Acceptation sociale, banalisation, promotion, fidélisation = Tous les ans, l'alcool mène à la mort d'une centaine de personnes et à 1270 hospitalisations à Ottawa. L'effet dévastateur des boissons énergisantes alcoolisées sur le foie...

Acceptation sociale, banalisation, promotion, fidélisation = Tous les ans, l'alcool mène à la mort d'une centaine de personnes et à 1270 hospitalisations à Ottawa. L'effet dévastateur des boissons énergisantes alcoolisées sur le foie...

Est-ce que c’est l’alcool ou le sucre le responsable ?

Zappiste: Ce n’est pas le produit ni la consommation qui sont dangereux c’est l’abus, le consommateur avec des problèmes perso d’addiction !

L'OMS ne recommande plus de taxer les boissons sucrées. Les experts internationaux de la santé ont déclaré que la décision était particulièrement déconcertante, compte tenu de la crise croissante de l'obésité dans le monde
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1104548/boissons-sucrees-taxe-organ...

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1106374/sante-publique-ottawa-mise-...

L'effet dévastateur des boissons énergisantes alcoolisées sur le foie
Publié le lundi 11 juin 2018 à 17 h 49

Alors que la saison estivale est à nos portes, Santé publique Ottawa met en garde les citoyens contre les boissons énergisantes à haute teneur en alcool. Celles-ci ont un impact particulièrement néfaste sur le foie, lorsque consommées de façon abusive.

Samuel Blais-Gauthier en sait quelque chose. En juillet dernier, il a été diagnostiqué d'une cirrhose du foie sévère. Il consommait de deux à quatre boissons énergisantes alcoolisées par jour.

En avril, il a subi une transplantation du foie.

[Je me souviens d'avoir vu] le médecin qui me dit, cette journée-là de fin juillet : ''Monsieur Blais, vous êtes en train de mourir''.Samuel Blais-Gauthier

Samuel Blais-Gauthier explique que ce type de boisson ne donne pas seulement de l'énergie, mais aussi « une euphorie, qui grise et qui se boit relativement facilement et rapidement ».

Ces boissons sont aussi relativement accessibles et peu dispendieuses, selon lui.

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M. Blais-Gauthier n'est pas le seul à expérimenter les ravages physiques de l'alcool. Tous les ans, l'alcool mène à la mort d'une centaine de personnes et à 1270 hospitalisations à Ottawa.

Les boissons énergisantes alcoolisées sont accessibles et sont particulièrement dommageables pour le foie, selon la superviseure de Santé publique Ottawa Nancy Langdon.
« C'est que ça peut surcharger le foie, parce que l'alcool et les boissons énergisantes sont métabolisés par ces organes-là. Alors si on en consomme trop, le foie se retrouve surchargé, il travaille trop et cela peut causer une inflammation », explique Mme Langdon.

La taille de ces canettes, tout comme leur concentration en alcool, ne sont toujours pas réglementées par Santé Canada. Toutefois, à la suite de consultations, Santé Canada proposera dans les prochains mois une modification à la règlementation afin de restreindre la quantité d'alcool dans un contenant à portion individuelle de boisson alcoolisée très sucrée.

Mme Langdon est favorable à l'idée de revoir les formats de ces boissons afin que les gens puissent « mieux jauger » la quantité qu'ils consomment. « Le problème avec le produit, c'est que la personne doit calculer pour savoir ce qui représente une consommation standard », dit-elle.
Une canette de 568 ml de certaines de ces boissons contient 11,9 % d’alcool, soit l’équivalent de quatre consommations.

Un signal d'alarme

De son côté, Samuel Blais-Gauthier remercie la vie d'avoir un nouveau foie. Il espère que son histoire pourra en aider d'autres à prendre soin de leur santé.

« J'ai comme le sentiment d'avoir quelque chose de tellement fragile que je porte en moi... Au sens propre et figuré du terme », témoigne-t-il.

Ces dernières années, l'agence municipale évalue que près de la moitié des jeunes âgés de 19 à 24 ans consomment de l'alcool de façon excessive.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

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L'OMS ne recommande plus de taxer les boissons sucrées. Les experts internationaux de la santé ont déclaré que la décision était particulièrement déconcertante, compte tenu de la crise croissante de l'obésité dans le monde
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1104548/boissons-sucrees-taxe-organ...

