868 000 Canadiens recourent aux banques alimentaires. 700 millions $ par an pour l'armée. 2,1 milliards sur trois ans.

Forums: 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/11/16/001-pauvrete-ali...

Un nombre record de Canadiens recourent aux banques alimentaires
Mise à jour le mardi 16 novembre 2010 à 22 h 45

Au Canada, depuis deux ans, la fréquentation des banques alimentaires a connu une hausse de près de 30 %. C'est la nouvelle alarmante qu'a rendue publique, mardi, Banques alimentaires Canada. Cet organisme publie annuellement les résultats de son étude, appelée Bilan-Faim.

En mars dernier (c'est le mois qui est choisi pour comparer la fréquentation des banques alimentaires d'année en année), près de 868 000 Canadiens ont fait appel aux organismes qui donnent des denrées. Il s'agit d'une augmentation de 9 % par rapport à 2009. Et, en deux ans, il s'agit d'une augmentation de presque 30 %. Du jamais vu depuis qu'on compile ces statistiques, soit depuis 1986.

Les banques alimentaires font face à une hausse de la demande.

De tous les citoyens qui demandent de l'aide pour manger à leur faim, 40 % sont des enfants et des adolescents.

À Montréal, la demande pour de l'aide alimentaire est en hausse constante

Dans la métropole québécoise, plus de 140 000 personnes fréquentent chaque mois les banques alimentaires. Là aussi, il s'agit d'un record. Car, comparativement à 2009, ce sont 25 000 personnes de plus qui ont eu besoin de ce type d'aide, soit un accroissement de 22 %.

Beaucoup d'enfants ont faim, à en juger par les statistiques rapportées par Moisson Montréal. Le nombre d'enfants aidés à cet égard a bondi de 35 % en un an. Sur l'île de Montréal, plus de 53 000 enfants sont nourris, en partie, par l'entremise d'une banque alimentaire.

Les 213 organismes communautaires qu'approvisionne Moisson Montréal constatent cette hausse de la demande. Ces organismes préviennent qu'ils suffisent difficilement aux besoins. Pour toute solution, ces organismes communautaires sont forcés de réduire la quantité de nourriture offerte aux gens qui font appel à eux.

L'aide alimentaire consiste en des denrées remises dans des sacs de provisions, mais aussi en des repas.

Les familles monoparentales et les personnes seules représentent les deux tiers des personnes aidées à Montréal. 13 % de ces ménages travaillent. D'autres bénéficient des prêts et bourses offerts aux étudiants. Enfin, le nombre de ménages bénéficiant de l'aide sociale et recourant aux banques alimentaires a grimpé de 40 % en un an.

----------------------

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/11/17/002-reduct...

L'aide au développement réduite de moitié
Mise à jour le mercredi 17 novembre 2010 à 7 h 06

Le gouvernement Harper réduira de près de la moitié les sommes qu'il consacre à la reconstruction et l'aide au développement en Afghanistan.

En conférence de presse mardi avec ses deux collègues de la Défense et des Affaires étrangères, la ministre de la Coopération internationale a annoncé que son gouvernement consacrera 100 millions de dollars au développement et à la reconstruction en Afghanistan. Or, souligne le quotidien The Globe and Mail, c'est moins de la moitié des ressources qu'Ottawa a consacrées l'an dernier en aide et développement dans ce pays.

Qui plus est, souligne le Globe, ces sommes qui étaient auparavant consacrées à des projets de développement dans la région de Kandahar, l'une des plus touchées par la guerre, seront désormais redirigées vers d'autres régions, celles où seront déployés les Canadiens en fait.

Des Afghanes reçoivent un cours de premiers soins.

Tous les civils qui dirigent les équipes de reconstruction dans la province de Kandahar seront par conséquent déplacés. « Les gens [les civils] qui sont à Kandahar seront réaffectés à Kaboul selon nos besoins, ou encore rapatriés au Canada », a précisé la ministre Oda.

Au départ du Canada de la province de Kandahar, à la fin 2011, l'aide humanitaire et les projets de développement seront placés sous le contrôle de Washington.

La ministre insiste cependant sur le fait qu'Ottawa continuera de financer certains projets clés comme celui du barrage de Dhalla pour l'irrigation des terres de la vallée de la rivière Arghandab.

Pas de développement sans sécurité

La principale raison invoquée par Ottawa pour justifier cette réaffectation des ressources humanitaires en Afghanistan est qu'en se désengageant de la région de Kandahar, les forces canadiennes ne seront plus en mesure d'offrir une protection adéquate au personnel des équipes de reconstruction canadiennes.

Le sud de l'Afghanistan, rappelons-le, est toujours considéré comme une zone de guerre en proie à des combats quasi quotidiens entre les troupes de l'OTAN et les insurgés talibans.

Trois ans de plus en Afghanistan

Mardi, le gouvernement Harper a annoncé officiellement la prolongation de trois ans de la présence militaire canadienne en Afghanistan, qui devait à l'origine se terminer en juillet 2011.

Selon le plan élaboré par le gouvernement conservateur, 950 militaires canadiens demeureront en Afghanistan jusqu'en 2014 pour une mission d'entraînement des forces gouvernementales afghanes. Près des trois quarts de ce contingent seraient composés d'instructeurs, et le reste, de personnel de soutien.

Les particularités de la mission seront déterminées plus tard, après consultation avec les alliés du Canada lors du sommet de l'OTAN qui se déroule ce week-end à Lisbonne, au Portugal.

Les ministres MacKay, Cannon et Oda

Le gouvernement a aussi dévoilé les prévisions de coûts de cette prolongation de la mission. Ainsi, garder des militaires en Afghanistan jusqu'en 2014 coûtera 500 millions de dollars par année. La Défense nationale devra également débourser 85 millions pour l'installation et la fermeture de la mission de formation.

En ajoutant à cela les 100 millions de dollars par année d'aide au développement et la contribution du ministère des Affaires étrangères, la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan coûtera 700 millions $ par an aux contribuables canadiens. Soit 2,1 milliards de dollars sur trois ans.

Des pressions de l'OTAN

Le Canada prolonge sa présence en Afghanistan à la demande de ses alliés de l'OTAN qui ont un urgent besoin d'officiers et de soldats instructeurs pour former des milliers de recrues de l'armée afghane dont les effectifs doivent passer de 265 000 à 350 000 hommes d'ici 2013.

Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a d'ailleurs reconnu mardi avoir subi des pressions de la part des alliés de l'OTAN pour qu'Ottawa prolonge sa présence en Afghanistan.

« Le gouvernement du Canada a pris sa décision non pas en fonction des pressions qui sont exercées, mais en fonction de nos capacités à rendre des services et de s'assurer aussi que les efforts qui ont été faits depuis de nombreuses années, depuis près de 10 ans maintenant, ce sont des efforts qui ne sont pas en vain », a tenu à préciser le ministre Cannon.

Radio-Canada.ca avec The Globe and Mail

Commentaires

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.