Six ans après la légalisation du cannabis, Washington pardonne les condamnés

Six ans après la légalisation du cannabis, Washington pardonne les condamnés
Temps de lecture : 2 min
Repéré par Léa Polverini — 6 janvier 2019 à 10h45 — mis à jour le 6 janvier 2019 à 12h26

Le gouverneur utilise la grâce de l'exécutif pour réhabiliter les personnes condamnées avant 2012.

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Reuters

En 2012, les États de Washington et du Colorado légalisaient l’usage récréatif de la marijuana, une première aux États-Unis. Depuis, huit autres États ont suivi, et sur les cinquante qui composent le territoire, trente autorisent aujourd'hui l’utilisation de la marijuana à des fins médicales, tandis que la loi fédérale prohibe toujours tout usage.

À Washington, le gouverneur souhaite désormais mettre en place un système de réhabilitation des personnes ayant été reconnues coupables d’infractions relatives à la possession de marijuana avant que la drogue ne soit légalisée.

Gracier les condamnés
Le démocrate Jay Inslee, qui vient de se déclarer prêt à entrer dans la course pour l’élection présidentielle de 2020, a ainsi déclaré dans un communiqué: «Nous ne devrions pas punir les gens pour quelque chose qui n'est plus illégal dans l'État de Washington».

L’«Initiative de justice pour la marijuana» qu’il entend appliquer devrait concerner les personnes condamnées dans l’État entre 1998 et 2012, soit environ 3.500 citoyens, qui pourront demander une grâce.

Avant 2012, la possession de 40 grammes de marijuana constituait un délit, et celle de plus grandes quantités un crime.

«C’est une première étape nécessaire pour réparer les disparités raciales des préjudices liés à la prohibition de la marijuana», a déclaré Jolene Forman, avocate de la Drug Policy Alliance, soulignant les implications raciales de la précédente lutte contre la marijuana, qui a principalement nuit à la communauté afro-américaine et aux minorités. D’anciens condamnés se retrouvent aujourd'hui en difficulté pour postuler à des emplois ou trouver un logement.

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N’ayant pas pu faire adopter l’an dernier une loi effaçant les délits mineurs liés à l’usage de marijuana, Inslee se sert de son autorité exécutive pour gracier les personnes ayant été condamnées une seule fois. Les récidivistes ne sont pas pour le moment pris en charge, de façon à ce que les demandes restent gérables.

Depuis 2014, dix États ont déjà adopté des lois visant à annuler certaines condamnations pour usage de marijuana.

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