Selon les conservateurs, l'injection supervisée ne fait qu'encourager la toxicomanie. Comme la vente d'alcool ?

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Zappiste: donc la vente d'alcool aussi ne fait qu'encourager la toxicomanie ?

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Centre d'injection supervisée : la Cour suprême du Canada tranchera

Mise à jour le jeudi 12 mai 2011 à 17 h 14

La Cour suprême du Canada se penche sur l'avenir du centre d'injection supervisée Insite à Vancouver, une cause, selon des experts, qui pourrait modifier l'organisation des services de santé publique pour de nombreuses années à venir.

Le plus haut tribunal au pays va entendre 17 intervenants sur l'avenir du centre pour ensuite déterminer si Insite et la toxicomanie sont de compétence fédérale ou provinciale.

Depuis leur arrivée au pouvoir, les conservateurs tentent de fermer ce centre, qui a été ouvert en 2003. Selon les conservateurs, l'injection supervisée ne fait qu'encourager la toxicomanie.

Jeudi, Joseph Arvay, l'avocat de l'organisation qui gère Insite a soutenu devant la Cour suprême lors de son témoignage que le centre est une bouée dans un océan de souffrances.

Ceux qui appuient le centre d'injection supervisé affirment qu'il aide à réduire les cas de décès par surdose ainsi que la propagation du VIH et de l'hépatite tout en diminuant le crime et l'usage de drogue en public.

Le syndicat des infirmières de la Colombie-Britannique (BCNU) compte parmi les témoins. Lundi la présidente du syndicat, Janice Buchanan, a déclaré qu'il était honteux que le gouvernement fédéral continue de tenter de fermer les portes d'Insite et de criminaliser le travail d'infirmières qui offrent des soins de santé justifiables à un groupe vulnérable.

Plusieurs experts, dont Louis Letellier de Saint-Just, avocat et président du conseil de Cactus Montréal, pensent au contraire que ce centre permet d'éviter la transmission du VIH et les surdoses.

En avril, la revue médicale britannique The Lancet a publié une étude selon laquelle le centre d'injection supervisée de Vancouver a permis de diminuer de tiers le taux de mortalité due à une surdose de drogue.

Rappel des faits
En septembre 2003, le gouvernement libéral fédéral a permis une exemption au Code criminel pour la création d'un centre d'injection supervisée. En 2008, les conservateurs ont tenté de fermer le centre. Deux groupes de Vancouver qui offrent des services à ceux qui souffrent de problèmes de dépendance, le Portland Hotel Society et le Vancouver Area Network of Drug Users (VANDU) ont porté l'affaire devant les tribunaux.La cause s'est rendue devant la Cour d'appel provinciale qui a déclaré en janvier 2010 que le centre INSITE offrait des services nécessaires de responsabilité provinciale et qu'il avait le droit d'exister.Le gouvernement fédéral a porté la cause en Cour suprême du Canada.

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