Le TAQ viennent d'ordonner à la SAAQ de payer 5000$ à un homme pour qu'il puisse puisse se construire une serre hydroponique.

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Justice
La SAAQ paiera une serre hydroponique

Dany Doucet

19/02/2011 02h21

La Société de l'assurance automobile du Québec devra payer pour installer une serre hydroponique chez une victime de la route pour que celle-ci puisse cultiver de la marijuana à des fins thérapeutiques.

Dans un jugement sans précédent contre la SAAQ, deux juges du Tribunal administratif du Québec (TAQ) viennent d'ordonner à l'organisme de payer 5000$ à un homme pour qu'il puisse se construire une serre et s'acheter tout l'équipement nécessaire pour faire pousser de la marijuana.

Un système d'alarme

De plus, la SAAQ devra lui rembourser ses frais d'exploitation de cette culture, c'est-à-dire les plants, le terreau, l'engrais, l'électricité et même un système d'alarme.

«Il s'agit effectivement d'une première. Toutefois, la SAAQ étudie présentement la possibilité d'en appeler du jugement», a commenté hier Gino Desrosiers, porte-parole de l'organisme.

La SAAQ avait refusé de lui payer cette installation hydroponique dans une décision qui remonte au mois d'août 2006.

Dans leur décision, les juges Paul Mercur et Andrée Ducharme mentionnent trois fois plutôt qu'une qu'il s'agit d'un «dossier très spécial».

Grave accident

La victime aurait découvert les vertus thérapeutiques de la marijuana après un grave accident de la route survenu le 31 mars 1986, alors qu'elle avait 23 ans.

L'homme, dont l'identité est protégée par la loi, aurait donc 47 ou 48 ans aujourd'hui.

Il s'est présenté seul devant le tribunal, sans les services d'un avocat.

Avec la colonne cervicale brisée en deux endroits et la moelle épinière endommagée, il a perdu une partie de sa motricité et de sa sensibilité. Il éprouve encore aujourd'hui de vives douleurs.

«Toute la médication très importante que l'on a prescrite au requérant s'est avérée presque inutile pour trouver une solution, surtout à ses spasmes, et s'est révélée presque inutile pour atténuer ses douleurs», expliquent les juges du TAQ, un avocat et un médecin de formation.

C'est donc pour soulager ses spasmes que l'accidenté a essayé la marijuana.

Au départ, il en consommait illégalement, ce qui lui a d'ailleurs valu des arrestations et des accusations criminelles.

Il a légalisé sa situation par la suite en obtenant de Santé Canada une autorisation de possession et une licence de production à des fins personnelles.

«Le Tribunal est bien conscient des attitudes médicales controversées relativement à l'usage de la marijuana à fins thérapeutiques, précisent les juges. Il n'y a aucun consensus médical concernant ce traitement. Il faut donc s'en remettre aux expériences personnelles de la partie requérante pour apprécier la pertinence de l'utilisation de la marijuana.»

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Zappiste: les vrais médecins devraient se baser sur le bénéfice et le risque d'un produit.
Pas sur des études bidons de ceux qui leur donnent des pots-de-vin pour pusher leurs produits chimiques.

N'oublions pas que des médicaments approuvés et prescrits avec consensus médical ont dû être retiré du marché parce qu'ils ont causé des morts et/ou des effets secondaires plus dangereux/pire que la maladie.

Les bénéfices de l'alcool et du tabac sont-ils plus grand que les risques ?

http://www.tdg.ch/actu/suisse/cannabis-bientot-vendu-suisse-ordonnance-2...

«Le cannabis bientôt vendu en Suisse sur ordonnance»
Nouvelle Loi sur les stupéfiants | Le chanvre médical sera légalisé, mais restera sous haute surveillance. La fin d’un tabou pour le neurologue Claude Vaney.

