Le sén.Boisvenu: 132,300$ "indemnité", 154,200$ dépenses du bureau, 20,000$ frais de subsistance + un...

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Zappiste: il est contre la consommation du cannabis, pour continuer d'enrichir les terroristes et le crime organisé ou non par sa croisade moraliste prohibitionniste har-peur-rienne, il est en faveur de l'assistance ou l'incitation au suicide, la peine de mort.

Si il veut parler de dépenses inutiles ils devrait commencer par son groupe de 105 sénateurs.

Il y a des sénateurs qui dorment et certains qui ne participent pas et/ou ne se présentent même pas à "l'ouvrage"...

http://www.laction.com/Opinion/Louis-Cornellier/2011-01-26/article-21434...

Dehors, les sénateurs!

Publié le 26 Janvier 2011

Louis Cornellier

Le sénateur Raymond Lavigne a été suspendu du Sénat en 2007, quand il a été accusé de fraude par la GRC. Il aurait notamment réclamé le remboursement de dépenses non effectuées et fait travailler des employés du Sénat à sa résidence privée. Le verdict, dans ce procès, sera rendu le 22 février prochain.

Sujets :
Sénat canadien , IGA , GRC , Canal Rideau , Ottawa , Canada

Depuis son expulsion du Sénat, l’ancien député libéral a néanmoins coûté 703 000 $ aux contribuables canadiens. En plus de toucher son salaire annuel de plus de 130 000 $, il a réclamé, en trois ans, des dépenses totalisant 315 000 $. Tout ça, pour quoi? Pour des activités comme inaugurer un IGA, participer au Festival du Canal Rideau ou assister à une parade de la GRC à Ottawa. Tout un apport au mieux-être de ses compatriotes, n’est-ce pas?

Le cas du sénateur Lavigne est un peu particulier, mais il illustre néanmoins, par l’absurde, l’inutilité totale du Sénat canadien et les dépenses extravagantes qu’il entraîne. Le Canada compte 105 sénateurs. Tous reçoivent une « indemnité » de base annuelle (le gouvernement emploie ce mot pour ne pas dire « salaire ») de 132 300 $. Contrairement à votre salaire, celui des sénateurs a presque doublé depuis 2000 (68 200 $). De plus, chacun d’entre eux a droit à une somme de 154 200 $ pour des dépenses du bureau et d’accueil, à une somme de 20 000 $ pour des frais de subsistance et à un budget de déplacement.

En janvier, sous la pression de la vérificatrice générale, les sénateurs acceptaient pour la première fois de rendre publiques leurs dépenses. On a ainsi appris que, du 1er septembre au 30 novembre 2010, la sénatrice terre-neuvienne Elizabeth Marshall a réclamé 85 000 $ en dépenses et le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, 56 000 $. En trois mois! Et ils sont 105 non-élus à siphonner ainsi les fonds publics, alors que celui qui les nomme nous incite à nous serrer la ceinture!

Si, au moins, ils servaient à quelque chose, s’ils contribuaient à enrichir la vie politique canadienne et québécoise, on pourrait se dire qu’il faut ce qu’il faut. Or, c’est très loin d’être le cas. Le Sénat canadien, depuis toujours, n’est qu’une planque qui sert à remercier les amis du régime en place.

Plusieurs sénateurs brillent par leur incompétence notoire en matière d’affaires publiques. Jacques Demers, par exemple, connaît peut-être le hockey, mais on ne voit pas ce qu’il fait en politique. La comédienne Andrée Champagne faisait une belle Donalda à Séraphin, mais sa contribution à la démocratie canadienne est plus que douteuse. Pierre-Hugues Boisvenu mène peut-être un combat que certains peuvent trouver légitime, mais il sert surtout de propagandiste au régime Harper.

Il y a certainement des sénateurs qui ont de réelles compétences politiques, mais leur statut de non-élus les rend de toute façon illégitimes. Les députés sont élus pour représenter le peuple et faire des lois. On ne saurait accepter que des décisions du Parlement soient annulées par le Sénat, un pouvoir dont il ne dispose d’ailleurs pas.

L’élection des sénateurs pourrait-elle régler ce problème de légitimité? Elle aurait plutôt pour effet d’en engendrer d’autres. Nous nous retrouverions ainsi avec deux catégories d’élus, intervenant dans les mêmes dossiers et se paralysant mutuellement, toujours aux frais des citoyens, déjà surreprésentés, et souvent mal, si on additionne toutes les instances (scolaires, municipales, régionales, provinciales, fédérale) qui disent parler en leur nom.

Un récent comité du Sénat suggérait d’abolir la pièce d’un cent parce qu’elle coûte cher à produire et est devenue inutile. Cette conclusion s’applique parfaitement à l’institution qu’est le Sénat canadien. Et tant qu’à faire le ménage dans les vieilleries constitutionnelles canadiennes, on pourrait en profiter pour abolir du même coup les fonctions de gouverneur général et de lieutenant-gouverneur, qui ne sont que des relents d’aristocratie parasitaire.

louisco@sympatico.ca

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