“Santé” Canada: Le cannabis n'est pas un produit thérapeutique approuvé. “Santé” Canada, malgré l’absence de preuves scientifiques démontrant leur efficacité autorise, par un processus d’autorisation distinct, des produits homéopathiques.

“Santé” Canada: Le cannabis n'est pas un produit thérapeutique approuvé. “Santé” Canada, malgré l’absence de preuves scientifiques démontrant leur efficacité autorise, par un processus d’autorisation distinct, des produits homéopathiques.

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sant...

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/detecteur-rumeurs/2016/03/03/fa...

Faux : l’homéopathie fonctionne puisque Santé Canada l’approuve.
Le Détecteur de rumeurs
Jeudi 3 mars 2016

Contrairement à la croyance populaire, l’homéopathie ne fonctionne pas. Les scientifiques le répètent depuis longtemps et la dernière grande analyse, (et la plus complète) publiée l’an dernier en Australie, le démontre encore une fois.

Lorsque l’état du patient s’améliore, c’est en raison de l’évolution naturelle de la maladie (par exemple, un rhume se guérit tout seul en quelques jours) ou de l’effet placebo (le simple fait d’avoir reçu un traitement donne confiance au patient et son état s’améliore pour vrai).

Malgré l’absence de preuves scientifiques démontrant leur efficacité, des milliers de médicaments homéopathiques sont vendus en pharmacie.

Santé Canada, le ministère qui réglemente la vente des médicaments et des produits de santé naturels au Canada, a en effet autorisé 8500 produits homéopathiques différents depuis l’entrée en vigueur de la réglementation en 2004.

Cette réglementation créait ainsi un processus d’autorisation distinct, fait « sur mesure » pour les produits de santé naturels ou homéopathiques.

Beaucoup de gens l’ignorent, mais le processus d’autorisation des produits homéopathiques est beaucoup moins exigeant que celui des médicaments standard, en particulier en ce qui concerne les preuves d’efficacité qui doivent être fournies par les fabricants.

Avant d’obtenir une approbation, les fabricants de médicaments « standard » doivent en effet fournir des études cliniques — des essais menés sur des humains — qui démontrent que leur produit est plus efficace qu’un placebo. Ils doivent aussi étudier les effets secondaires du produit et les indiquer sur la boîte.

Les fabricants de produits homéopathiques, eux, n’ont pas à fournir d’études scientifiques prouvant l’efficacité de leurs produits avant de les commercialiser. Il leur suffit de démontrer que les allégations relatives à la santé (l’action prétendue du produit) figurent dans les livres de référence utilisés en homéopathie. Ces manuels sont écrits… par des experts en homéopathie !

Autrement dit, si les homéopathes prétendent qu’un produit est efficace, cela constitue une preuve suffisante ! Le ministère canadien de la Santé précise d’ailleurs lui-même sur son site que les produits homéopathiques « ne sont pas appuyés par des preuves scientifiques. »

Dans un reportage diffusé l’an dernier à CBC, l’équipe de l’émission Marketplace a voulu démontrer à quel point ces exigences sont peu élevées en demandant une autorisation pour un produit homéopathique fictif. Les seules preuves « d’efficacité » soumises par Marketplace étaient quelques pages photocopiées dans un vieux manuel d’homéopathie (datant de 1902) trouvé à la bibliothèque ! Cela a suffi pour obtenir une autorisation de Santé Canada.

Bientôt, de nouvelles règles

Cet été, Santé Canada resserrera les règles d’étiquetage pour certains produits homéopathiques.

Dès juillet 2016, certains produits homéopathiques pour enfants ne pourront plus afficher d’allégations de santé sur le soulagement de la toux, du rhume ou de la grippe, sauf si ces allégations sont appuyées par des preuves scientifiques. Sans preuves, un produit destiné aux enfants de moins de 12 ans pourra donc toujours être vendu, mais ne pourra plus afficher de phrases comme « Soulage le mal de gorge » ou « Soulage efficacement les symptômes du rhume » sur son emballage.

L’industrie des produits homéopathiques s’oppose à ces nouvelles normes d’étiquetage et invite ses clients à protester contre cette nouvelle mesure.

En attendant, les critiques de l’homéopathie trouvent que cette législation ne va pas assez loin. « Pourquoi de fausses allégations seraient-elles acceptables pour les produits pour adultes [si elles ne le sont pas pour des enfants] ? » demandait l’été dernier Joe Schwarcz, de l’Organisation pour la Science et la Société de l’Université McGill, cité dans le National Post. Bonne question.

P.S.: Si vous avez le rhume, le blogue du Pharmachien propose une bande dessinée sur le rhume pour connaître les remèdes qui marchent (et ceux qui ne marchent pas). Dans une autre bande dessinée éclairante, le Pharmachien aborde aussi le marketing douteux des médicaments en vente libre.

Formée en sciences et en journalisme, Raphaëlle Derome travaille comme journaliste et recherchiste depuis 13 ans, principalement dans les médias scientifiques jeunesse et grand public. On a pu la lire dans Les Débrouillards, Quatre Temps et Québec Science, et l'entendre sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première.

3 types d’autorisation chez Santé Canada

Au Canada, tout médicament, produit de santé naturel ou produit homéopathique doit être identifié par un numéro imprimé sur le produit.

Le numéro DIN est attribué aux produits pharmaceutiques (les médicaments « standard »). Les fabricants doivent soumettre des études cliniques sur l’efficacité et l’innocuité du produit. (Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont sans danger… mais simplement que l’on connaît leurs dangers !)

Le numéro NPN est attribué aux produits naturels. Certains d’entre eux sont appuyés par des études cliniques, mais pour d’autres produits, il suffit que le produit soit reconnu dans la médecine traditionnelle chinoise, par exemple, pour obtenir un numéro. Difficile pour le consommateur de savoir quelles preuves ont été fournies par le fabricant.

Le numéro DIN-HM est attribué aux produits homéopathiques. Ces produits sont fabriqués par dilutions successives, à tel point que dans beaucoup de cas, le produit final ne contient plus une seule molécule de l’ingrédient actif. Le fabricant n’a pas à fournir de preuves scientifiques de l’efficacité de son médicament.

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Même si l’homéopathie est l’une des thérapies les plus farfelues par son mode d’action, et que les données scientifiques à son sujet indiquent hors de tout doute que son efficacité n’est pas différente de celle d’un placebo (lire : l’homéopathie, ça ne marche pas), elle continue à exister et à générer plus de 2 milliards de dollars de profits chaque année. Et en bonus, les ventes d’homéopathie sont en croissance.

Bref, j’ai beau me battre pour que les pharmacies cessent de vendre ces produits et que Santé Canada cesse d’autoriser leur mise en marché, mais je n’ai pas l’impression que ça va arriver de sitôt.

Une goutte d’eau dans une cuillérée à thé d’eau = Dilution par 100 = 1CH en langue homéopathique

Une piscine = 4CH
(Dilué par 100, puis par 100, puis par 100, puis par 100)

Un petit lac = 7 CH
(Dilué par 100 sept fois de suite)

Toute l’eau de la terre = 12 CH

Notre galaxie remplie d’eau = 30 CH

L’univers entier rempli d’eau = 50 CH

Une multitude d’univers parallèles remplis d’eau = 200 CH

À partir de 12 CH, la probabilité qu’il resteune seule molécule de l’ingrédient de départ devient nulle.

Pourtant il y a supposément des produits à plus de 200 CH

http://lepharmachien.com/dose-homeopathique/

À DOSE HOMÉOPATHIQUE : une expression mal utilisée
Posted on November 16, 2017 by Olivier Bernard | 42 Comments

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