L'ONUDC met en garde contre les liens entre, prohibition, criminalité et terrorisme.

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Zappiste: c'est moi qui ai ajouté "prohibition" car c'est un fait: les prohibitionnistes sont responsable du financement de la criminalité et du terrorisme par le maintien de la prohibition qui fait que les produits illicites sont très payants.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=24738&Cr=terrorisme&Cr1=

L'ONUDC met en garde contre les liens entre criminalité et terrorisme

16 mars 2011 – En ouverture d'une réunion internationale sur les connexions entre terrorisme et criminalité internationale, organisée à Vienne, en Autriche, le Directeur de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov, a appelé à renforcer la coopération internationale et à intensifier les efforts dans la lutte « contre les menaces combinées de la criminalité et du terrorisme ».

« La mondialisation s'est révélée être une arme à double tranchant. Aujourd'hui, les marchés de la criminalité sont partout sur la planète, et dans de nombreux cas, leurs profits soutiennent des groupes terroristes », a-t-il déclaré devant plus de 250 représentants de près de 90 pays venus participer à cet évènement consacré à l'évolution constante des modes opératoires des organisations terroristes, et à leur présence croissante dans les réseaux criminels transnationaux.

Selon le chef de l'ONUDC, l'ouverture des frontières, l'ouverture des marchés, la libre circulation des biens et des personnes et le développement des moyens de communication ont bénéficié à la fois aux terroristes et aux criminels.

« Grâce aux progrès de la technologie, de la communication, de la finance et des transports, les réseaux terroristes et les groupes criminels opérant au niveau international sont plus à même d'entrer en relation », a-t-il indiqué, estimant qu' « en mettant en commun leurs ressources et leur expertise, ils peuvent augmenter de manière significative leurs capacités ».

Le Directeur de l'agence onusienne a ainsi souligné que « le trafic de drogue, la circulation des armes à feu illicites et le blanchiment d'argent » étaient « devenues partie intégrante des activités des organisations terroristes ».

Pour Yury Fedotov, ces agissements relevant de la criminalité mais qui soutiennent des groupes terroristes représentent « une augmentation des menaces et des défis à la sécurité mondiale à un certain nombre de niveaux », à l'instar de l'Afghanistan, où les actions terroristes des Talibans sont financées par la production d'opium, ou de la Colombie, où les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) poursuivent leurs activités grâce au trafic de cocaïne ou aux rançons d'enlèvements.

Le chef de l'ONUDC a également mis en avant les liens entre criminalité et terrorisme dans les régions et les pays fragilisés par la pauvreté, les conflits armés ou la corruption, et qui ont pour première conséquence « d'aggraver de nombreuses situations déjà fragiles ».

Organisée pour marquer le dixième anniversaire de l'adoption du Plan d'action de Vienne contre le terrorisme en septembre 2001, la réunion internationale a également été marquée par l'intervention de la fondatrice du Réseau mondial des survivants, une organisation de victimes du terrorisme dans le monde

« Les victimes d'actes terroristes sont trop souvent vues comme de simples nombres. Nous voulons rappeler qu'ils ont des noms, faire entendre aussi leurs voix et nous attaquer aux meurtriers et à leurs messages erronés répandus dans le monde », a souligné Carie Lemack.

« Dans la complexité de la lutte contre le terrorisme, les témoignages de véritables personnes victimes de tels actes représentent un outil incroyablement puissant pour faire réfléchir à deux fois ceux qui seraient tentés de basculer dans le terrorisme », a-t-elle ajouté.

C'est d'ailleurs dans cette perspective que le documentaire « Killing in the Name », nominé aux Oscars, a été réalisé. Le film raconte l'histoire de l'un des co-fondateurs du Réseau mondial des survivants, Ashraf Al-Khaled, un Iraquien qui a perdu 27 membres de sa famille dans un attentat terroriste pendant un mariage. Pour l'association, « en montrant les expériences de ceux qui ont été directement et indirectement touchés par des actes terroristes, un pari est fait, celui de combattre ce crime grâce aux voix des victimes ».

Selon l'ONUDC, l'accroissement des activités terroristes dans le monde montre que le terrorisme constitue aujourd'hui « l'une des principales menaces pour la sécurité des pays et de leurs citoyens ». Dans ce contexte, l'agence onusienne estime que « les liens qui se développent avec la criminalité internationale vont continuer de représenter un problème urgent et réel, nécessitant de renforcer la coordination des efforts internationaux ».

A l'occasion de cette réunion internationale de Vienne, l'ONUDC lancera une nouvelle plateforme virtuelle sur Internet, destinée à permettre aux spécialistes de la lutte anti-terroriste et à tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans ce combat, de mieux communiquer entre eux, d'échanger des informations, de partager des expériences et de renforcer la coopération internationale.

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http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=25105&Cr=Kirghizistan&Cr1=

L'ONUDC souligne le rôle clé du Kirghizistan dans la lutte contre la drogue

26 avril 2011 – Le Directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Youri Fedotov, a souligné mardi le rôle clé du Kirghizistan dans la lutte contre le trafic de drogue, alors qu'il rencontrait des représentants de ce pays d'Asie centrale pour discuter de la gestion des prisons et des services pour traiter la toxicomanie.

