"Les" collégiens s'expriment sur les dangers des drogues...

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"Les" collégiens s'expriment sur les dangers des drogues
Les réflexions de Kévin, Fabrice, Mathilde, Teddy:
- On vous remercie, Madame et on vous félicite d'avoir bien voulu nous parler
de votre enfant Julien, mort à la suite d'une overdose.
- Il faudrait beaucoup plus de bénévoles comme vous
- Je ne pensais pas que la drogue pouvait engendrer tant de violence
- On se détruit, mais on détruit aussi sa famille et ceux qu'on aime
- Les amis s'éloignent et on ne veut plus travailler

Zappiste: Les dangers ! De la consommation ou de l'abus et de quels produits illicites ?
Les overdoses mortelles ne concernent pas tous les produits illicites.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Calais/actualite/Secteur_Calais/2010/...

Les collégiens s'expriment sur les dangers des drogues
vendredi 15.01.2010, 05:03 - La Voix du Nord

| SAINT-PIERRE |
Il n'est pas fréquent que des intervenants quittent la classe sous les applaudissements des élèves. ...

C'est la belle aventure arrivée aux responsables du projet, « Bien être, mal être », conduit par Sandrine Delmaire, infirmière au collège les Dentelliers, le gendarme Dondi et Micheline Marque, porteurs de témoignages bouleversants.

Les réflexions de Kévin, Fabrice, Mathilde, Teddy, collégiens de 4e, sont plus édifiantes que tous les discours. « On vous remercie, Madame et on vous félicite d'avoir bien voulu nous parler de votre enfant Julien, mort à la suite d'une overdose. Il faudrait beaucoup plus de bénévoles comme vous. Je ne pensais pas que la drogue pouvait engendrer tant de violence. On se détruit, mais on détruit aussi sa famille et ceux qu'on aime. Les amis s'éloignent et on ne veut plus travailler. » Les élèves du collège Les Dentelliers ont adhéré au projet de Sandrine Delmaire, depuis la rentrée de septembre. Dès le printemps, ils seront conviés à une pièce de théâtre, sur les conduites addictives, Titoun. •

Renseignements : association Julien 06 07 03 63 81, Micheline Marque

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http://www.calais.maville.com/actu/actudet_-La-mort-d-un-fils-l-experien...

La mort d'un fils, l'expérience d'une mère
dimanche 18 octobre 2009

Micheline Marque veut utiliser son expérience pour aider les proches de toxicomane. :

La Calaisienne Micheline Marque a créé récemment l'association Julien pour lutter contre le phénomène de la toxicomanie, une dépendance qui a causé la mort d'un de ses fils.

« Je m'étais fait la promesse de témoigner avec mon fils Julien, une fois qu'il serait sorti de son problème de toxicomanie » : Micheline Marque, n'aura pas l'occasion de le faire mais, un an après la disparition de son enfant, elle a décidé de tenir cette promesse en sa mémoire.
L'association Julien est une association de type 1901, dont les statuts ont été déposés il y a quelques semaines. Elle se compose de sept membres venus de différents horizons. Parmi eux, on retrouve une responsable pédagogique, une infirmière cadre de soins : « Ce que nous voulons faire, c'est être à l'écoute des gens, faire de la prévention. » La motivation de la Calaisienne est née d'un drame personnel : son garçon est décédé en septembre 2008 d'une overdose. L'association porte son nom, évidemment, mais son surnom de Markus n'est pas loin : « Il était tellement connu sous ce nom-là ».