Martine Clerc | 21.02.2011 | 00:00

Fumer du cannabis récréatif reste interdit en Suisse. Pas question de dépénaliser, a répété le peuple en 2008. Par contre, la nouvelle Loi fédérale sur les stupéfiants, qui devrait entrer en vigueur d’ici à l’été, ouvre la porte à une utilisation médicale de produits à base de chanvre. Le point avec le
Dr Claude Vaney, chef du Service de réadaptation neurologique de la Clinique Bernoise à Montana, et membre de la commission d’experts qui a préparé la loi. Il est l’auteur de la première étude en Suisse (2004) qui a permis de mettre en évidence l’effet du chanvre dans le traitement des symptômes de la sclérose en plaques.

Vous pratiquez en Valais. Quel impact l’affaire Rappaz a-t-elle eu sur la cause du chanvre médical?
Difficile à dire. Le personnage en tout cas a irrité. Et même si Bernard Rappaz a certainement produit du chanvre à but thérapeutique, ce n’était probablement pas la source principale de son chiffre d’affaires…

Que va changer la nouvelle Loi sur les stupéfiants?
En termes de chanvre médical, c’est la fin d’un tabou. Avec la nouvelle loi, il devrait être possible de prescrire du THC (tétrahydrocannabinol, le principal principe actif du cannabis) produit à base de cannabis en tant que plante, et non plus seulement du THC synthétique. Actuellement en Suisse, nous ne pouvons prescrire que la préparation nommée Dronabinol (dénomination commune internationale du THC) produit de synthèse à base de pelures d’orange…

Le cannabis médical: quels bienfaits et pour qui?
Il donne de bons résultats pour le traitement de douleurs chroniques d’origine neurologique, notamment pour les gens souffrant de sclérose en plaques ou paraplégiques suite à un accident. Chez eux, le chanvre permet de réduire les spasmes musculaires et les crampes. Il stimule l’appétit chez les sidéens et les cancéreux.

Aujourd’hui déjà, des malades se soignent en automédication en infusant ou en fumant de l’herbe. N’en avez-vous jamais prescrit?
Non, cela aurait été illégal et punissable. Je soigne une vingtaine de patients avec les gouttes de THC Dronabinol, mais je connais beaucoup de malades qui consomment du chanvre illégalement, en tisane par exemple. Je leur indique uniquement comment préparer leur infusion. Et soyons clairs, ces personnes ne cherchent pas à se shooter ou à ressentir des effets psychotropes. Elles cherchent à diminuer la douleur et à pouvoir mieux dormir.

Cette loi n’est-elle pas la porte ouverte à l’autorisation de la «fumette», sous couvert d’usage médical?
En aucun cas. La fumée est nocive et les médecins ne vont pas la favoriser. Par contre, la loi mettra les malades à l’abri du marché noir: ils ne devront plus aller se fournir chez des dealers qui proposent un chanvre avec un très fort taux de THC provoquant des effets psychotropes. Ils pourront aller dans une pharmacie avec une ordonnance et obtenir du cannabis élaboré dans des conditions médicales acceptables.

Aujourd’hui, quelle est votre marge de manœuvre?
Elle est réduite et elle le restera. Pour chaque prescription, une autorisation de l’Office fédéral de la santé publique est nécessaire.

Il y a vingt ans, vous avez commencé à vous intéresser au chanvre thérapeutique. Quel a été le déclic?
Tout est parti du témoignage d’un patient atteint de sclérose en plaques à la Clinique Bernoise. Il m’a dit que fumer un joint le soulageait en cas de crampes. Et nous avons constaté que la substance provoquait sur lui une relaxation objectivable. A cette époque, ce phénomène n’était que peu documenté. L’Office fédéral de la santé publique m’a encouragé à lancer une étude sur ce thème.

Passez-vous pour un marginal aux yeux du milieu médical?
Les neurologues sont aujourd’hui globalement ouverts à l’usage du chanvre dans certains traitements spécifiques, surtout lorsque les traitements habituels s’avèrent inefficaces. Mais je dois reconnaître que mes confrères avaient souri lorsque je leur avais présenté les résultats de mon étude!

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