Quand la dépression guette.

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Zappiste: on dirait les statistiques pour le cannabis:
la grande majorité des ados, soit plus de 90 %, naviguaient normalement sur le web. Une petite partie toutefois, soit 6,2 % d'entre eux, ont été identifiés comme des internautes pathologiques, alors que seulement 0,2 % ont été classés comme des internautes gravement pathologiques.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2010/08/03/003-internet-depen...

Dépendance à Internet
Quand la dépression guette
Mise à jour le mardi 3 août 2010 à 16 h 25

La dépendance au web peut mener les adolescents à la dépression, estiment des chercheurs australiens et chinois.

Selon eux, les jeunes qui sont accros à Internet sont deux fois et demie plus enclins à la dépression que leurs pairs naviguant d'une manière normale.

Les Drs Lawrence Lam, de l'Université de Sydney, et Zi Weng-Peng, de l'Université Sun Yat-Sen, ont suivi 1041 adolescents de 13 à 18 ans afin d'identifier les utilisateurs pathologiques du web et d'observer leurs comportements.

Les résultats de l'étude montrent que la grande majorité des ados, soit plus de 90 %, naviguaient normalement sur le web.

Une petite partie toutefois, soit 6,2 % d'entre eux, ont été identifiés comme des internautes pathologiques, alors que seulement 0,2 % ont été classés comme des internautes gravement pathologiques.

L'état psychologique des jeunes a été réévalué neuf mois plus tard.

Les scientifiques ont alors constaté que ceux qui utilisaient le web d'une manière incontrôlée ou déraisonnée étaient environ deux fois et demie plus nombreux que les autres à être susceptibles de s'enfoncer dans la dépression.

Ce résultat porte à croire que les jeunes gens qui n'ont à la base aucun problème de santé mentale mais qui naviguent de manière pathologique pourraient sombrer dans la dépression en raison de leur dépendance à Internet.

— Auteurs

Le détail de ces travaux est publié dans les Archives of Pediatric and Adolescent Medicine.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

http://archpedi.ama-assn.org/cgi/content/short/2010.159

Effect of Pathological Use of the Internet on Adolescent Mental Health

A Prospective Study

Lawrence T. Lam, PhD; Zi-Wen Peng, MSc

Arch Pediatr Adolesc Med. Published online August 2, 2010. doi:10.1001/archpediatrics.2010.159

Objective To examine the effect of pathological use of the Internet on the mental health, including anxiety and depression, of adolescents in China. It is hypothesized that pathological use of the Internet is detrimental to adolescents' mental health.

Design A prospective study with a randomly generated cohort from the population.

Setting High schools in Guangzhou, China.

Participants Adolescents aged between 13 and 18 years.

Main Exposure Pathological use of the Internet was assessed using the Pathological Use of the Internet Test.

Outcome Measures Depression and anxiety were assessed by the Zung Depression and Anxiety Scales.

Results After adjusting for potential confounding factors, the relative risk of depression for those who used the Internet pathologically was about 2 times (incidence rate ratio, 2.5; 95% confidence interval, 1.3-4.3) that of those who did not exhibit the targeted pathological internet use behaviors. No significant relationship between pathological use of the Internet and anxiety at follow-up was observed.

Conclusions Results suggested that young people who are initially free of mental health problems but use the Internet pathologically could develop depression as a consequence. These results have direct implications for the prevention of mental illness in young people, particularly in developing countries.

Author Affiliations: School of Medicine, Sydney, and the University of Notre Dame, Fremantle, Australia (Dr Lam); and Department of Psychological Education of Elementary School and Secondary School, Ministry of Education, and the School of Public Health, SunYat-Sen University, Guangzhou, Guangdong Province, China (Mr Peng).

COMMENTAIRE:

Envoyé par mlamoureux

3 août 2010 à 17 h 19 HAE

Lisez bien l'article qu'on nous présente.

"deux fois et demie plus nombreux que les autres à être susceptibles de s'enfoncer dans la dépression"

Ça ne dit pas: deux fois plus de dépressions diagnostiquées. Ça dit plutôt: on pense que peut-être vous avez plus de chance de faire une dépression.

Qu'on constate une certaine détérioration, c'est une chose, que cela prédise des dépressions, c'en est une autre.

On ne nous dit rien du tout sur ce qui est fait sur internet par ces adolescents. L'internet en soi, ça ne veut pas dire grand chose. On peut y lire ses nouvelles, regarder la météo, jouer à des jeux, envoyer des courriels, chatter la nuit pour espérer l'âme soeur, magasiner des ventilateurs chez Wal-Mart ou Canadian Tire. Rare sont les personnes aujourd'hui qui n'ont pas recours à l'internet pour le travail.

La dépendance à internet, c'est un concept complètement vide de sens. C'est aussi con que de dire que parler au téléphone peut mener à la dépression ou que faire des casse-tête seul chez soi peut rendre dépressif. Quand j'étais ado, il n'y avait pas d'internet, et il y avait des dépressifs quand même, et il y en aurait quand même si internet disparaissait. Avant, bien des gens avaient un journal intime. Aujourd'hui, elles ont une page sur facebook ou ailleurs, et on peut y suivre leurs états d'âme au quotidien. La dépendance affective s'exprime par bien des moyens, mais ce n'est pas l'outil qui rend dépendant. Internet n'est pas une substance inhalée! L'internet rend certaines choses plus visibles, ce qui donne l'impression qu'il y a un phénomène nouveau, c'est tout.

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