L’alcool ruine bien plus(bp) de vies, détruit(pb) de familles, tue(bp) d’innocents, que toutes les drogues illégales réunies

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Le nombre de toxicomanes a augmenté au Portugal depuis que le pays est frappé par la crise économique. Comment analysez-vous ce phénomène?

Je ne peux penser qu’à l’alcool pour expliquer cette augmentation. L’alcool demeure la drogue la moins chère qui soit et il ruine bien plus de vies, détruit bien plus de familles et tue bien plus d’innocents que toutes les drogues illégales réunies.

Zappiste: Tous les gouvernements le savent à moins d'avoir la tête trop profondément enfonçée dans le cul ou d'avoir eu le cerveau lessivé par l'amnésie sélective imposée par les propagandistes moralistes, moralistic shithead !

N'oublions pas les journaleux qui essaient de séparer l'alcool et le tabac des drogues illicites !

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03/10/2012

Mise à jour: 4 octobre 2012 | 0:17

Pour en finir avec la guerre contre la drogue

Lutter contre la drogue coûte cher. De plus, les drogues douces, répètent certains, sont inoffensives et devraient être décriminalisées. En 2001, c’est un peu ce qu’a fait le Portugal en dépénalisant la consommation de stupéfiants. Plutôt que d’aller en prison, les toxicomanes sont soignés – et la société en bénéficie.

Aujourd’hui, les Portugais peuvent acheter des «champignons magiques» et du hachisch dans des magasins spécialisés. Certains appellent ces commerces des smartshops de style hollandais, car on n’y vend officiellement que des psychotropes d’origine végétale. Mais si vous savez où trouver de la drogue ailleurs, vous pouvez en acheter sans craindre de vous retrouver en prison.

En fait, la police n’envoie même plus les toxicomanes en Cour. Elle les dirige vers le système de santé, où ils peuvent obtenir des soins psychologiques et médicaux. Il y a 11 ans, le Portugal a pris une décision radicale en dépénalisant la consommation de drogue, mais la possession et le trafic demeurent toujours interdits.

Selon les partisans de la légalisation de la drogue, la dépénalisation de la consommation devrait être adoptée dans d’autres pays. Dans une récente étude, Jeffrey Miron, un professeur d’économie de l’Université Harvard, estime que le gouvernement américain économiserait 41,3 G$ en frais de police, de justice et de prison s’il légalisait la drogue – et qu’il percevrait du même coup 46,7 G$ en recettes fiscales. «Le bénéfice assuré le plus important de la légalisation est la réduction des dépenses gouvernementales, tandis que les recettes fiscales sont plus difficiles à estimer», déclare-t-il à Métro.

Depuis que le Portugal a libéralisé sa loi sur la drogue, il a enregistré des progrès remarquables. La proportion d’utilisateurs de drogues injectables y a diminué de moitié, pour s’établir à 0,5 % de la population. La consommation globale de stupéfiants y est inférieure à la moyenne de l’Union européenne. En 2011, seuls 6,6 % des Portugais âgés de 15 à 24 ans fumaient du cannabis, comparativement à 29,7 % en République tchèque et à 23,9 % en Espa­gne. Et les tribunaux portugais peuvent aujourd’hui se consacrer au traitement de méfaits plus sérieux.

«D’importantes économies ont été réalisées et ont permis d’alléger le fardeau du système judiciaire, du système carcéral et de la police», explique le professeur Pedro Portugal, du département des Recherches économiques de la Banque du Portugal. D’un autre côté, le système de santé compte désormais des équipes multidisciplinaires de médecins, de psychologues, de juges et de travailleurs sociaux qui sont assez onéreuses. Mais il ne fait aucun doute que ce système, même s’il coûte cher, est une excellente chose.»

Toutefois, certains spécialistes, comme le Dr Carlos Fugas, un psychologue qui traite les toxicomanes à Lisbonne, sont préoccupés par les conséquences de la dépénalisation. «Les drogues végétales que les gens achètent dans les smartshops n’apparaissent pas dans les statistiques, dit-il. Et il y a eu une augmentation du nombre de toxicomanes depuis que la crise économique a éclaté.» À cela, le Dr Manuel Pinto Coelho, un spécialiste de la désintoxication, ajoute : «Quand les gens conduisent vite, on ne change pas la loi pour permettre la vitesse. Pourquoi doit-on accepter la consommation de drogue?»

