Drogues: plus de 10 milliards d'euros pour l'Etat français

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Zappiste: plein de nombres, de pourcentages, mais rien sur le nombre de morts, plus de 50,000 annuellement, ni des couts sociaux des maladies reliées au tabac.

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Les taxes sur le tabac vont rapporter plus de 10 milliards d'euros à l'Etat cette année
[ 13/08/10 - 01H00 - Les Echos - actualisé à 00:35:47 ] 1 commentaire(s)

Les ventes de cigarettes sont quasi stables depuis le 1 er janvier, alors que les prix avaient augmenté de 6 % en novembre 2009. Un élément positif pour les finances publiques, les industriels et les buralistes, mais les associations antitabac réclament des mesures plus dures pour faire reculer la consommation.

Tout le monde se frotte les mains, sauf les associations antitabac et le ministère de la Santé. Le dernier tableau de bord de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, paru fin juillet, fait état d'une baisse très limitée des ventes de cigarettes en volume (- 0,5 %) au premier semestre par rapport à la même période de 2009, à 27,2 milliards d'unités. Elle fait suite à une progression de 2,5 % en 2009 par rapport à 2008. Les ventes de tabac à rouler ont, elles, augmenté de 3,8 % depuis le 1 er janvier.

Cette stabilité globale du marché en volume au premier semestre survient alors que les prix des cigarettes avaient été relevés en moyenne de 6 % début novembre 2009, avec l'approbation du gouvernement. Résultat : le marché du tabac progresse vivement en valeur, et avec lui les marges des industriels, les revenus des buralistes et les droits de consommation encaissés par l'Etat et la Sécurité sociale. Les taxes sur le tabac devraient ainsi rapporter 10,2 milliards d'euros cette année (en hausse de 2,5 %), franchissant pour la première fois le seuil symbolique des 10 milliards d'euros, après 9,93 milliards d'euros en 2009 (+ 3,5 %) et 9,59 milliards d'euros en 2008 (+ 1 %).

Hausse des prix plus mesurée
En 2004, le gouvernement Raffarin avait, déjà, tablé dans son budget sur 10 milliards d'euros de recettes à la suite des très fortes augmentations de taxes qu'il avait décidées (plus de 30 % de hausses de prix). Mais le plongeon des volumes vendus avait abouti à une stagnation du marché en valeur, et les droits perçus avaient à peine dépassé 9 milliards. Tirant la leçon de cet épisode, les pouvoirs publics avaient ensuite gelé les prix (sous la pression des buralistes) et, depuis 2007, ils ont recommencé une politique de hausse de prix beaucoup plus mesurée. Avec des recettes en hausse régulière à la clef depuis trois ans.

Mais bien évidemment, cette stratégie est dénoncée par les associations antitabac, car elle ne permet pas de faire reculer les ventes, seulement de les stabiliser. Lors des discussions avec l'Elysée sur le nouveau plan cancer, à l'automne dernier, le ministère de la Santé avait poussé pour des gestes forts (Roselyne Bachelot proposait 10 % de hausse de prix par an pendant trois ans). Nicolas Sarkozy avait envisagé une hausse de 20 %, étalée sur trois ans, avant de trancher pour l'option minimale : une hausse de prix unique de 6 %. « Elle ne fera pas baisser la consommation et n'aura pour seul effet que de gonfler les marges d'une industrie fort prospère », dénonçait alors l'Alliance contre le tabac. Cette fédération d'associations voit aujourd'hui sa prédiction se réaliser.

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