Il n'y aura plus d'un côté les toxicomanies des drogues légales et de l'autre illégales mais une seule appellation

Forums: 

Il n'y aura plus d'un côté les toxicomanies des drogues légales et de l'autre illégales mais une seule appellation : l'addictologie.

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20100824/217066/fr/Drogues-licites-et-il...

Pays Basque

Drogues licites et illicites : l'Anpaa et l'Arit s'unissent contre l'addiction
24/08/2010

Cyrielle BALERDI

L'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie et l'Arit (Centre de soins aux toxicomanes) ont désormais lié leur avenir, en se regroupant sous un même employeur. Comme le prévoit un décret de mai 2007, les centres de soins pour toxicomanes et alcooliques sont appelés à se regrouper sous une même structure : les CSAPA (Centres de Soins d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie).

Même si cette directive prévue par la loi a déjà donné lieu à la signature d'une convention entre quatre centres (Anpaa, Arit, Bizia et Suerte), prévoyant leur regroupement en un CSAPA unique sous trois ans, les deux associations avaient décidé de présenter un dossier dès 2009. Un dossier qui a d'ores et déjà obtenu le conventionnement du Ministère de la Santé.

Vers un centre unique

«On considérait cette loi sur les structures intervenant en addictologie comme une opportunité d'améliorer notre dispositif» a relaté M. Irazusta, président de l'Anpaa. «Nous avons donc fait des propositions aux associations et l'Arit a accepté. C'est une étape importante en addictologie sur l'alcool. Il n'y aura plus d'un côté les toxicomanies des drogues légales et de l'autre illégales mais une seule appellation : l'addictologie. C'est la fin de la séparation entre l'alcool et les drogues illicites.» Pour le centre Bizia, en revanche, les trois années prévues par la loi semblaient nécessaires pour se mettre en conformité avec le cahier des charges.

Si quelques points d'interrogations et de divergences subsistent, ils concernent pour l'essentiel l'orientation de ces centres, c'est-à-dire la conception qu'ils vont avoir des problématiques addictives et de leurs traitements. Mais sur le fond, à peu près tout le monde s'accorde sur l'intérêt de ce type de lieux aujourd'hui. «Jusqu'ici, les structures se superposaient. Il est intéressant de réformer un dispositif en millefeuilles sans se priver des compétences et des approches de chacun. Il n'est pas question de suivre un modèle de prise en charge unique» a expliqué M. Irazusta.

Du côté de Bizia, on met plutôt l'accent sur la lisibilité : «Il faut un regroupement, mais avec plus de clarté dans les pratiques. Il va falloir procéder à un inventaire de ce qui existe et le mettre en harmonie, pour que ce ne soit pas un simple rapprochement administratif. Nous devrons également songer aux lieux».

En attendant la création de ce CSAPA unique, l'Anpaa et l'Arit vont s'organiser conjointement afin de répondre à une autre demande de cette réforme, à savoir une meilleure répartition sur le territoire, avec l'ouverture d'ici la fin de l'année 2010 d'une antenne de consultation à Saint-Jean-Pied-de-Port.

Commentaires

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.