Le Parlement du Queensland a adopté à l’unanimité une loi visant à autoriser l’utilisation du cannabis thérapeutique, pour des patients atteints de certaines maladies, et ce qu’importe l’âge...

http://www.lepetitjournal.com/brisbane/brisbane/actu-australie/260025-le...

CANNABIS MÉDICAL – Le Queensland ouvre la voie à l’Australie

Le Parlement du Queensland a adopté à l’unanimité une loi visant à autoriser l’utilisation du cannabis thérapeutique et ce qu’importe l’âge des patients.

La législation du Queensland à propos du cannabis est la plus avant-gardiste d’Australie depuis mercredi soir, date de l’adoption à l’unanimité par le Parlement d’une nouvelle loi plus souple en la matière. Elle ouvre une voie pour des patients atteints de certaines maladies, d’accéder à des traitements à base de cannabis après prescription par un médecin.

Loin de faire du Sunshine State un nouveau Woodstock à la dimension étatique, cette réforme donne une plus grande largesse aux professionnels médicaux et notamment aux oncologues et aux neurologues pédiatriques qui étaient jusqu’ici placés dans une situation d’impuissance face à certaines affections (tumeurs au cerveau…). La réforme y pallie dorénavant en leur ouvrant la possibilité de prescrire sous certaines conditions des substances cannabinoïdes, et ce, qu’importe l’âge du patient.

Nul doute que les histoires de familles déchirantes ont pesé dans la balance de cette réforme. Parmi elles, celle de Rumer Rose, décédée en mai dernier à l’âge de quatre ans des suites d’un Neuroblastome. Son père, Adam Koessler avait tenté de soulagé ses symptômes en utilisant de l’huile de cannabis et avait été condamné par les tribunaux à 500$ d’amende et à deux ans de mise à l’épreuve.

L’histoire de cette petite fille que les médias surnommaient : « la princesse guerrière » et de son père avait défrayé la chronique et fait réagir à travers le Queensland et ce même dans la classe politique. En prenant acte de l’aspect injuste de la législation, le gouvernement travailliste a décidé qu’il fallait agir.

Cette nouvelle médication ne concernera pas seulement les patients en soin palliatif. A ce titre, Annastacia Palaszczuk, Premier du Queensland expliquait que son gouvernement avait été « très touché par des histoires de familles dans lesquels des jeunes enfants épileptiques souffraient quotidiennement de crises menaçant leurs vies » et que de telle manifestation pouvaient être corrigée par l’utilisation de cannabis.

Pour la représentante de l’Etat : « cette loi fournit un cadre règlementaire transparent et robuste pour gérer l’accès au cannabis médical ». Plutôt que de passer par la filière illicite comme fût forcé de le faire le père de la petite Rose, les patients et leurs proches pourront profiter d’un encadrement étatique plus à même de les protéger.

De son côté, le Ministre de la Santé, Cameron Dick a confié que le Queensland menait l’Australie sur le chemin du cannabis thérapeutique d’une manière « sûre et contrôlée ». En effet, le gouvernement n’a pas lésiné sur les leviers de protections : « l’usage du cannabis médical sera intégré dans le plan de traitement de chaque patient sera supervisé par un médecin qui assurera une surveillance optimale de son état de santé ».

La loi devrait entrer en application dans les prochains mois afin de parfaire l’arsenal juridique sur cette question. En effet, en 2015, le Queensland était devenu le premier Etat australien à permettre l’accès des patients à ces produits (mais de manière assez restrictive).

Cette réforme devrait ainsi ouvrir la voie aux autres Etats de l’île-continent, notamment aux NSW et au Victoria qui devaient prendre part en mai dernier à l’élaboration et à l’application de cette réforme.

A préciser tout de même que : ni l’usage récréatif du cannabis, ni sa culture pour usage thérapeutique ne sont concerné par cette légalisation.

MP (lepetitjournal.com/brisbane), jeudi 13 octobre 2016.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.