Les producteurs et vendeurs de meth. , d'ecstasy, ont moins de 6,7 % de risque de se faire arrêter au pays.

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100 000 clients au Québec

Éric Thibault

29/02/2012 03h32

Le Québec compterait jusqu'à 8 000 trafiquants d'ecstasy ou de méthamphétamine et environ 100 000 consommateurs de ces drogues de «party» bon marché, décriées par les policiers et le milieu de la santé.

C'est le portrait alarmant tiré par les auteurs d'une étude produite ce mois-ci, à la demande du ministère canadien de la Sécurité publique.

L'étude « Estimation de la taille des marchés illicites de la méthamphétamine et de la MDMA (ecstasy) au ­Canada », réalisée par sept spécialistes de l'Université de Montréal et de ­l'Université Simon-Fraser, en Colombie-Britannique, est la première à ­quantifier l'ampleur de ce lucratif ­marché pour le crime organisé au pays.

Près de trois tonnes par an

D'après leur analyse de 81 pages ­basée sur des données scientifiques, judiciaires et démographiques, il y aurait jusqu'à 480 000 adeptes de ces drogues de synthèse au Canada. Un peu moins du quart se retrouvent au Québec.

Ils s'approvisionnent auprès d'environ 31 000 vendeurs à travers le pays. Au Québec, on évalue à plus de 4 500 le nombre de trafiquants d'ecstasy et à près de 3 400 ceux qui écoulent des « speeds ».

Autre chiffre affolant : les Canadiens consomment près de trois tonnes (2 900 kilos) de ces stupéfiants à la mode chaque année. Cela équivaut à plus de 30 millions de doses, à quelque 10 $ le comprimé.

Cette quantité impressionnante ne représente que le quart de la production canadienne de cette drogue particulièrement prisée chez les jeunes. Le reste est exporté par le crime organisé, notamment aux États-Unis et en Asie.

Peu de risques

Pour en arriver à ces résultats, les auteurs tiennent pour acquis que les policiers ne saisissent qu'environ 10 % de la drogue qui circule au pays. D'après eux, « le faible nombre de saisies » des forces de l'ordre montre qu'il est plus difficile de contrer l'émergence de ces drogues de synthèse que de s'attaquer à la ­marijuana ou à la cocaïne.

D'ailleurs, ils estiment que les producteurs et vendeurs de ces stimulants chimiques ont moins de 6,7 % de risque de se faire arrêter au pays.

• D'après l'étude, il y a un millier de ­laboratoires clandestins au pays où l'on fabrique ces drogues. À peine 45 ont été démantelés par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en 2008.

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