Cannabis Maritimes distances. Un habitant de Chéticamp, par exemple, aurait à faire entre trois et quatre heures de route pour acheter du cannabis à Sydney et ensuite rentrer chez lui...

Cannabis Maritimes distances. Un habitant de Chéticamp, par exemple, aurait à faire entre trois et quatre heures de route pour acheter du cannabis à Sydney et ensuite rentrer chez lui...

Ou le marché illégal du cannabis « très bien développé » et « très efficace ».
Livraison à domicile? Les frais toujours inconnus.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1088463/detaillants-points-vente-can...

De longues distances pour se procurer du cannabis dans les Maritimes
Publié le samedi 10 mars 2018 à 20 h 54

Plusieurs résidents des Maritimes risquent de devoir parcourir de longues distances pour acheter le cannabis vendu légalement par leur gouvernement provincial.

Radio-Canada avec CBC
Le Nouveau-Brunswick comptera, au premier jour de la légalisation, 20 succursales de Cannabis NB. En Nouvelle-Écosse, les consommateurs auront accès à 8 comptoirs de vente de cannabis à l’intérieur d’établissements de la Société provinciale des alcools ainsi qu’à une succursale à Halifax qui ne proposera que du cannabis. À l’Île-du-Prince-Édouard, la province ouvrira 4 magasins détachés des succursales de la Société provinciale des alcools.

Lorsque le cannabis deviendra légal :

en Nouvelle-Écosse, il y aura un détaillant pour 105 989 résidents, ou un par 6142,7 kilomètres carrés ;
au Nouveau-Brunswick, il y aura un détaillant pour 37 985 résidents, ou un par 3645,4 kilomètres carrés ;
à l’Île-du-Prince-Édouard, il y aura un détaillant pour 38 000 résidents, ou un par 1415 kilomètre carré.
Source : Statistique Canada

C’est en Nouvelle-Écosse que les résidents seront les moins bien desservis en ce qui concerne les points de vente per capita et par kilomètre carré.

Un habitant de Chéticamp, par exemple, aurait à faire entre trois et quatre heures de route pour acheter du cannabis à la Société provinciale des alcools (NSLC) la plus proche, à Sydney, et ensuite rentrer chez lui.

Les trois provinces maritimes offriront la livraison à domicile du cannabis. Mais plusieurs variables manquent à l’équation. Une porte-parole de la NSLC, Beverly Ware, indique par exemple que les frais de livraison du cannabis pour le consommateur ne sont toujours pas connus.

L’ancien premier ministre néo-démocrate de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, entrevoit un problème de distribution dans la province. Vice-président de la firme d’affaires publiques Global Public Affairs, M. Dexter est maintenant lobbyiste pour l’industrie du cannabis.

« Les lois de l’économie vont toujours s’appliquer, explique Darrell Dexter. La chaîne d’approvisionnement la mieux développée et la moins chère va l’emporter ».
Il qualifie le marché illégal du cannabis de « très bien développé » et de « très efficace ». Il craint que la province ne puisse en dire autant de sa chaîne d’approvisionnement légale. « Le modèle de distribution est extraordinairement limité », juge-t-il.

« Nous n’allons pas activer un interrupteur le 1er juillet ou le 1er août », rétorque le ministre néo-écossais de la Justice, Mark Furey. Il ne s’attend pas à ce que le marché noir disparaisse et à ce que tout le monde passe aux sources d’approvisionnement licites sitôt la légalisation accomplie.

En janvier, M. Furey déclarait qu’il « serait naïf de croire que nous allons éliminer le marché noir ».

En territoire inexploré

Au Nouveau-Brunswick, le gouvernement offrira 20 points de vente dans les nouvelles succursales de Cannabis NB, gérées par la Société des alcools du Nouveau-Brunswick.

« Nous entrons en territoire inexploré et nous avons dû utiliser la meilleure information disponible », explique une porte-parole du ministère des Finances, Sarah Bustard, au sujet de ce qui a guidé les décisions du gouvernement.

Le Nouveau-Brunswick a déterminé l’emplacement de ses points de vente selon la densité de population, l’âge des résidents, les statistiques de vente d’alcool et les données sur la circulation routière. « Les lieux ont aussi été choisis pour s’assurer qu’ils soient à au moins 300 mètres des écoles et des garderies », ajoute Mme Bustard.

La densité de population a été un facteur déterminant à l'Île-du-Prince-Édouard également, selon Samantha Hughes, porte-parole du ministère provincial des Finances. « Cela va permettre d’évaluer les ventes à travers la province et de planifier une expansion, si nécessaire », dit-elle.

En Nouvelle-Écosse, le ministre de la Justice, Mark Furey, n’a pas fermé la porte à l’ouverture de succursales supplémentaires. Il dit que la province analysera les ventes et la demande du public après la première année.

Il blâme en partie le gouvernement fédéral pour expliquer le faible nombre de succursales. « Ils ont quatre mois et demi pour mettre sur pied neuf magasins et adapter ces installations », dit-il, expliquant que la courte échéance accordée par Ottawa fait peser sur la Société provinciale des alcools la plus lourde exigence qu’elle ait jamais reçue, en matière d’infrastructures.

M. Furey n’est pas certain des facteurs qui ont été les plus déterminants dans le choix des succursales de la NSLC qui allaient vendre du cannabis. Il observe que l’importante population étudiante d’Halifax explique le choix d’y implanter le seul magasin qui ne vendra que du cannabis. Celui-ci ouvrira ses portes dans une ancienne succursale de la NSLC, sur la rue Clyde, au centre-ville.
Afin d’évaluer la quantité de cannabis consommée, Statistique Canada prélèvera quotidiennement des échantillons d’eaux usées dans six municipalités canadiennes, ce qui permettra entre autres de déterminer le niveau de THC, le principal ingrédient actif du cannabis.

Statistique Canada a refusé de dévoiler quelles seront ces six municipalités.

La légalisation du cannabis au Canada est prévue pour la fin de l'été 2018.

Avec les informations de Richard Woodbury, de CBC

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