Le Portugal est frappé par une grave récession. M. Miron demeure néanmoins persuadé que la légalisation de la drogue est une mesure sensée. «Que la drogue soit légale ou non, cela a une incidence sur la santé des gens qui en consomment. Le fait qu’elle soit illégale pousse ces personnes vers les milieux marginaux, où elles se retrouvent exposées à la criminalité. Cela a des répercussions sur l’ensemble de la société, même sur les gens qui ne consomment pas de drogue.»

Entrevue : «Plus de libertés sauverait des vies»
Quelle a été l’incidence de la dépénalisation de la consommation de drogue sur les Portugais?

D’un point de vue économique, toute libéralisation a une incidence positive sur les consommateurs et les contribuables. Cependant, au Portugal, seule la consommation a été décriminalisée; le trafic demeure illégal. Néanmoins, il y a moins d’arrestations liées à la drogue. Par ailleurs, il faut ajouter que les crimes violents sont surtout attribuables à la prohibition de la drogue, et non à la drogue elle-même. Bref, dans ce domaine, plus de libertés permettrait de sauver des vies.

Les partisans de la légalisation répètent que la lutte contre la drogue est un gaspillage de fonds publics.

De 2004 à 2010, le nombre de toxicomanes traités par le service de santé national est passé de 30 266 à 37 983. La santé est le secteur où les dépenses publiques liées à la drogue sont les plus importantes. Mais pour démontrer que cette politique est un succès sur le plan économique, il faudrait comparer l’évolution des coûts avec les dépenses liées à la sécurité, aux traitements des toxicomanes ainsi qu’à la population carcérale associée à la drogue. Malheureusement, ces données ne sont pas disponibles.

Le nombre de toxicomanes a augmenté au Portugal depuis que le pays est frappé par la crise économique. Comment analysez-vous ce phénomène?

Je ne peux penser qu’à l’alcool pour expliquer cette augmentation. L’alcool demeure la drogue la moins chère qui soit et il ruine bien plus de vies, détruit bien plus de familles et tue bien plus d’innocents que toutes les drogues illégales réunies.

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Fabriqué en Californie. De la drogue produite localement force les cartels à fermer boutique

Depuis 1990, les Californiens souffrant d’une maladie chronique peuvent acheter de la marijuana. L’an dernier, l’État a voté une loi sur la drogue encore plus libérale. Les Californiens ont désormais le droit de se procurer jusqu’à 28 g de marijuana sans être inquiétés par la police. Ceux qui sont en faveur de la légalisation de la drogue voulaient que tous les stupéfiants soient légalisés, disant qu’une telle mesure réduirait les profits des cartels mexicains.

Des chiffres rendus publics par le groupe de réflexion RAND indiquent que la marijuana consommée en Californie ne représente que de 2 % à 4 % des revenus des cartels mexicains. Il reste que les Californiens peuvent chasser ces derniers du marché du pot : même taxée, la marijuana cultivée en Californie est moins chère que celle qui vient du Mexique. Et, plus intéressant encore pour les amateurs, elle est deux fois plus forte.

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Prostitution. Le plus vieux métier du monde devrait-il aussi être légalisé?

Plus tôt cette année, un tribunal canadien a déclaré que le bannissement des bordels représentait un risque pour les prostituées, car cela les obligeait à proposer leurs services dans la rue. Au Canada, les prostituées peuvent donc désormais louer un appartement à des fins professionnelles et établir des relations d’affaires. À Amsterdam, leurs consœurs opèrent déjà librement, et en Espagne, le gouvernement les tolère.

De plus en plus de pays envisagent de légaliser le plus vieux métier du monde, en arguant que réglementer la prostitution réduirait la crimi­nalité et améliorerait la sécurité des prostituées.

Cependant, selon Rachel Lloyd, directrice de l’organisme new-yorkais Girls Educational and Mentoring Services et ancienne prostituée, il n’a pas encore été prouvé que légaliser la prostitution améliore la sécurité des prostituées.

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