7mai: Manifestation pour la dépénalisation du cannabis.

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Manifestation pour la dépénalisation du cannabis
publié le 07/05/2011 à 16:54, mis à jour le 07/05/2011 à 20:42

le 7 mai 2011

afp.com/JACQUES DEMARTHON

PARIS - Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi, à Paris notamment, pour réclamer la dépénalisation de la consommation de cannabis, la régulation de sa production et sa prescription dans un cadre thérapeutique.
Les manifestants étaient 1.500 dans la capitale selon les organisateurs, 250 selon la police. Environ 60 personnes ont défilé dans le centre de Lyon en scandant "cannabis légal", une vingtaine ont été signalées à Cognac (Charente), une dizaine à Marseille...

Aux cris de "je ne me drogue pas, je me soigne" ou "on veut du bédo bio", le cortège parisien, d'où s'échappaient des effluves de chanvre, a marché sans incident de Bastille jusqu'à la place de la rotonde de Stalingrad (XIXe).

"A un an des élections présidentielles, on veut faire émerger le thème de la dépénalisation dans la campagne politique", a dit à l'AFP Farid Ghehioueche, de l'association Cannabis sans frontières.

"Il y a 4 millions de consommateurs réguliers de cannabis en France, 12 millions de consommateurs occasionnels. Il n'y a pas ou très peu de gens qui meurent du cannabis, en revanche, il y a des morts liés au trafic illicite", a souligné pour sa part André Gattolin, délégué national d'Europe Ecologie Les Verts, présent dans le cortège.

"Je suis persuadé que la dépénalisation, accompagnée d'une production de cannabis contrôlée, permettrait de faire baisser cette violence", a-t-il poursuivi, relayant les propos récents de Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran (Seine-Saint-Denis), ville gangrenée par le trafic de cette drogue.

Les participants à cette "marche mondiale du cannabis" ont répondu à l'appel d'une quinzaine d'associations et de groupes politiques, dont Act Up, AIDES, le CIRC (Collectif d'information et de recherche cannabique), Cannabis sans frontières, les Jeunes écologistes, EELV, le Mouvement des jeunes socialistes ou la Ligue des droits de l'homme.

Pourr sa part, l'ancien ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant (PS) a plaidé samedi pour la fin de la prohibition du cannabis, devenu "une drogue de masse" en France, et dont il vaudrait mieux selon lui organiser la production et la consommation de manière "contrôlée".

Interrogé par RTL sur le fait de savoir s'il était "pour un marché du cannabis contrôlé", le député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris a répondu: "Oui (...) Il y a une consommation, c'est un fait, je regrette cela", mais "les sociétés ont toujours été consommatrices de drogue".

Mettant en avant les dangers du cannabis et du THC "la molécule qui pose problème" (le principe actif de la drogue, ndlr), il a enchaîné : "Je pense que si on achetait le cannabis qui serait produit, contrôlé sous l'égide de je ne sais quel office", en limitant son taux de THC, pourrait alors être organisée une véritable prévention.

"Je pense qu'il vaudrait mieux une consommation contrôlée, avec toutes les campagnes d'information, de prévention contre la consommation, pour avertir la personne qui se livre à cette consommation qu'il y a un risque, comme on le fait pour le tabac, l'alcool", a ajouté l'élu parisien, spécialiste des questions de toxicomanies au sein du groupe PS à l'Assemblée.

"Je veux que vous compreniez bien que l'élu et le père que je suis est contre la consommation des drogues, sauf que la prohibition n'entraîne pas la non consommation, au contraire, voilà pourquoi je pense qu'il serait utile d'avoir un débat", a encore indiqué M. Vaillant.

Par AFP

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http://www.rfi.fr/france/20110507-marcher-depenaliser-le-cannabis

France / Drogue -
Article publié le : samedi 07 mai 2011 - Dernière modification le : samedi 07 mai 2011

Marcher pour la dépénalisation du cannabis

Par Claire Arsenault
Pour la dixième année, les tenants de la dépénalisation du cannabis se sont rassemblés ce samedi 7 mai 2011, à Paris et dans plusieurs villes françaises comme ailleurs dans le monde, pour la 10e Marche mondiale du cannabis. Le collectif qui organise la manifestation française (Act Up, Aides, le Circ, Asud, Cannabis sans Frontières, Europe Ecologie-Les Verts, la Ligue des droits de l’homme, le Mouvement des Jeunes socialistes…) revendique une réforme de la politique des drogues.

Pour les organisateurs français de la Marche, la politique menée en matière de cannabis depuis 1970 en France est un échec patent. « A un an du deuxième tour de la présidentielle, nous espérons que cette mobilisation contribuera à imposer la réforme de la politique des drogues comme thème majeur des campagnes électorales de 2012 », peut-on lire dans le communiqué commun publié par le collectif des associations.

La petite cuillère

Les politiques n’ont pas attendu cette mobilisation pour s’emparer du débat. Les pour et les contre la dépénalisation se livrent régulièrement à des joutes au gré des faits divers ou des affaires de trafic. Dans son ouvrage Pour en finir avec les dealers, le maire de Sevran, une commune de la banlieue parisienne gangrénée par le trafic de cannabis, livre un plaidoyer basé sur l’expérience en faveur de la vente libre. « Sortir de la société de prohibition, écrit Stéphane Gatignon (élu Europe Ecologie-Les Verts), c’est libérer des territoires entiers de l’emprise des trafics et de la violence ». A propos des résultats obtenus par la répression policière, « on vide la mer à la petite cuillère » estime encore l’élu écologiste.

