Tunisie: vers une légalisation de la consommation du cannabis ?
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Tunisie: vers une légalisation de la consommation du cannabis ?
“Tous unis pour la légalisation du cannabis“
http://www.facebook.com/events/339958646024100/
11 February 2012 par Ghaith J.
Zatla… Cette drogue douce tant convoitée par les tunisiens qui se sont mobilisés pour lancer un événement afin de faire légaliser son usage. “Tous unis pour la légalisation du cannabis“, c’est ainsi que s’intitule la page face dédiée au rassemblement qui devrait avoir lieu le samedi 18 février 2012 devant la Chambre des députés au Bardo et le nombre des participants ne cesse de s’accroitre pour dépasser 4000 en à peine quelques jours.
Précisons tout d’abord que les effets recherchés de la consommation du cannabis sont un sentiment de douceur, de calme intérieur et de bien-être, une tendance à rire ainsi qu’une prise de recul sur l’environnement.
La loi en vigueur qui date du début des années 90 inflige aux consommateurs de la résine du cannabis une peine d’emprisonnement minimale d’une année et 1000 dinars d’amende, quasiment la seule loi dans le monde qui inflige une telle sanction. Une lourde sentence pour la simple consommation d’un joint alors que d’autres pays, comme les Pays-bas, mettent à disposition des citoyens des espaces pour s’adonner à cette drogue douce.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi condamnant la consommation de la résine de cannabis, le nombre des personnes traduites devant la justice pour cette accusation n’a pas cessé de s’accroitre et plusieurs sont ceux qui ont vu leurs vies s’effondre à cause d’un petit joint fumé qui leur a causé 12 mois de prison ferme et la perte de leur travail ou études.
Pire encore, le fumeur se condamne lui-même à cause des tests de dépistage qui lui sont infligés pour voir s’il a fumé ou non.
Pour prendre le Maroc par exemple, se faire prendre entrain de fumer un joint dans un lieu public implique une amende de 1000 Dh (environ 180 dinars tunisiens), en cas de récidive, deux mois de prison mais fumer chez soi n’implique aucune infraction à la loi, se faire arrêter après avoir fumé un joint ne cause également aucun problème pour les marocains et c’est aussi le cas dans plusieurs autres pays.
Il est peut être temps pour nous, tunisiens, de réviser ces lois qui n’ont eu aucun effet dans la société, pire encore, elles ont détruit la vie de milliers de personnes à cause de ces 12 mois de prison. Il est peut être temps pour dépénaliser la consommation du cannabis, tout du moins arrêter les tests de dépistage pour une dépénalisation contrôlée. Une dépénalisation pourrait même être une solution pour le pays pour se trouver une nouvelle source d’argent en liquidant les quantités de cannabis saisies lors des opérations des unités policières…
Notons que le cannabis ne rend pas violent comme plusieurs pourraient imaginer.
Selon un rapport publié en 1998 par Bernard Roques, professeur français membre de l’Académie des sciences, les Cannabinoïdes sont moins nocives que le tabac.
Ci-dessous un tableau qui classent les drogues dont le tabac en fait partie selon leur dangerosité.
Aller sur le site pour voir le tableau.
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Zappiste: vendre des graines serait encore plus lucratif que la vente de cannabis...
Ex: 28gr de graines de cannabis de qualité même à 1.00$ US ou Can chacune rapporteraient plus que 28gr de cannabis.
Coté répression et l'In-Justice Française la représentation d'une feuille de cannabis ou de dire que le cannabis est meilleur pour la santé que l'alcool et le tabac qui tuent des dizaines de milliers de Français chaque année, c'est criminel !
L’usage de produits stupéfiants est interdit par l’article l 3421-1 du Code de la santé publique qui prévoit des peines maximales d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, qui a modifié certains articles du Code de la santé publique, les personnes ayant commis ce délit encourent également une peine complémentaire: elles doivent effectuer un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage des produits stupéfiants.
La provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, par la publicité ou l’incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants, (quel que soit le support choisi : vêtements, bijoux, livres, etc.) est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, même si l’incitation est restée sans effet (article L3421-4 du Code de la santé publique). Les peines sont aggravées lorsque les mineurs sont visés (sept ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende). La provocation de mineurs de moins de 15 ans au trafic de stupéfiants est sanctionnée par une peine de dix ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.
















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