Cannabis: Une Gaspésienne productrice en chef de cannabis médicinal. La Gaspésie aurait besoin de produire cette ressource renouvelable et inépuisable...

Zappiste: La Gaspésie aurait besoin de cette ressource renouvelable et inépuisable !

Contrairement à la pêche la surpêche qui a épuisé éliminé certaines espèces de poissons en plus de provoquer des pertes d’emplois et la fermeture d’usines de transformation qui étaient dans chaque village en plus d’une église.

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Une Gaspésienne productrice en chef de cannabis médicinal

Jean-Philippe Thibault gas.redaction@tc.tc

Publié le 17 novembre 2015

Avec la récente élection du gouvernement libéral, les emplois dans le domaine de la culture du cannabis ont momentanément pris du galon, avec les intentions avouées du premier ministre Justin Trudeau de vouloir légaliser l'usage récréatif de cette drogue douce.

Au lendemain des élections, la plupart des sociétés spécialisées dans ce secteur ont d'ailleurs vu le cours de leurs actions monté en flèche. Début octobre, Tilray était l'une des 26 entreprises autorisées par Santé Canada à produire légalement du cannabis médicinal et en date du mois d'avril, elle avait investi 25 millions de dollars dans ses installations de 60 000 pieds carrés basées à Nanaimo, en Colombie-Britannique, employant 140 personnes et cultivant 30 000 plants.

Et depuis le mois de juin, c'est une Gaspésienne qui est en charge de cette imposante culture. Françoise Lévesque, originaire de Saint-Alexis-de-Matapédia, est ainsi productrice en chef de l'agronomie chez Tilray et le défi de faire pousser à grande échelle cette plante encore méconnue est un défi qui la passionne au plus haut point.

« C'est une plante comme une autre, mais que je n'avais jamais osé faire pousser de peur de perdre ma licence d'agronome », avoue-t-elle en riant.

« Plus sérieusement, c'est une plante que je ne connaissais pas. Ce n'est pas connu au niveau scientifique en terme agronomique car il n'y a pas de publications qui ont été faites, comme c'est illégal. Aucun chercheur n'a jamais fait de recherches en termes de compréhension de production de biomasse ou de production de fleurs. Il y a bien quelques publications, mais rien d'applicable à grande échelle. Il faut construire nos propres recettes de fertilisation à partir des engrais isolés. C'est quand même un gros défi et on a aussi à travailler avec une équipe médicale. Il faut essayer de comprendre la production de la plante elle-même tout en allant chercher les composés médicaux souhaités par le monde de la médecine. Il faut gérer les deux de façon rentable. C'est vraiment passionnant et je me retrouve comme une pionnière dans tout ça. »

Un rêve de jeunesse

Diplômée en Agronomie de l'Université Laval, Mme Lévesque cumule plus de 20 ans d'expérience dans le domaine, dont 10 années pour l'entreprise Pacific Regeneration Technologies, le plus grand producteur nord-américain de plants forestiers cultivés en pots. Également détentrice d'une maitrise en Physiologie végétale de l'Université de la Colombie-Britannique, la Gaspésienne s'est rapidement intéressée à la production à grande échelle.

Lorsqu'elle était plus jeune, elle a bien effectué un bref séjour de deux ans en Turquie avec son conjoint pour œuvrer dans l'enseignement, mais après un saut en Chine pour travailler au développement de la pivoine pour une compagnie québécoise, son amour des plantes a rapidement repris le dessus et elle n'a plus quitté le monde de l'agronomie depuis ce temps. Les vertus thérapeutiques de la marijuana faisant maintenant pratiquement consensus, le fait de pouvoir travailler dans un secteur d'activités émergent pouvant allier sa passion et le mieux-être des patients est d'ailleurs un enjeu qui la stimule au quotidien.

« Ça faisait partie de mes rêves de jeunesse de partir dans l'Amazonie pour retrouver des plantes médicinales qui permettraient un soulagement des patients plus doux que la chimie des pilules fabriquées en industrie. Ça termine bien une carrière je trouve. Mais au final, ça ne me dérange pas que ce soit du cannabis médicinal ou autre chose. C'est ce qu'on a à faire avec les plantes qui m'intéresse, en plus de développer les meilleurs programmes possibles », conclut Mme Lévesque.

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