L'OMS ne recommande plus de taxer les boissons sucrées
Publié le vendredi 1 juin 2018 à 17 h 23
Le comité sur les maladies non transmissibles de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se distance de l'appel lancé il y a deux ans par l'agence onusienne en faveur d'une taxation des boissons sucrées, dans un nouveau rapport sur des maladies comme le cancer, l'obésité et le diabète que plusieurs experts estiment « ostensiblement mou ».

Associated Press
Les experts internationaux de la santé ont déclaré que la décision était particulièrement déconcertante, compte tenu de la crise croissante de l'obésité dans le monde et des précédentes tentatives de l'OMS pour réduire la consommation de sucre.

En 2016, l'agence de santé des Nations unies a exhorté les pays à taxer les boissons sucrées comme les sodas et les boissons pour sportifs afin de lutter contre l'obésité et le diabète. À l'époque, elle déclarait qu'une augmentation de 20 % du prix de ces boissons en réduirait considérablement la consommation.

Mais dans le rapport publié vendredi, qui recommande des taxes sur le tabac et l'alcool, ces auteurs abandonnent toute recommandation visant à taxer les boissons sucrées. Ils écrivent plutôt au sujet de la taxation du sucre que « certains points de vue étaient contradictoires et ne pouvaient être résolus ».

La Dre Sania Nishtar, l'une des coprésidentes de cette commission indépendante qui porte sur les maladies non transmissibles, a déclaré que la plupart des 26 membres du groupe étaient en faveur d'une taxe sur les boissons sucrées. Mais un commissaire - dont elle n'a pas révélé l'identité - a entravé la rédaction d'un libellé plus fort, principalement sur l'efficacité de la taxe sur le sucre qui a été introduite dans certains pays.

« L'introduction de la taxe [sur les boissons sucrées] est relativement récente, et les données que nous avons concernent une baisse de la consommation », a déclaré Mme Nishtar aux journalistes au siège de l'OMS.

Elle a ajouté que « l'objection était que [...] nous ne devrions pas faire une recommandation audacieuse ». Elle a dit que le commissaire ne croyait pas qu'il y avait suffisamment de données sur la santé à ce sujet - un point réfuté plus tard par le directeur général de l'OMS, Tedros Ghebreyesus.

Au lieu de recommander explicitement une taxe sur le sucre, le comité laisse ces décisions aux pays.

« Lorsque l'engagement avec le secteur privé ne contribue pas à l'atteinte des objectifs de santé publique, les gouvernements devraient utiliser leurs pouvoirs réglementaires et législatifs pour protéger leur population », indique le rapport.

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« Difficile à comprendre »
Jack Winkler, un professeur émérite de politique de la nutrition à la London Metropolitan University, a déclaré qu'il existe maintenant des preuves convaincantes que la taxation des boissons sucrées fonctionne, citant, entre autres travaux, un article récent du journal médical The BMJ.

Selon lui, des politiques récemment adoptées au Royaume-Uni montrent que la taxation des boissons riches en sucre a non seulement incité les fabricants à reformuler leurs produits, mais que « cela a fait du choix santé le choix le moins cher ».

M. Winkler a déclaré que la reconnaissance par l'OMS de la lenteur des progrès dans la lutte contre l'obésité rend particulièrement déplorable son refus d'appuyer purement et simplement les taxes sur le sucre.

Quand l'OMS n'endosse pas une solution pratique qui amasse aussi de l'argent, c'est particulièrement absurde.Jack Winkler, professeur émérite de politique de la nutrition à la London Metropolitan University

Dans son nouveau rapport, l'OMS recommande que les gouvernements accordent la priorité aux mesures visant à restreindre la publicité sur la malbouffe. « L'OMS devrait explorer la possibilité d'établir un code de conduite international sur cette question [...] tout en reconnaissant la nécessité de partenariats basés sur l'alignement des intérêts », peut-on y lire.

Pour Martin McKee, un professeur de santé publique européenne à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, l'incapacité de la commission de l'OMS à en arriver à un accord sur les taxes sur le sucre est « difficile à comprendre ».

Il note toutefois que ce rapport était seulement le premier de la commission d'experts, et que les versions ultérieures pourraient être différentes.

« Ce serait très décevant si cette question n'était pas résolue dans le prochain rapport », a estimé M. McKee.

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