Les conservateurs se tirent dans le pied

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Zappiste: L'ignorance c'est la force !

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Publié le 07 août 2010 à 05h00 | Mis à jour le 07 août 2010 à 05h00

Les conservateurs se tirent dans le pied

Raymond Giroux
Le Soleil

Juillet aura été pénible pour les conservateurs. La querelle sur le recensement a prouvé à ceux qui en doutaient encore la volonté de la droite réformiste de tout faire pour abolir l'État.

Seule une volonté féroce de détruire l'administration publique peut expliquer la décision irrationnelle de rendre le recensement volontaire.

Le ministre Stockwell Day, pour sa part, a fait un fou de lui cette semaine en découvrant dans son verre d'eau une augmentation des crimes non signalés.

Et cela au moment même où le très conservateur Conrad Black dénonce la politique américaine d'emprisonnement à outrance, et où The Economist consacre un long dossier de quatre pages assorti d'un éditorial condamnant lui aussi cette manie.

Pourtant, rien à faire, même isolés les conservateurs persistent et signent. Une fois coincé, l'un d'entre eux explique tout simplement que quelqu'un trafique les statistiques. Je vous épargne son nom, il va écrire au courrier des lecteurs.

M. Day, de retour sur le marché des gaffes, se plaint publiquement que les électeurs ignorent tout ce que le bon gouvernement conservateur fait pour eux.

Il oublie que son propre gouvernement se tire dans le pied en coupant le robinet de l'information pour le remplacer par des petites phrases stéréotypées dans de courts courriels.

Les médias, privés de sources sérieuses et compétentes, peuvent difficilement transmettre ce qu'ils ignorent. Et le public méprise avec raison les fades clichés des communiqués gouvernementaux tripotés par le bureau du premier ministre.

Résultat, avant même que le taux de chômage recommence à grimper, la cote du Parti conservateur avait chuté, enlevant à M. Harper toute envie de déclencher des élections.

Le premier ministre se laisse difficilement décrypter, une qualité, faut-il admettre, dans le cas d'un homme politique. Personne ne montre ses cartes à ses rivaux, et M. Harper, hier, a encore démontré sa maîtrise du jeu.

Officiellement, le premier ministre veut que le gouvernement fonctionne, a-t-il dit en annonçant ce qu'il décrit en traduction comme un «peaufinage» ministériel.

Et qu'a-t-il fait pour remplacer le démissionnaire Jay Hill à ce poste essentiel au fonctionnement des Communes?

Il nomme à ce poste un véritable agent provocateur, John Baird, le plus agressif de ses ministres. Ce dernier pratique une philosophie fort simple : dans la vie, il vaut mieux attaquer que se défendre.

M. Harper a dit de lui qu'il a «la réputation de faire avancer les choses». Vrai sans doute, mais aussi sans délicatesse aucune, et si comme il l'a dit, la vie du Parlement dépend «de la maturité et de la sagesse» de ses responsables, la sagesse a souvent épargné M. Baird.

Son chef lui a demandé «d'agir, d'écouter, de négocier». Que de bonnes intentions. Il devra aussi «forcer les choses de temps en temps».

Voilà qui promet des discussions chaleureuses dans un contexte minoritaire, et attendons-nous, malgré les assurances du premier ministre, à entendre le mot élections revenir dans le décor très rapidement.

Si M. Baird met le feu aux poudres, le gouvernement prétendra que l'opposition cherche à le faire tomber, ce qu'il souhaitera au plus au point si jamais le catastrophique sondage estival se révélait un simple coup de sang d'électeurs en vacances.

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http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jqBOU5J42hZ6eWj_PNK6D...

Disgraced mogul Conrad Black slams US justice system
(AFP) – 23 hours ago

MONTREAL — Disgraced former media baron Conrad Black, released from jail this month on a two-million-dollar bond, lashed out at the US justice system Saturday in a column written for Toronto's National Post.

"In my 28 months as a guest of the US government, I often wondered how my time in that role would end. I never expected that I would have to serve the whole term, though I was, and am, psychologically prepared to do so," he wrote in the piece that discussed his final hours behind bars.

"Now that I have learned more of the fallibility of American justice, which does convict many people, who, like me, would never dream of committing a crime in a thousand years," he wrote.

In his last day before heading home to his luxury compound in Palm Beach, Florida, Black said fellow prisoners from all walks of life came to his cell to make their farewells.

"The rehabilitated and unregenerate, the innocent and the guilty, and in almost all cases the grossly over-sentenced, streamed in steadily for hours," he wrote.

Black also spoke of seeing "the failure of the US War on Drugs, with absurd sentences, (including 20 years for marijuana offences, although 42 percent of Americans have used marijuana and it is the greatest cash crop in California)."

A trillion dollars, he noted, have been spent on the effort by US authorities, but the only result has been illegal substances in question being "more available and of better quality than ever, while producing countries such as Colombia and Mexico are in a state of civil war."

Black must remain in the United States after his release until he provides more details of his financial assets, a judge said earlier this month.

The former baron wants to return to Canada, where he was born, but must remain in the United States for now and is scheduled on August 16 for a hearing to provide additional financial details.

The 65-year-old had served more than two years of a six-and-a-half-year prison sentence. He is appealing his fraud conviction on the basis of a Supreme Court ruling in his favor last month.

Black once ran the world's third largest media empire with such titles as Britain's Daily Telegraph and the Chicago Sun-Times.

But he was forced to quit as head of the Hollinger holding company when he was charged with siphoning off millions of dollars from the firm, notably when it began divesting its Canadian and US publications in 2000.

Black and his associates were convicted of stealing 3.5 million dollars by awarding themselves tax-free bonuses from the newspaper sell-offs, without the approval of Hollinger's board. They were accused of skimming off some 60 million dollars in all between 1999 and 2001.

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