Syndicat de la magistrature: l'abrogation de la loi de 70, la dépénalisation, la production de cannabis à usage personnel.

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Syndicat de la magistrature: l'abrogation de la loi de 70, la dépénalisation et la production de cannabis à usage personnel.

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Drogues: des élus et responsables associatifs pour une nouvelle politique

PARIS - Ouverture de salles de consommation de drogues, échange de seringues en prison, dépénalisation du cannabis : des élus, responsables associatifs, acteurs de terrain, magistrat et sociologue ont réclamé jeudi à Paris une nouvelle politique en matière de drogues.

Lors des 4e Rencontres nationales de la réduction des risques liés à l'usage de drogues, qui se tiennent jusqu'à vendredi dans le XIXe arrondissement, les différents intervenants ont demandé qu'on sorte de l'omerta, selon les mots du président de Serge Longère, président de l'AFR (Association française pour la Réduction des risques liés à l'usage de drogue), organisatrice des rencontres.

Vous avez les yeux rivés sur les sondages d'opinions, a-t-il regretté, en demandant au gouvernement d'avoir le courage de passer à l'action.

Comme beaucoup d'intervenants, il a regretté que la politique actuelle soit toujours régie par la loi de 1970, qui considère l'usager de drogues comme un individu malade mais également comme un délinquant, puisque la consommation de drogue est répréhensible.

Clarisse Taron, du Syndicat de la magistrature (classé à gauche) a également demandé l'abrogation de la loi de 70 et a défendu la dépénalisation de l'usage de cannabis tout comme la production de cannabis à usage personnel.

Selon elle, la répression s'est accentuée 2007 à 2012, avec de plus en plus d'interpellations, de plus en plus de saisies et de plus en plus de condamnations.

Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne (Front de gauche) a réclamé un débat citoyen et des états généraux. Elle a aussi expliqué, qu'en prison, aucun programme d'échange de seringues n'existait actuellement, rendant la situation des usagers de drogue détenus catastrophique.

Pour la sociologue Anne Coppel, spécialiste des drogues, la répression accrue a exacerbé la violence.

Mettre en prison les usagers ne limite pas le nombre de consommateurs et n'améliore pas leur santé, a-t-elle insisté, soulignant que malgré les efforts en matière de réduction des risques fait depuis plusieurs années, en milieu carcéral, aujourd'hui, les overdoses ont augmenté, entre 330 et 380 selon elle, et ont atteint le niveau des années 1992-1993.

(©AFP / 25 octobre 2012 16h11)

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