Clubs Compassion: les accusés pourront communiquer entre eux.
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Cannabis
Les accusés des Clubs Compassion en cour
Mise à jour : 03/09/2010 17h35
La vingtaine d’individus arrêtés à la suite des perquisitions menées dans les différents Clubs Compassion de Montréal en juin dernier était de retour devant le tribunal, vendredi, pour faire modifier certaines de leurs conditions de remise en liberté.
Accusées de possession de stupéfiants et de possession en vue d’en faire le trafic, ces personnes pourront désormais communiquer entre eux, ce qui leur était interdit jusqu’ici.
Certains pourront également se rendre au Club qu’ils fréquentaient pour y récupérer leurs effets personnels sans que la présence des policiers soit nécessaire.
Les parties ont ensuite convenu de reporter le dossier au début octobre. On devrait alors savoir si l’ensemble des accusés subira leur enquête préliminaire simultanément ou s’ils seront divisés en différents groupes, comme c’est le cas depuis le début des procédures.
Parmi les accusés, on retrouve Marc-Boris Saint-Maurice, de la Fondation Marijuana et pionnier de la lutte pour la légalisation du cannabis au Québec. Ce dernier a d’ailleurs affirmé que lui et ses collègues s’attendent à devoir livrer une «longue bataille» pour pouvoir reprendre leurs opérations. Compassion qui sont le plus durement touchés par leur fermeture. «Certaines personnes doivent désormais l’acheter dans la rue. De cette façon, tu ne sais jamais ce que tu vas avoir ni quand.» (Agence QMI)
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Publié le 04 septembre 2010 à 11h34 | Mis à jour le 04 septembre 2010 à 11h38
Clubs Compassion: les accusés pourront communiquer entre eux
Christiane Desjardins
La Presse
Les accusés de deux Clubs Compassion de Montréal pourront désormais communiquer entre eux. À la demande de la défense, la juge Louise Villemure a accepté, hier, de lever cette condition qui avait été imposée à une douzaine de personnes lors de leur mise en accusation, en juin dernier. Parmi elles se trouve la tête d'affiche Marc-Boris St-Maurice, fondateur du Bloc pot.
La procureure de la Couronne, Marilène Laviolette, a indiqué hier qu'elle ne s'était pas opposée au retrait de cette condition parce que les accusés des clubs de la rue Papineau et du boulevard Saint-Laurent avaient respecté leurs conditions et que ce sont des amis. Cette condition avait été imposée parce que le ministère public craignait que les clubs reprennent aussitôt leurs activités. Mais cela ne s'est pas produit, d'après Me Laviolette.
Gary Webber, fondateur de clubs semblables (Culture 420) qui avaient pignon sur rue à Lachine et sur l'avenue du Parc, a eu un traitement différent. Il a comparu jeudi au palais de justice de Montréal avec un coaccusé, Antonio Bramante. Ils sont accusés d'avoir enfreint, le 1er septembre, la condition qui leur interdisait de communiquer avec leurs coaccusés dans cette affaire. Ils ont été remis en liberté moyennant un dépôt de 500$.
Les Clubs Compassion, fondés il y a plusieurs années, et Culture 420, beaucoup plus récent, se présentent comme des endroits de distribution de marijuana à des fins thérapeutiques. C'est illégal, mais les autorités ont plus ou moins fermé les yeux sur ces activités dans les dernières années. C'est l'arrivée de Culture 420, à Lachine, qui a réveillé le chat qui dormait, en raison notamment des dérangements dont se plaignaient les voisins et de ses règles élastiques. M. Webber, le fondateur, ne cachait pas non plus son intention d'essaimer. Il projetait d'ouvrir une quinzaine de points de service en peu de temps, et de nombreux autres à plus longue échéance.
Les Clubs Compassion et Culture 420 fonctionnent tous de façon indépendante. Rappelons que, au mois de juin dernier, les policiers ont perquisitionné dans les quatre clubs de Montréal et que des accusations ont été portées contre leurs dirigeants et employés, mais non contre les clients.
Les deux Clubs Compassion retourneront devant le tribunal les 4 et 5 octobre tandis que Culture 420 sera de retour à la fin septembre. Les parties doivent décider si les enquêtes préliminaires seront faites séparément ou s'il n'y en aura qu'une seule. M. St-Maurice pense que les clubs ont fonctionné dans une «zone grise» et que c'est l'occasion de relancer le débat et de tirer les choses au clair. «La jurisprudence est de notre bord, dit-il. Ça va être une longue bataille (judiciaire), mais on regarde ça comme un investissement.»
















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