« Neuf ans d'expérience »
Un an après sa disparition, la maman a décidé de franchir le pas et de porter son témoignage et son expérience auprès de ceux qui sont eux aussi touchés par le problème de la dépendance. « J'ai neuf ans d'expérience », lâche-t-elle. Julien, son fils est tombé dans la toxicomanie tout juste après sa majorité.
Pour Micheline Marque, il n'était pas question dès le départ de faire cavalier seul : « Une association ne peut pas travailler toute seule, il faut fonctionner en réseau ». Elle a déjà noué des contacts avec la communauté d'agglomération du Calaisis, et plus particulièrement le CISPD (contrat intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance). La Calaisienne a déjà échangé avec l'association Michel, une grosse structure dunkerquoise. Elle a aussi d'autres projets comme des soirées-débats à l'Alhambra.
« J'ai déjà travaillé avec le Frad (formateur relais anti-drogue) Michel Dondi, de la compagnie de gendarmerie de Calais, raconte-t-elle (lire plus bas). J'ai eu l'occasion de rencontrer des élèves d'un lycée professionnel en novembre dernier. Ça s'est très bien passé, en même temps, j'ai été frappée par leurs réactions. Certains trouvaient bizarre que je vienne témoigner devant eux ». La séance a permis à la maman de se rendre compte que les jeunes étaient plutôt bien informés : « A 15 ans, ils savent déjà beaucoup de choses sur les stupéfiants. Mais, même s'ils sont informés, il y a toujours un risque ».
Micheline Marque a pris la pleine mesure des chiffres communiqués par l'OFDT (l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies). En 2008, les jeunes sont 7,3 % à se déclarer consommateur régulier de cannabis, soit une baisse de 25 % par rapport au niveau observé 8 ans plus tôt, indique un rapport récent de L'OFDT. La statistique n'en reste pas moins importante : « Quand on voit des chiffres pareils, c'est alarmant. On parle plus facilement de surdose que d'overdose, c'est-à-dire du mélange de différents produits. C'est comme ça que mon fils est parti ».
La maman souffre de regarder la rubrique des faits divers tous les jours dans la presse, avec la crainte d'y retrouver un jeune qui côtoyait son propre fils : « Récemment encore, un de ses copains vient de se prendre une peine de prison, un garçon que je connais ». Dans le passé, lire le propre nom de son fils dans la presse n'a pas été un moment facile. « Je pense d'abord à sa famille, je pense à la douleur de ses frères qui essaient de l'aider à s'en sortir ».
Micheline Marque sait déjà que son message peut passer auprès des proches des toxicomanes, plutôt que les toxicomanes eux-mêmes : « Nous avons deux axes de travail principaux : d'abord intervenir en milieu scolaire, auprès des jeunes ; ensuite être à l'écoute des familles ».

« Faire changer les regards »
La Calaisienne s'est forgée une expérience douloureuse : « Quand on est concerné soi-même, on est confronté à un gros problème de solitude. J'ai frappé à toutes les portes, les médecins, les psychanalystes,... J'ai été exclue de ma propre famille. Nous avons même déménagé.
Dans l'ancien quartier où nous habitions ». Le poids des regards. C'est d'ailleurs un des challenges que se fixe Micheline Marque, faire changer le regard des gens : « Un toxico, c'est aussi un enfant. Je repense au temps que ça m'a pris d'accepter que mon fils était toxicomane, ça laisse des séquelles. Un toxicomane, quand il donne l'impression d'être bien, c'est qu'il est au plus mal. C'est quand il a l'air mal en point, qu'il essaie de s'en sortir. » Elle en a tiré des leçons : « Pour moi, la solution ne peut pas venir de la famille. Un toxicomane, ça détruit la cellule familiale.
Mettre son enfant dehors, c'est quelque chose de terrible. Mais quand il reste au sein de la famille, c'est une vie de dingue pour tout le monde . Je veux faire profiter les autres de mon expérience. Par exemple, je ne comprenais pas pourquoi les petites cuillers disparaissaient de ma cuisine, les odeurs bizarres. Jamais je ne me serais imaginée que mon fils serait toxicomane. » Son but est évident, éviter aux autres son parcours du combattant : « Je crois que je peux aider d'abord l'entourage. Si j'arrive à sauver une autre famille, j'aurais réussi. » Jean-François DUQUENE
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Zappiste:
Personnellement quand je lis:
«En 2008, les jeunes sont 7,3 % à se déclarer consommateur régulier de cannabis,
soit une baisse de 25 % par rapport au niveau observé 8 ans plus tôt,
indique un rapport récent de L'OFDT.» je ne trouves pas ça alarmant.

Elle, Micheline Marque, a subi un des effets pervers de la propagande haineuse
le lavage de cerveau, mensonge, désinformation, marginalisation
des prohibitionnistes, politiciens, policiers, journeaux à sensation etc.
envers des consommateurs de produits illicites.

«« Faire changer les regards »
La Calaisienne s'est forgée une expérience douloureuse :
« Quand on est concerné soi-même, on est confronté à un gros problème de solitude.
J'ai frappé à toutes les portes, les médecins, les psychanalystes,...
J'ai été exclue de ma propre famille. Nous avons même déménagé.
Dans l'ancien quartier où nous habitions ».
Le poids des regards. C'est d'ailleurs un des challenges que se fixe Micheline Marque,
faire changer le regard des gens : « Un toxico, c'est aussi un enfant.
Je repense au temps que ça m'a pris d'accepter que mon fils était toxicomane, ça laisse des séquelles...»

Quand elle ajoute à « Quand on voit des chiffres pareils, c'est alarmant»
après des statistiques concernant
la diminution de consommation régulière de cannabis à 7,3% pour 2008:
«On parle plus facilement de surdose que d'overdose,
c'est-à-dire du mélange de différents produits. C'est comme ça que mon fils est parti ».

Bein moi c'est sa réaction que je trouves alarmante
et qui peut contribuer à nuire
à ce qu'elle veut challenger soit "le poids du regard",
sur les consommateurs, les "toxicos" et leurs familles.

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