Désinformation et propagande

Le 26, 27 et 28 octobre dernier, La Presse publiait une série d'articles sur le « fléau » de la drogue dans les écoles. Sous prétexte de tracer un portrait du dit « fléau », les journalistes Catherine Handfeild, Émilie Côté et Ariane Lacoursière accumulaient les cas extrêmes et douteux pour servir leur propos, contrevenant ainsi aux règles fondamentales de la responsabilité de la presse, telles que définies par le Conseil de presse du Québec, qui condamne le sensationnalisme.

Emily Murphy, mère de la prohibition au Canada

De son vivant, Emily Murphy (1868-1933) fut une activiste qui a défendu avec acharnement les droits des femmes. Elle fut nommée magistrat de police dans la ville d'Edmonton en 1916 et devint la première juge de sexe féminin de tout l'Empire britannique. Elle est désormais immortalisée sur le billet de 50 dollars, ainsi que sous forme de statue devant l'édifice du Parlement canadien à Ottawa, en compagnie de quatre autres militantes féministes connues sous le surnom des « Célèbres cinq ».

Le Programme Cisaille est un plan mis sur pied par la Sûreté du Québec (SQ) en 1999 afin de « lutter contre l’expansion de la production et du trafic de marijuana ». Il vise principalement « la déstabilisation des organisations criminelles qui dirigent les activités de production et de distribution de marijuana ».

La décriminalisation signifie que le législateur retire le comportement de la « compétence » du système de justice criminelle. La dépénalisation signifie la modification de la peine imposée, comme c’est le cas avec le projet de loi C-17.

Les Zamaricains, eux-autres ils l’ont pas l’affaire !

Le mois dernier, nous avons vu que la démonisation du cannabis par la désinformation policière et médiatique discrédite totalement les autorités quand vient le temps de mettre les jeunes en garde contre les drogues mortelles. Nous avons aussi vu qu’une étude de marketing commandée par Santé Canada à une filiale de la multinationale WPP, une des plus grandes agences de publicité au monde, avait été faussement qualifiée par les médias d’étude « de » Santé Canada, laissant croire qu’il s’agissait d’une étude scientifique. De plus, ces mêmes médias ont rapportés certaines conclusions choisies soutenant le discours alarmiste prohibitionniste, alors que d’autres conclusions contredisant les premières ont été ignorées.

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