Cannabis Intox ! "Il faut environ trois à cinq semaines...pour que les capacités du jeune retournent à la normale."

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Zappiste: il y a une grande différence entre consommer et abuser.

Les effets sur la mémoire à court terme sont reconnus depuis longtemps...

Le temps pour éliminer les métabolites THC lents ne veut pas dire que le consommateur ressentent les effets du THC pendant les trois à cinq semaines.

Même des policiers reconnaissent que les effets des meilleurs cannabis, cultivés dans des conditions idéales optimales, ne durent que 6 heures maximum.

Donc il est FAUX de prétendre que: les capacités du jeune retourneraient à la normale après trois à cinq semaines !

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140527.OBS8640/il-faut-arrete...

Il faut arrêter le cannabis 1 mois avant le bac : vrai ou faux ?

Par Le Nouvel Observateur

Publié le 27-05-2014 à 20h59

Les parents sautent rarement au plafond à l’idée que leurs ados fument du cannabis – et encore moins juste avant de passer le bac. Raisons morales ? Peut-être… mais pas seulement. Car une rumeur persistante se répand : il faudrait impérativement arrêter la consommation de l'"herbe qui fait rigoler" au moins un mois avant les examens pour conserver toutes ses capacités.

Alors, vrai ou faux ?

Vrai !
"Les effets du cannabis sur les capacités cognitives sont liés à son principe actif, le THC [Tétrahydrocannabinol]", explique Alain Dervaux, docteur au service d’addictologie de l’hôpital Sainte-Anne à Paris. "Celui-ci se fixe sur les graisses du corps. Il est donc stocké sur les lipides, et évacué en même temps qu’eux." Résultat :

Il faut environ trois à cinq semaines pour que les effets résiduels du THC disparaissent et que les capacités du jeune retournent à la normale."
Car cela aussi est vrai : le cannabis réduit grandement les capacités de ceux qui en consomment régulièrement, surtout si leur cerveau n’est pas arrivé à maturité. "Cette drogue provoque des troubles de l’attention, de la concentration et de la mémoire : restituer les connaissances est alors beaucoup plus laborieux", confirme le Dr Dervaux. "On a du mal à fixer son attention, on passe d’une idée à l’autre sans cohérence."

"Complètement défoncée"

Un état que confirme sans peine Lou, fumeuse régulière de joints depuis le début du lycée. Aujourd'hui en troisième année d’université, elle a passé un bac littéraire en juin 2011 et connaissait déjà les mauvais effets que le cannabis pouvait avoir sur elle : "J’étais parfois complètement défoncée en cours, et ça me rendait somnolente. En seconde, je fumais tous les midis. J’arrivais à aller en classe, mais dans les matières difficiles, je décrochais." Elle se souvient avoir vu ses notes en science dégringoler. "Il y a un cours de math que j’ai complètement oublié. J’avais des problèmes de mémoire, cela rendait les choses un peu floues."

Et elle n’est pas la seule dans ce cas : en 2011, l’enquête scolaire européenne European School Survey on Alcohol and Others Drugs (Espad) révélait que la France est le pays où la consommation de cannabis chez les jeunes est la plus élevée. D'après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 41% des jeunes de 17 ans en ont déjà fumé et 7% des élèves de terminale le font régulièrement. Les garçons sont les grands champions de la "fumette" : 44%, pour 39% de filles, qui commencent plus tard.

"Décompresser"
Mais l’enquête révèle aussi que l'usage régulier connaît une légère tendance à la baisse en terminale. Or, elle a été effectuée quelques semaines avant le baccalauréat. "Il est alors raisonnable de penser que les élèves de terminale adaptent leur comportement en réduisant notamment certains usages", avance l’Espad. Les lycéens diminueraient donc d’eux-mêmes leur consommation avant le bac.

Si Lou ne se souvient pas avoir totalement arrêté de fumer pendant à ce moment, une chose est certaine : "J’ai diminué ma consommation avant les examens." Et c’était bien l’importance des examens en question qui l’y a poussée : "La veille d’un contrôle, pendant l’année, il m’arrivait de fumer, mais là, c’était le bac." Elle avoue cependant avoir fumé entre les épreuves… "pour décompresser".

Mathilde Loire – le Nouvel Observateur

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