Pourtant, la police se félicite régulièrement du succès des opérations antidrogue menées sur le territoire national. Dans un dernier bilan, fin avril 2011, les services de police de l’agglomération parisienne rapportent avoir résolu 1 155 affaires de drogue depuis le début de l’année. Ainsi, plus de 1 000 kilos de cannabis ont été saisis durant cette période, contre 1 450 en 2010. La guerre à la drogue et singulièrement au cannabis serait donc un échec, il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur quelques chiffres.

En France, il y aurait ainsi quatre millions de consommateurs réguliers, 12 millions d’occasionnels et plus de 100 000 personnes impliquées dans le trafic. Selon la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), 250 tonnes de cannabis sont consommées chaque année sur lesquelles 30 sont produites localement. Quant aux « saisies record » effectuées par la police, elles se situent, le plus souvent, en-dessous de la dizaine de tonnes. On comprend mieux l’image de « la petite cuillère » évoquée par le maire de Sevran…

Un peu d’intelligence…

Les partisans de la « fumette » en paix ont été rejoints dans leur combat par un ancien ministre de l’Intérieur, le socialiste Daniel Vaillant. Adepte de la dépénalisation et de la légalisation, il se dit « pour une production contrôlée dans des établissements dédiés et qui ne vendraient qu’à des majeurs (comme pour l’alcool) ». Le Parti socialiste a d’ailleurs créé un groupe de travail sur le sujet, sous la houlette de Daniel Vaillant, qui devrait rendre son rapport à la fin du mois.

Autre son de cloche au PS, Manuel Valls, candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle, se dit farouchement opposé à la légalisation : « ce serait un terrible signal adressé à la société » pense-t-il.

Pour Jean-Pierre Galland, porte-parole du Collectif de recherche et d’information cannabique (Circ), la répression et la prohibition ne servent à rien. « Nous pensons qu’il faudrait réglementer la production, la distribution et l’usage du cannabis, ce qui permettrait d’ailleurs de faire une prévention un peu plus intelligente que celle d’aujourd’hui qui est de répéter toujours : le cannabis n’est pas bon pour la santé. C’est vrai, reconnaît Jean-Pierre Galland, que le cannabis est une drogue, c’est une drogue qui est maintenant intégrée culturellement et en plus, parmi toutes les drogues, tous les rapports le soulignent, c’est une des moins dangereuses. Donc, il vaudrait mieux, au lieu de privilégier la répression comme on le fait en ce moment, privilégier la prévention et l’éducation d’usage », plaide le porte-parole du Circ.

Une orientation qui n’est pas du goût du pouvoir en place pour qui le tout répressif devrait bien finir par payer un jour. Or, remarque Stéphane Gatignon, les politiques s’opposent à sortir de la société de prohibition « parce qu’ils sont persuadés que 95% des gens sont contre, mais il faut parler des choses complexes, sinon, on n’aurait jamais mis fin à la peine de mort »…

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http://www.sudouest.fr/2011/05/07/cognac-la-marche-pour-le-cannabis-peu-...

7 mai 2011 16h29 12 commentaire(s)

Cognac : la marche pour le cannabis peu suivie
Une quinzaine de personnes ont répondu à l’appel d’un étudiant hollandais, Robert Smulders, ce samedi

Sur ce coup-là, difficile d'avoir des chiffres différentsentre la police et les organisateurs. Ce samedi, en début d’après-midi, une quinzaine de personnes, essentiellement des jeunes âgés de 18 à 20 ans, ont rejoint Robert Smulders pour participer à une marche en faveur de la dépénalisation du cannabis. Cet étudiant hollandais, de passage en Charente, a voulu relayer à Cognac une opération qui se déroule le premier samedi de mai dans des villes du monde entier.

A Cognac comme ailleurs, l’usage du cannabis est largement répandu dans toutes les strates de la population. De là à le revendiquer à visage découvert en plein centre-ville, il y a une sacrée marche que beaucoup n’ont pas franchie.

Sous une surveillance très discrète de la police, Robert Smulders a lu un petit discours, teinté d’écologie. "Ces politiciens qui nous interdisent de fumer la ganja pour éradiquer la paix et l’amour, à la faveur des mafias sans se soucier de notre santé, nous allons montrer notre désaccord. Montrons-leur que nous sommes des hommes libres. Montrons-leur que le consommateur est le patron, en exigeant le commerce équitable, la fin de l’esclavage et l’agro-écologie. Nous devons agir ensemble pour imposer notre volonté, car ce message de solidarité s’adresse au monde. Vive la désobéissance civique, plantons de la ganja et des légumes dans nos jardins, élevons des poulets et tissons nos propres vêtements, pour boycotter toutes ces marques aux publicités mensongères et ces grandes enseignes oppressant les PME comme les pays pauvres dévalisés de leurs ressources naturelles", a-t-il clamé.

Puis le maigre cortège, emmené par une banderole proclamant "Legalize ganja", a traversé au pas de course l’artère piétonne et le vieux Cognac pour rejoindre le bord de Charente.

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