Berne - L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a fait analyser l'utilisation médicale du cannabis.

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Applications médicales du cannabis

Berne, 23.06.2015 - L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a fait analyser l'utilisation médicale du cannabis. Cette substance déploie des effets positifs, en particulier dans la lutte contre les douleurs chroniques ou liées à un cancer et les spasmes causés par la sclérose en plaque. Ces résultats seront désormais pris en compte lors de l'octroi d'autorisations exceptionnelles.
La consommation de cannabis est interdite en Suisse. Cependant, l'OFSP peut accorder des autorisations exceptionnelles pour des utilisations médicales limitées. Afin de mieux cibler encore ces autorisations, l'office a commandé une étude systématique des effets positifs et négatifs de cette substance lorsqu'elle est utilisée à des fins médicales.

Cette méta-analyse, qui comprend aussi un volet statistique, porte sur 79 essais cliniques effectués avec plus de 6000 sujets. Elle arrive à la conclusion que la consommation de cannabis atténue certains symptômes, mais les statistiques ne confirment pas toutes les indications étudiées. L'effet positif est bien étayé pour les neuropathies chroniques, les douleurs liées à un cancer, les spasmes provoqués par la sclérose en plaque, la nausée causée par la chimiothérapie, la perte de poids chez les sidéens, les troubles du sommeil et le syndrome de Gilles de la Tourette. Par contre, le cannabis déploie le moins d'effet sur les symptômes d'anxiété. Les effets secondaires constatés à court terme étaient, par exemple, la sécheresse buccale, la fatigue, la nausée et la somnolence.

Les résultats de cette étude montrent que le cannabis renferme un potentiel thérapeutique prometteur dans l'ensemble. L'OFSP en tiendra désormais compte lors de l'octroi d'autorisations exceptionnelles.

Adresse pour l'envoi de questions:
OFSP, service de presse, tél. 058462 9505 ou media@bag.admin.ch

Auteur:
Office fédéral de la santé publique
Internet: http://www.bag.admin.ch

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Zappiste: étrange que le cannabis soit utile contre des nausées et des vomissements provoqués par la chimiothérapie
et que l’on dise qu’il peut occasionner des vomissements...

On en demande beaucoup plus aux cannabis, sans dose mortelle, qu’à plusieurs médicaments chimiques
qui même ayant été approuvé ont causé des morts et des effets secondaires pire que la maladie...

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/06/24/23883-preuves-moderees-lef...

Preuves modérées de l'efficacité du cannabis thérapeutique
Mots clés : cannabis, marijuana, Sativex
Par figaro iconPauline Fréour - le 24/06/2015

Les vérifications scientifiques de l'efficacité du cannabis pour soigner douleurs, spasmes, nausées ou insomnie restent inégales, estiment des chercheurs.

La consommation de cannabis pour traiter des douleurs ou des troubles médicaux est interdite en France mais la pratique est autorisée dans plusieurs pays du monde, notamment aux Etats-Unis qui vient d'enregistrer une vague de libéralisation en ce sens. Vingt-trois Etats, dont la Californie et le Colorado, permettent désormais de fumer, manger ou inhaler de la marijuana sur ordonnance. Pourtant, l'efficacité thérapeutique du cannabis est limitée voire parfois incertaine, rapporte une étude internationale s'appuyant sur l'analyse de 79 tests cliniques.

L'analyse des essais, sur un total cumulé de 6.500 participants, suggère que ce psychotrope entraîne une amélioration variable selon les symptômes, mais qu'aucun des tests cliniques ne parvient à démontrer les bienfaits médicaux du cannabis avec le degré de certitude que l'on exigerait d'un médicament conventionnel.

Risque de psychoses
Les auteurs constatent ainsi que l'efficacité du cannabis pour traiter des douleurs neuropathiques chroniques et les spasmes provoqués par la sclérose en plaques présente un niveau de preuve «moyen». Il passe à «faible» pour l'amélioration des nausées et des vomissements provoqués par la chimiothérapie, le gain de poids des personnes séropositives, l'insomnie ou le syndrome de Tourette. Quant à l'anxiété et à la dépression, aucune amélioration n'a été constatée.

Cette analyse publiée dans la revue Jama montre également un risque accru de plusieurs effets secondaires, dont certains graves. Les plus fréquents sont des étourdissements, la bouche sèche, la nausée, la fatigue, la somnolence, l'euphorie, des vomissements, la désorientation, la confusion, la perte d'équilibre et des hallucinations. «Par ailleurs, il y a un risque multiplié au moins par 2 de voir apparaître plus tard une psychose en cas de consommation régulière de cannabis à un jeune âge», rappelle le Pr Deepak Cyril D'Souza (Université de Yale), auteur d'un commentaire sur l'étude dans la même revue. Le cannabis aggrave aussi les troubles chez les personnes souffrant déjà d'une maladie psychiatrique.»

Les chercheurs n'ont découvert aucune différence nette entre les différents types de cannabinoïdes, ces substances actives contenues dans la marijuana, ni entre les modes d'administration. Il existe quelque 100 cannabinoïdes dans la plante de cannabis.

«Zone grise»
Le cannabis thérapeutique «n'est pas un médicament miracle mais il a certainement du potentiel», concluent les auteurs. Il est toutefois nécessaire «d'effectuer des essais cliniques de grande ampleur et solides pour confirmer les effets des cannabinoïdes», poursuivent-ils.

Dans une interview mise en ligne sur le site de la revue Jama, l'un des auteurs de l'étude, le Dr Kevin Hill, souligne que cette absence de preuve et le statut particulier du cannabis thérapeutique - qui est autorisé par certains Etats mais toujours illégal aux yeux du gouvernement fédéral et donc de l'agence du médicament la FDA - placent les médecins prescripteurs dans une situation inconfortable. «La marijuana thérapeutique se trouve dans une zone grise et cela a des conséquences en termes de contrôle de qualité. Si l'on ajoute à cela l'absence de preuves scientifiques, beaucoup de médecins hésitent à prendre la responsabilité de le prescrire. Nous sommes dans une situation où la politique est en avance sur la science, et je ne suis pas sûr que ce soit bon», explique-t-il.

En France, seul un médicament à base d'un cannabinoïde, le Sativex, est autorisé depuis un an pour traiter les spasmes de la sclérose en plaques mais il n'est pas encore disponible en raison de désaccords sur son prix entre le fabricant et les autorités.

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