Lutte à la drogue: Les Américains saluent les efforts de l’Algérie. Plus de 15 000 morts par an.

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http://www.lexpressiondz.com/article/2/2011-03-05/86774.html

LUTTE CONTRE LA DROGUE
Les Américains saluent les efforts de l’Algérie
05 Mars 2011 - Page : 4

Le rapport du département d’Etat américain sous-entend que c’est le cannabis marocain qui «empoisonne» l’Algérie.

Le département d’Etat américain salue le gouvernement algérien pour la politique mise en place de lutte contre la dogue. Dans son rapport 2010 sur «la Stratégie internationale de contrôle des stupéfiants» (Incsr), publié jeudi, le département d’Etat a expliqué que l’Algérie, grâce au dispositif législatif, à l’appareil sécuritaire compétent et aux autres mesures qui ont été mises en place, oeuvre activement pour lutter contre ce fléau. Abordant ces mesures, le rapport, qui a examiné les politiques nationales antidrogue de près de 200 pays, a mis en exergue l’augmentation des ressources consacrées à l’éducation, l’interdiction et le traitement de ce phénomène. Les autres mesures citées dans le rapport concernent, notamment, l’augmentation des effectifs chargés de lutter contre la drogue, ainsi que la formation de ces effectifs et l’acquisition d’équipements de lutte des plus modernes. Abordant le dispositif législatif, le département d’Etat a souligné que le gouvernement algérien a élaboré un arsenal juridique «très sévère» pour lutter contre ce fléau. «L’Algérie a des lois sévères contre les actes liés aux drogues illicites, avec des peines allant jusqu’à deux années pour la consommation de la drogue et de 10 à 20 ans pour trafic de drogue et de vente», lit-on dans ce communiqué. A propos de l’appareil sécuritaire, le département d’Etat n’a pas manqué de faire l’éloge des différents services de sécurité chargés de cette mission. «L’Algérie est dotée d’un appareil de sécurité important et compétent, endurci par près de deux décennies de lutte contre le terrorisme», a-t-il ajouté. Et d’indiquer que «le gouvernement algérien a enregistré un certain nombre de succès dans ses efforts de lutte contre les narcotiques: les forces de sécurité ont opéré près de 10.000 arrestations et des saisies de 75 tonnes de résine de cannabis, soit le double des saisies de 2008, et des quantités négligeables d’héroïne et de cocaïne». Aux efforts des services de sécurité ainsi que des dispositifs législatifs existants, le rôle que joue l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onlcdt) a été souligné dans son rapport, dans la mesure, expliquent les Américains, où cet office «coordonne la politique gouvernementale de lutte contre la drogue et élabore des rapports». Il s’agit d’une reconnaissance envers l’établissement dirigé par Abdelmalek Sayeh. Il faut le dire, depuis qu’il a pris en charge cet office, M.Sayeh n’a pas cessé de multiplier les efforts et de mettre en place des études et expertises pour faire face à ce fléau. La reconnaissance américaine témoigne, réellement, du travail effectué par M.Sayeh dans la lutte contre la drogue. S’agissant de la propagation de la consommation de la drogue en Algérie, le département d’Etat américain ne l’a pas jugée inquiétante. Il estime qu’en dépit de la hausse enregistrée ces dernières années, la consommation de drogue «n’est généralement pas un problème important en Algérie», note-t-il. Et de mentionner que les Algériens consomment, généralement, le cannabis, avec une faible «mais croissante consommation de drogues dures comme la cocaïne et l’héroïne». Il est indiqué que «l’Algérie est essentiellement un pays de transit pour les drogues illicites à destination de l’Europe. Le gros de la drogue transitant par l’Algérie se compose de cannabis d’origine marocaine (en particulier le cannabis et résine de haschich) et une quantité croissante de cocaïne sud-américaine et de l’héroïne». «La majeure partie de ces produits est transportée par voie maritime vers l’Europe, le reste passe en contrebande par voie terrestre à destination du Moyen-Orient», conclut le rapport.

Tahar FATTANI

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Zappiste: Le vrai fléau, en plus de la politique moraliste État-Zunienne, c'est le tabac !

http://www.elwatan.com/actualite/maladies-respiratoires-8-millions-d-alg...

Les maladies respiratoires constituent un sérieux problème de santé publique en Algérie.

