C'est le produit le plus accrocheur avec 13,4 millions d'usagers quotidiens pour 44,4 millions de 'testeurs'

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Zappiste: Le Dr Marc Valleur, psychiatre, qui dirige le centre médical Marmottan, spécialisé en addictologie. C'est un homme d'honneur, qui n'est pas un frimeur à la botte de Apaire narkoziste prohibitionniste fanatique moralisateur.

Les fléaux mortels ce sont les drogues licites, leurs pusheurs/dileurs(pusher/dealer)!

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Drogues : le cannabis stagne, mais l’alcool met les jeunes en danger
rédigé le 13 février 2012 par Géraldine Zamansky, mis à jour le 13 février 2012 /

Quelle que soit la drogue concernée, licite ou illicite, les chiffres de l'Observatoire français des drogues et toxicomanies montrent une augmentation de la perception du risque liés au cannabis, à la cocaïne, à l'ecstasy, au tabac ou à l'alcool. Mais toutes les consommations ne chutent pas pour autant.

Près d'un Français sur deux considère désormais que le tabac peut être nocif dès la première cigarette (42 % en 2008, contre seulement 22 % en 1999)… Mais la consommation quotidienne a augmenté de 10 % chez les jeunes de 17 ans ces trois dernières années, constate l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) dans sa quatrième édition de "Drogues, chiffres clés".

Même tendance à la hausse pour les 18-75 ans avec près d'une personne sur trois touchée par cette dépendance. Et ce décalage entre les pratiques et la conscience des dangers associés illustre bien la puissance des drogues, plus fortes que la perception des risques qu'elles provoquent. Le tabac est à ce titre particulièrement efficace. "C'est le produit le plus accrocheur avec 13,4 millions d'usagers quotidiens pour 44,4 millions de 'testeurs' alors que le cannabis, qui stagne, n'en séduit ainsi que 550 000 sur 13,4 millions d’expérimentateurs", explique le Dr Marc Valleur, psychiatre, qui dirige le centre médical Marmottan, spécialisé en addictologie.

Alcool : les jeunes courrent des risques particuliers

Quant à l'alcool, sa dangerosité elle-même, est encore très sous évaluée. Seuls 10% des 15-75 ans s’en méfient aujourd’hui alors que 140 000 personnes ont consulté pour un problème avec l'alcool et que les hôpitaux psychiatriques recensent 1,9 millions journées d'hospitalisations liés à l'utilisation d'alcool. Sans oublier les 1,3 millions de séjours indirectement provoqués par cette consommation : cancers, cirrhoses, traumatismes consécutifs aux accidents de la circulation ou aux accidents domestiques…

Le plus inquiétant à ce titre reste l'augmentation du nombre d'ivresses répétées et régulières chez les jeunes de 17 ans : près de 28 % ont été ivres au moins trois fois dans l'année et plus de 10 % atteignent cet état au moins une fois par mois. Et surtout, alors que la consommation régulière d'alcool des adultes a diminué depuis 2008, c'est l'inverse pour les adolescents. "L'alcool est vraiment un produit très problématique", confirme le Dr Marc Valleur. "Il faut absolument des interdits avant 18 ans car les habitudes de consommation se prennent à ces âges-là, où l'on peut penser que le cerveau est plus malléable et que les circuits de freins aux impulsions manquent". Le psychiatre souligne à ce titre les nouveaux risques générés par les mélanges avec des boissons énergisantes qui masquent très longtemps l’effet sédatif d'alcools forts…

"L'autre évolution inquiétante concerne l'augmentation de l'usage de la cocaïne depuis dix ans", poursuit le Dr Valleur. "Il y a une démocratisation liée à la baisse de moitié de son prix sur cette période. Désormais, des jeunes peuvent y accéder lors de réunions, en milieu festif comme les concerts ou les boîtes de nuit… ou tout simplement auprès de leur dealer qui ne vendait avant que du cannabis." Or, ce produit excitant génère une véritable dépendance, même si elle peut apparaître moins clairement qu'avec un dérivé de l'opium (opiacé) comme l’héroïne. "Des prises régulières génèrent des tendances paranoïaques… qui poussent à reprendre de la cocaïne."

Sur ces trois dernières années, l'OFDT enregistre heureusement une très légère tendance à la baisse. Mais elle ne concernerait pas les champignons hallucinogènes et les poppers. Les substances de synthèses compteraient d’ailleurs 63 nouveautés accessibles sur Internet à travers une trentaine de sites francophones. Une dangereuse facilité qui évite de s’exposer aux risques des trafics (une campagne de la MILDT les dénonce justement aujourd’hui).

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