Le pari aventureux de la SAQ avec le cannabis. Zappiste: la Société de promotion et rabais de fidélisation pour l’Alcoolisation des Québécois avec Éduc’alcool...

Le pari aventureux de la SAQ avec le cannabis. Zappiste la Société de promotion et rabais de fidélisation pour l’Alcoolisation des Québécois avec Éduc’alcool...
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Récupérer une partie du marché noir

Le pari aventureux de la SAQ avec le cannabis
Pierre Couture | Agence QMI

| Publié le 29 janvier 2018 à 05:26 - Mis à jour à 05:31

La Société québécoise du cannabis (SQC) croit être en mesure de récupérer 30 % du marché noir du cannabis dès sa première année d’existence au Québec.

«On pense qu’au cours de notre première année, on va être capable d’aller chercher 30 % du marché noir actuel. C’est le temps qui va arranger les choses. C’est du long terme», a indiqué le PDG de la Société des alcools du Québec (SAQ), Alain Brunet, lors d’une entrevue au «Journal de Montréal».

Ce dernier, qui supervisera également la nouvelle SQC, filiale de la SAQ, avance que la qualité du cannabis vendu dans les magasins de l’État ainsi que des prix concurrentiels seront déterminants pour contrer le crime organisé contrôlant le marché noir du cannabis au Québec depuis des décennies.

Plusieurs analystes estiment que le marché actuel du cannabis s’élèverait à plus de 1,5 milliard $/an au Québec.

Avec des prix variant entre 8 $ et 9 $ le gramme (taxes incluses), la SQC croit être en mesure de rallier un nombre important de clients rapidement.

«Là-dessus, je ne vois pas de problème. À plus ou moins 1 $ près du gramme comparativement au marché noir, je suis convaincu que les gens vont nous suivre si la qualité et les prix sont là», a fait valoir M. Brunet.

D’énormes besoins
Dès la fin du mois de juin, la SQC prévoit être pleinement opérationnelle pour répondre à la vente légale du cannabis récréatif au Québec.

Pour sa première année d’activité, la SQC espère vendre beaucoup de cannabis. Les besoins de la SQC sont estimés à 50 tonnes de marijuana (1 tonne équivaut à 1000 kilogrammes).

Une fois le marché contrôlé, les besoins annuels de la SQC pourraient atteindre les 150 tonnes de cannabis.

«On a déjà une bonne idée de nos besoins. On a des discussions avec des producteurs et ils seront en mesure de nous fournir du cannabis en grande quantité», a évoqué M. Brunet.

Dès la fin du mois de juin, la SQC prévoit l’ouverture d’une vingtaine de magasins dédiés à la vente de cannabis au Québec.

D’après M. Brunet, le plan de match de la SQC fait état de l’ouverture de 20 autres magasins à l’automne 2018.

D’ici deux ans, la SQC espère que le nombre de magasins de cannabis sous sa responsabilité atteindra les 150 succursales en sol québécois.

Le commerce en ligne
Dès le premier jour de son existence, la SQC entend également être très active sur le web où elle mettra en place rapidement un site de transaction pour vendre du cannabis.

«On va être très efficace, vous allez voir. Dès le jour 1, notre site de transaction en ligne sera très performant. Tout comme les producteurs actuels de cannabis médical, on va s’assurer que les clients aient bel et bien l’âge légal pour commander sur notre plateforme», a précisé le PDG de la SAQ.

La SAQ en chiffres
Profits nets de la SAQ: 1,086 milliard $

Chiffre d’affaires de la SAQ: 3,12 milliards $

Marge nette de profits sur les ventes: 34,8 %

Succursales à travers le Québec: 405

Nombre d’employés: 7033

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