Drogue: Étude sur la dépression et la dépendance

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«Pour être classé comme grand buveur habituel, on doit avoir consommé cinq boissons alcoolisées ou plus au moins une fois par mois au cours de l'année précédente.»

Zappiste: houla ! Avoir consommé cinq boissons alcoolisées ou plus au moins une fois par mois, pour être classé comme GRAND buveur habituel.

Que signifie usage chronique de cannabis?

Les chercheurs ne proposent aucune définition unique d’usage

chronique, mais, règle générale, cette expression correspond à une

consommation hebdomadaire ou plus fréquente se produisant

sur plusieurs mois ou années et pouvant affecter la santé du

consommateur. D’autres termes sont souvent utilisés de façon

interchangeable avec usage ou consommation chronique,

dont forte consommation, usage fréquent, usage régulier,

consommation à long terme, abus et dépendance.

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http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/050817/dq050817c-fra.htm

17 août 2005
Étude : Dépression et dépendance à l'alcool chez les grands buveurs

2000-2001
Selon une nouvelle étude, un peu moins du quart des hommes et des femmes au Canada qui étaient considérés comme ayant une dépendance à l'alcool en 2001 avaient souffert de dépression à un moment donné l'année précédente.

L'étude, qui repose sur des données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2000-2001, examine le rapport entre la dépendance à l'alcool et la dépression dans un échantillon représentatif à l'échelle nationale d'hommes et de femmes âgés de 18 ans et plus que l'on considère comme de grands buveurs.

Peu d'études au Canada ont déjà examiné ce rapport. Les deux troubles sont considérés comme entraînant des coûts considérables sur le plan social et économique ainsi que sur celui de la santé.

Cette étude, qui a été publiée récemment dans la revue Social Science and Medicine, a permis d'établir que la majorité des grands buveurs habituels, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes, n'avaient pas de dépendance à l'alcool.

Toutefois, le niveau de consommation d'alcool des quelque 427 000 grands buveurs habituels laissait supposer que ces personnes avaient une dépendance à l'alcool. À l'intérieur de ce groupe, environ 24 %, soit près de 105 000 hommes et femmes, avaient souffert de dépression à un moment donné au cours de l'année ayant précédé l'entrevue de l'enquête.

Les femmes qui étaient considérées comme ayant une dépendance à l'alcool étaient presque deux fois plus susceptibles d'avoir connu au moins un épisode dépressif que les hommes.

L'étude a fait ressortir une probabilité élevée de dépendance à l'alcool chez les personnes classées comme grands buveurs habituels qui ont connu un épisode dépressif majeur. Même lorsque d'autres facteurs sont pris en compte, un épisode dépressif constitue un facteur de risque indépendant en ce qui a trait à la dépendance à l'alcool.

Les hommes et les femmes déprimés étaient environ 3,5 fois plus susceptibles d'être considérés comme ayant une dépendance à l'alcool que les personnes n'ayant pas souffert d'épisode dépressif.

Les résultats montrent en outre qu'un degré élevé de stress perçu était systématiquement lié à la probabilité conjointe de dépression et de dépendance à l'alcool.

L'étude a démontré que les hommes étaient plus de deux fois plus susceptibles d'être de grands buveurs habituels que les femmes. Toutefois, les hommes et les femmes classés comme grands buveurs habituels étaient à peu près également susceptibles d'être considérés comme ayant une dépendance à l'alcool.

Pour être classé comme grand buveur habituel, on doit avoir consommé cinq boissons alcoolisées ou plus au moins une fois par mois au cours de l'année précédente.

Une cote correspondant à la dépendance à l'alcool a été calculée à partir d'un ensemble de symptômes, y compris l'ivresse ou les suites d'un excès d'alcool au travail, à l'école ou en prenant soin des enfants, les comportements à risque découlant de l'ivresse ou des suites d'un excès d'alcool, ou encore un désir persistant d'alcool.

L'Organisation mondiale de la santé a estimé que les coûts économiques des problèmes liés à l'alcool au Canada se chiffraient à 18,4 milliards de dollars américains, soit 2,7 % du produit intérieur brut.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3226.

L'article Depression and alcohol dependence among heavy drinkers in Canada a été publié dans la revue Social Science and Medicine. Le résumé est offert en ligne par l'entremise de PubMed (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez).

Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Marie P. Beaudet au (613) 951-7025 (beaumar@statcan.gc.ca), Division de la statistique de la santé.

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