pas fait dans les derniers dix ans. On leur montre à gérer leur énergie, à gérer la douleur, pour qu’ils soient capables d’être bien pendant longtemps, en ne se garrochant pas dans le travail. »

Un autre piège est d’arrêter de bouger complètement pour éviter la douleur. « Quand tu bouges tranquillement et que tu réapprends à ton corps à bouger tranquillement, tu as plus de chances que ça fonctionne que si tu essaies de tout faire la même journée », souligne l’anesthésiste.

Les articulations sont souvent une source de douleur chronique.
LE PROGRÈS, GUILLAUME ROY

Quoi faire si on a des douleurs chroniques ?
La première chose à faire lorsque l’on a des douleurs chroniques, c’est d’en parler à son médecin de famille. Il commencera par proposer différents traitements et c’est seulement si ces outils ne fonctionnent pas qu’il pourra référer à la clinique de la douleur.

Pour ceux qui n’ont pas de médecin de famille, il faut communiquer avec le Guichet d’accès à la première ligne au 1-844-867-5332 option 2.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, des services de la clinique de la douleur sont offerts trois jours par semaine à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini et deux jours par semaine à Jonquière, deux points de services qui travaillent en collaboration. La première rencontre se fait avec le médecin anesthésiste et l’infirmière, et elle dure environ 90 minutes. Au besoin, le reste de l’équipe composée d’experts en kinésiologie, en travail social, en psychologie et en pharmacologie pourra aussi intervenir.

À l’heure actuelle, la clinique est en mesure d’offrir des services à huit à dix patients par jour. Le manque de main-d’œuvre limite toutefois les traitements, surtout à Jonquière. Au cours des derniers mois, c’est le retour au travail des infirmières retraitées qui a permis d’éviter des réductions de service.

LE PROGRÈS, GUILLAUME ROY

« La liste d’attente est assez longue pour les patients très chroniques, admet Myriam Paul. Les demandes sont priorisées. Certains patients doivent être vus rapidement pour améliorer les chances de succès et éviter que les maux deviennent chroniques à long terme. Pour d’autres, qui ont des douleurs depuis plus longtemps, il y a moins de choses que l’on peut changer dans leur devenir et l’attente est parfois plus longue. »

Selon les besoins, certains patients sont traités une seule fois ou de manière répétée tous les trois mois, par exemple.

Chaque petit succès en lien avec la douleur chronique peut devenir un gain énorme pour la qualité de vie des gens. La société est aussi gagnante, car certains patients peuvent parfois reprendre le travail.

« On aimerait avoir encore plus de ressources et plus de budget pour offrir plus de services, note Josée Desgagnés, la directrice des Services multidisciplinaires par intérim qui gère le Consortium régional de la douleur chronique, en soulignant que la région est à l’avant-plan du travail sur la gestion de la douleur. Le gouvernement y porte de plus en plus d’intérêt. »

À noter, il existe aussi des regroupements de patients, comme l’Association de soutien et d’information face à la douleur (ASID) (www.asid.qc.ca/), le Réseau québécois de la recherche sur la douleur chronique (qprn.ca/) ainsi que des sites éducatifs sur la gestion de la douleur (www.gerermadouleur.ca/).

Commentaires

Et le cannabis démontré efficace pour soulager la douleur ?

Et le cannabis thérapeutique légal démontré efficace pour soulager la douleur ?

À noter que Dolbeau et Mistassini n'ont pas de SQDC. La plus proche étant à St-Félicien.
Lâ lâ où ils ne produisent que des graines de chanvre qui ne nécessitent pas d'études en agriculture.
Une visite sur YouTube et vous trouverez des infos qui expliquent la facilité de produire des graines.

Ils sèment mécaniquement des graines males et femelles puis ils les récoltent.
Pas de caméra, de clôture, cultivé près des maisons qui subissent l'arôme
et le pollen des males sur leurs maison, vêtements à sécher, les autos, etc.

https://blocpot.qc.ca/fr/forum/6779
22 aout récolte de cannabis thérapeutique au Lac.

Aucune recherche sur les effets du pollen des mâles sur le système respiratoire !?

Pourquoi parler de soulagement de la douleur sans mentionner l'efficacité des cannabis et extraits ?

Cannabis et extraits utilisés thérapeutiquement depuis plus de 20 ans en Californie, au Colorado, au Canada.

MÉDICAMENTS
Les personnes qui vivent avec la douleur chronique ont un choix limité d’options de médicaments servant à gérer la douleur, et chacune s’accompagne d’inconvénients.

Le cannabis médicinal offre à ces personnes une solution de rechange potentielle aux produits pharmaceutiques traditionnels, comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), l’acétaminophène et les opioïdes.

Le CBD efficace non psychoactif est utilisé pour traiter l'inflammation et la douleur chronique,
ainsi que pour gérer l'anxiété et l'insomnie.

Le THC, ou tétrahydrocannabinol, est la substance chimique susceptible de provoquer un effet euphorique
lorsqu'elle est consommée en doses élevées.

FAUX !
A doses élevées pour des rongeurs à qui on a injecté du THC pur ou des humains ?
Pas besoin d'être consommée en doses élevées pour obtenir l'effet psychoactif.
Une ou deux puffs de Sativa au Vapo de Satan suffisent pour provoquer un effet euphorique.

Est-ce que les rongeurs injectés au THC pur à taux très élevé
deviennent schizophrènes, développent des maladies mentales ?

Un mélange de CBD et THC est utilisé contre les spasmes incontrôlés causés par l'épilepsie.
Des enfants épileptiques ont besoin d'un mélange 1:1 (1 ml de CBD : 1 ml de THC).

Là où seulement le CBD est légal des enfants épileptiques souffrants et mourants
sont privés du mélange efficace et doivent violer la loi ou déménager.
La légalisation du cannabis est un bienfait pour les enfants souffrants et mourants
ainsi que pour leurs parents responsable qui font tout pour sauver la vie de leurs enfants
au risque de perdre leur liberté, d'être criminalisés.

« on doit tout de même y aller par essais et erreurs parce que personne n’a de recette écrite dans le front. »
Idem pour le CBD et THC de cannabis et extraits efficace sans dose ni surdose mortelle !

« Nos traitements se raffinent un peu, mais souvent il faut essayer plusieurs choses avant d’avoir un succès. »
Idem pour le CBD et THC de cannabis et extraits efficace sans dose ni surdose mortelle !

« le succès d’un traitement n’est pas évalué en fonction de la disparition de la douleur. »
Idem pour le CBD et THC de cannabis et extraits efficace sans dose ni surdose mortelle !

Soulager les douleurs n'est pas suffisant pour le cannabis ils faudrait qu'il guérisse.
On en demande plus au cannabis qu'aux médoc$, au tabac et l'alcool mortels cancérigènes !

« On veut aider les patients à mieux gérer la douleur, pour qu’ils soient fonctionnels dans leurs activités quotidiennes »
Idem avec le CBD et THC de cannabis et extraits efficace sans dose ni surdose mortelle !

« Chaque petit succès en lien avec la douleur chronique peut devenir un gain énorme pour la qualité de vie des gens.
La société est aussi gagnante, car certains patients peuvent parfois reprendre le travail. »
Idem pour le CBD et THC de cannabis et extraits efficace sans dose ni surdose mortelle !

Pages

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.