Des mesures préventives et sanitaires doivent être prises en urgence afin de freiner l’évolution de ces affections. Le professeur Nafti, président de la société algérienne de pneumo-phtisiologie, a tiré la sonnette d’alarme, lors d’un point de presse organisé hier au forum d’El Moudjahid, sur l’ampleur de ces maladies. D’ici quelques années, 80% de la population algéroise sera atteinte d’affections respiratoires. Il incrimine le tabagisme qui est, selon lui, à l’origine de ces principales pathologies qui touchent 8 millions d’Algériens, dont 800 000 présentent des formes aiguës.

La lutte contre le tabagisme reste l’unique moyen de prévenir ces maladies et le cancer du poumon qui fait des ravages. «Mettre en place des centres anticancéreux est une bonne chose, mais il aurait été souhaitable aussi d’envisager des centres antitabac et pour le sevrage tabagique», a-t-il indiqué. Il déplore la non-application des lois pour antitabac en faisant référence à la convention cadre de l’OMS ratifiée pourtant par l’Algérie. Un programme national a été élaboré par le comité national, a-t-il ajouté, mais il attend toujours d’être validé par les responsables politiques. L’augmentation du prix d’un paquet de cigarettes est l’une des actions, estime Pr Nafti, qu’il faut initier tout en sachant que l’industrie du tabac a les bras longs face à une société civile très affaiblie.

Mais cela, a-t-il encore souligné, n’empêche pas d’œuvrer pour une stratégie de lutte acharnée contre le tabac. Des campagnes de sensibilisation et d’information permettront une réelle prise de conscience, avant de préciser que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’organisation du XIVe congrès de la Fédération maghrébine des maladies respiratoires prévue du 12 au 14 mars à Alger et le thème portera sur les maladies respiratoires au Maghreb. Pour le professeur Nafti, la lutte et la prise en charge de ces maladies nécessitent une politique maghrébine commune.

Djamila Kourta
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=152023&titre=Le%20tabagisme%2...

Actualité (Lundi 07 Mars 2011)

Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme
Le tabagisme fait plus de 15 000 morts par an en Algérie
Par : Ali Farès
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Invité du forum El Moudjahid, le professeur Salim Nafti, président de l’association nationale de pneumo-phtisiologie et chef de service des maladies respiratoires au CHU Mustapha-Pacha, a animé hier un point de presse, en prélude à l’organisation du 14e congrès de la fédération maghrébine des maladies respiratoires qui se tiendra à l’hôtel Hilton du 12 au 14 de ce mois et portera sur le thème “la pathologie respiratoire au Maghreb”. En préambule donc de cette manifestation, le conférencier, connu pour être un fervent militant de l’antitabagisme, a axé le gros de sa conférence sur les conséquences catastrophiques de ce mal sur la santé de la population, tous âges confondus. “Le tabagisme tue 45 personnes par jour en Algérie, soit plus de 15 000 morts par an. Un chiffre, comme on peut le constater, qui est trois fois et demi supérieur à celui dû aux accidents de la route. C’est même le taux le plus élevé des causes de la mortalité. Il est alors temps de le réduire”, entame le conférencier non sans rappeler l’impact sur l’économie, argumentant que pour chaque dinar encaissé sur la vente de tabac, l’État débourse quatre à cinq fois plus dans le traitement des maladies causées par le tabagisme. Il abordera également, une autre conséquence, non des moindres, à savoir le tabagisme
passif dont est victime l’entourage du fumeur. Selon le spécialiste, une femme sur trois meurt du cancer du poumon lorsque le mari est fumeur et 25% des enfants souffrent de maladies respiratoires dues à la même cause.
Tout en annonçant qu’en Algérie 47% des hommes de plus de 15 ans
fument alors que ce taux est de 9% chez les femmes, le Pr Nafti attire l’attention sur la propagation de ce phénomène dans le milieu des jeunes scolarisés. “Dans le primaire, 3% des écoliers fument en moyenne trois à quatre cigarettes par jour, dans le moyen 12% des élèves fument entre dix et quinze cigarettes, alors que le tabagisme touche 26% des lycéens où, d’après les statistiques, les filles sont plus accros à la cigarette que les garçons. Ces enfants seront, dans quinze ou vingt ans, de potentiels candidats au cancer du poumon.” Des chiffres, dira l’orateur, résultant d’une enquête menée auprès de 5 500 élèves
environ des trois paliers scolaires dans la circonscription administrative d’Hussein-Dey. Les grandes villes restent, selon l’intervenant, plus vulnérables que les campagnes. Un constat étayé par le fait que les grands centres urbains sont déjà pollués par les gaz d’échappement des véhicules plus nombreux. “Dans quinze ou vingt
ans, 8 Algérois sur 10 auront des problèmes respiratoires. Et ceci s’applique à toutes les grandes villes du pays”, dira-t-il.

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