M. Fedotov a promis que son organisme continuerait d'aider le Kirghizistan, en particulier le Service d'Etat sur le contrôle des drogues qui a été rétabli, afin de renforcer les capacités du pays à lutter contre le trafic de drogue.

« La formation de cette agence est essentielle dans la lutte contre la drogue et le crime organisé, qui sont des fléaux interconnectés », a dit M. Fedotov en marge de sa rencontre avec Vitaly Orozaliev, le président du Service d'État sur le contrôle des drogues.

« L'ONUDC est fière d'être en mesure de travailler avec les autorités pour aider le peuple du Kirghizistan et ceux de l'ensemble de la région à réduire la menace des drogues illicites. Nous sommes impatients d'élargir notre partenariat », a-t-il ajouté.

Il a noté que, compte tenu de sa proximité avec l'Afghanistan, le pays a un rôle clé dans la lutte contre le trafic de la drogue produite en Afghanistan vers l'Europe, la Russie et la Chine.

Alors qu'il se trouvait dans la capitale Bichkek, M. Fedotov a rencontré le Président Roza Otounbaïeva et le Premier ministre Almazbek Atambaev, ainsi que le Président du Parlement, Akhmatbek Keldibekov, et le ministre des affaires étrangères, Ruslan Kazakbaev.

Ils ont discuté du partenariat en expansion de l'ONUDC avec le Kirghizstan, qui inclut l'entraide judiciaire, le renforcement de la coopération transfrontalière, la lutte contre la criminalité transnationale organisée, la promotion des traitements contre la dépendance à la drogue, la lutte contre le VIH/Sida à la fois s'agissant des utilisateurs de drogues et du milieu carcéral, et la lutte contre le trafic d'êtres humains.

Dans le cadre de sa visite, M. Fedotov a visité un centre de détention provisoire à Bichkek pour discuter de la question de la gestion des prisons. Un projet de 3 millions d'euros financé par l'Union européenne soutient une réforme complète du système carcéral au Kirghizistan.

« L'ONUDC s'est engagé à travailler avec le gouvernement kirghize pour améliorer la qualité des prisons dans le pays, et pour aider le gouvernement à appliquer l'état de droit et mettre en œuvre les réformes de la justice pénale », a souligné M. Fedotov.

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http://www.fidh.org/Kirghizstan-Etat-Faible-Instabilite-politique-la

Kirghizstan : Etat Faible, Instabilité politique
24 septembre 2010

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et ses organisations membres « Kylym Shamy » et « Citizens Against corruption » publient aujourd’hui un rapport intitulé « Kirghizstan : Etat Faible, Instabilité politique : la société civile dans la tourmente. » ; ce rapport fait suite à une mission internationale d’enquête menée au Kirghizstan.

Alors que le 15 septembre 2010, le défenseur ouzbek des droits de l’Homme Azimjan Askarov, directeur de l’organisation de défense des droits de l’Homme « vozdukh » (Air), de la ville de Bzar Korgon, dans la région de Djalal-Abad au sud du pays, a été condamné à une peine de prison à perpétuité, la société civile kirghize est plus que jamais dans la tourmente.
La mission a constaté qu’en juin 2010 déjà, la pression exercée sur les défenseurs des droits de l’Homme et les journalistes indépendants prenait des proportions systématiques. Les auteurs de ces pressions viennent de milieux divers, privés ou publics, et restent impunis, l’Etat étant faible et peu soucieux du respect des droits de l’Homme.

Organisée à l’occasion du référendum constitutionnel du 27 juin, la mission a permis de recueillir des témoignages sur ce premier scrutin organisé après le renversement du Président Kurmanbek Bakiev en avril et les affrontements meurtriers de juin 2010. Afin d’examiner les conséquences de ces événements sur la situation des droits de l’Homme et de leurs défenseurs, la mission s’est rendue à Bichkek, capitale du pays, et à Och, dans le sud.

Les auteurs du rapport montrent comment les violations des droits de l’Homme commises au Kirghizstan sont le fruit d’une lente dégradation de la situation politique et sociale dans le pays. Ils répertorient et analysent les violations des droits de l’Homme survenues lors des événements d’avril et de juin 2010, et la manière dont leurs responsables sont traduits – ou pas- en justice : « La défaillance de l’Etat kirghize à protéger ses citoyens contre les violations des droits de l’Homme engage directement la responsabilité des autorités. L’incapacité, voire le manque de volonté de traduire en justice les responsables des violations, hypothèque gravement l’avenir du pays. », ont-ils déclaré.

La FIDH, « Kylym Shamy » et « Citizens against corruption » concluent en appelant les autorités kirghizes à mener une enquête indépendante sur les violations des droits de l’Homme depuis avril 2010 et à prendre des mesures efficaces pour lutter contre l’impunité, garantir le respect des droits de l’Homme, et à demander pour cela le soutien de la communauté internationale.

Le Kirghizstan connait une crise politique profonde, l’instabilité et la tension persistent à la veille des élections législatives du 10 octobre 2010.

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