Les Etats-Unis dévoilent une nouvelle approche dans la lutte anti-drogue..
Zappiste: Le problème c'est que la majorité des budgets vont pour la guerre qui enrichi les terroristes et le crime organisé et non pour la guerre à la toxicomanie, soit la prévention et le traitement.
http://www.rtl.be/info/monde/international/871637/les-etats-unis-devoile...
Les Etats-Unis dévoilent une nouvelle approche dans la lutte anti-drogue
Belga | 17 Avril 2012 20h24
La Maison Blanche a dévoilé mardi une nouvelle politique en matière de lutte anti-drogue ne reposant plus sur de lourdes peines de prison mais sur la prévention et le traitement.
La nouvelle approche considère l'addiction aux drogues comme une maladie pouvant être traitée plutôt que comme un acte criminel, ont indiqué des responsables américains.
"C'est vraiment une révolution", en matière de lutte anti-drogue, a assuré Gil Kerlikowske, directeur du National Drug Control Center, lors d'une conférence de presse, ajoutant que la nouvelle "stratégie met l'accent sur l'importance de soutenir les efforts destinés à prévenir l'usage de la drogue".
"Il y a vraiment de quoi être optimistes sur le fait que les efforts consentis avec cette réforme vont réduire et continuer à réduire l'usage de la drogue et ses conséquences sur la société", a assuré M. Kerlikowske. L'administration compte ainsi désormais mettre un terme aux incarcérations massives de personnes consommant de la drogue et promouvoir au contraire une approche plus équilibrée entre santé et sécurité.
Cette annonce intervient à seulement quelques jours du sommet des Amériques, à Carthagène, en Colombie, au cours duquel les dirigeants qui y participaient sont tombés d'accord pour examiner les alternatives à la répression prônée par les Etats-Unis dans une région où le trafic a fait des dizaines de milliers de victimes en 40 ans.
Les 31 chefs d'Etat et de gouvernement présents au sommet, dont le président américain Barack Obama, ont donné un mandat à l'Organisation des Etats américains (OEA) pour mener une enquête inédite dans ce domaine. (MUA)
------------
http://www.leparisien.fr/international/lutte-anti-drogue-les-sud-america...
Lutte anti-drogue : les Sud-Américains contestent la politique US
Publié le 16.04.2012, 08h05 | Mise à jour : 09h02
Les pays de l'Organisation des Etats américains (OEA), réunis ce week-end à Carthagène (Colombie), ont affiché leur détermination à lutter contre les narco-trafiquants, mais restent divisés sur les moyens. Une nouvelle étape a toutefois été franchie à ce sommet des Amériques en examinant les alternatives à la répression prônée par les Etats-Unis dans une région où le trafic a fait des dizaines de milliers de victimes en 40 ans.
Ce sommet a permis de montrer «la nécessité d'analyser la politique actuelle et d'explorer de nouvelles pistes», s'est félicité le président colombien Juan Manuel Santos, à la tête du premier producteur mondial de cocaïne. Les 31 chefs d'Etat et de gouvernement présents, parmi lesquels Barack Obama, ont donné un mandat à l'OEA pour mener une enquête inédite dans ce domaine.
«Cela fait vingt ans que ce sujet était pratiquement interdit»
Le président des Etats-Unis, dont le pays est le premier consommateur de drogue au monde, a jugé ce débat «totalement approprié», même s'il a rejeté la proposition d'une dépénalisation des drogues. «Je ne crois pas à la légalisation, mais je crois en revanche que nous devons aller plus loin et être plus créatifs», a affirmé Barack Obama à l'issue du sommet.
Enquêteur auprès du Laboratoire d'analyse de la violence à l'Université public de Rio de Janeiro, Ignacio Cano estime que le sommet avait ouvert une nouvelle étape, car «cela fait vingt ans que ce sujet était pratiquement interdit». «Depuis cinq ans, d'anciens présidents ont commencé à parler de la question. Et maintenant, ce sont des chefs d'Etat en exercice qui le font», a-t-il ajouté. Il a toutefois estimé que le chemin «sera encore long» pour changer les conventions internationales qui régissent les politiques anti-drogues actuelles.
«Personne n'avait encore osé mettre le thème des drogues sur la table», a souligné le président Santos, saluant la «franchise» manifestée par les participants au sommet.
«Tant que le marché noir existera et que les dollars et les armes arrives des US...»
De façon surprenante, c'est le président du Guatemala, Otto Perez Molina, un ancien général, qui a lancé le débat iconoclaste de la dépénalisation, après avoir pourtant promis au début de son mandat de mener une lutte sans merci contre le crime. Perez Molina prône une légalisation de la production, du transport et de la distribution de la drogue, afin d'enrayer la vague de violence qui frappe notamment l'Amérique centrale, où la guerre des cartels a fait 20 000 morts l'an dernier. «Tant que le marché noir existera et que les dollars et les armes continueront d'arriver des Etats-Unis comme c'est le cas, cette guerre est impossible à gagner», estime-t-il.
A la tête d'un pays dépourvu d'armée, la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, milite pour réviser la politique de répression impulsée par les Etats-Unis qui ont consacré 8 milliards de dollars dans la région pour combattre le trafic. «Pour le Costa Rica, le chemin n'est pas la guerre contre les drogues», a-t-elle déclaré dans le quotidien colombien El Tiempo. «Nous ne sommes pas disposés à nous arrimer à ce train de destruction, de militarisme, et de coûts exorbitants qui distraient les Etats de leurs efforts en matière sociale», a souligné la présidente du Costa Rica.
LeParisien.fr avec l'AFP
















Ajouter un commentaire