15 heures d'enfer au Centre le Portage.

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Santé
15 heures d'enfer
Agence QMI
Éric Yvan Lemay
13/11/2010 08h24

Une jeune mère de 29 ans a enduré plus de 15 heures de souffrance intenable à l'abdomen dans un centre de thérapie sans qu'on ne la transfère à l'hôpital. Quand on l'a finalement envoyée se faire soigner, on a dû l'opérer d'urgence pour lui retirer une partie de ses trompes de Fallope.

«Je trouve ça inhumain et je ne souhaite pas que personne d'autre vive ça à l'avenir», lance Anabel Désy.

Les douleurs ont débuté le jour de son entrée au Centre le Portage où elle devait passer quelques semaines pour un problème de dépendance à la marijuana.

À son arrivée dans le bâtiment du centre mère-enfant au centre-ville, le matin, elle ressentait de petites douleurs. Elle croyait alors qu'elle avait des problèmes de constipation. Plus tard en après-midi, quand elle a rencontré l'infirmière de garde, elle lui a dit que les douleurs étaient beaucoup plus importantes. «La dernière fois que j'avais eu mal comme ça, il avait fallu que j'aille à l'hôpital», raconte la mère d'un bébé de quatre mois.

Or, on a préféré lui donner un laxatif et des Tylenol. Malgré tout, les douleurs n'ont cessé d'augmenter.

Vomissements

La douleur était telle qu'elle en a eu des vomissements. Vers 19 h, elle a demandé qu'on la laisse aller à l'hôpital. «J'ai vomi trois fois. Je voulais aller à l'hôpital, mais ils ont refusé. Ce n'était pas une sortie, je voulais aller à l'hôpital. J'ai demandé à nouveau vers minuit et ils ont encore refusé», raconte-t-elle. «On m'a dit que si je ne faisais pas de température, ils ne me laissaient pas sortir.»

La jeune femme n'y comprenait rien puisque la thérapie lui avait été présentée comme étant sur une base volontaire et qu'elle pouvait sortir à tout moment. Ce n'est donc que le lendemain matin, à l'arrivée au travail de l'infirmière, qu'elle a été envoyée à l'hôpital.

À son arrivée à l'Hôpital général de Montréal, on a fait plusieurs tests avant de lui diagnostiquer une torsion ovarienne. La torsion a été provoquée par un kyste qui s'était formé sur son ovaire.

Le lendemain, on lui a retiré la moitié de ses trompes de Fallope. «Le médecin m'a dit que si j'avais été prise plus tôt, ils n'auraient probablement pas eu besoin de me l'enlever», déplore-t-elle.

Grossesses compromises

Ses chances d'avoir un autre enfant sont maintenant compromises. Encore sous le choc, elle a décidé de mettre un terme à la thérapie qui devait durer six mois, sur-le-champ. Elle devait rester dans le centre spécialement prévu pour les mères et les enfants avec son bébé.

* Elle souhaitait y séjourner pour se débarrasser d'un problème de dépendance à la marijuana qui dure depuis environ quatre ans.

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