Jack Layton: «Le Parti marijuana avait récolté plus de votes que nous !»

Le chef du NPD aimerait alléger la tâche de Thomas Mulcair, le seul député néo-démocrate du Québec, en lui offrant une équipe sur qui compter.

JENNIFER GUTHRIE
MÉTRO
Publié: 06 février 2011 18:06
Mis à jour: 06 février 2011 19:59

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, était de retour à Montréal dimanche. Pour une deuxième fois en deux semaines, il a présenté de nouveaux candidats, cette fois pour les circonscriptions de Papineau, de Saint-Laurent–Cartierville, d’Honoré-Mercier et de Lasalle–Émard.

Le NPD souhaite pouvoir miser sur la région métropolitaine et sur le reste du Québec pour faire des gains lors des prochaines élections. Pour le moment, le parti de Jack Layton compte sur le député d’Outremont, Thomas Mulcair, le seul élu québécois du NPD, pour représenter le Québec au Parlement. «Thomas Mulcair a besoin d’un petit peu d’aide, a affirmé M. Layton, en entrevue à Métro. C’est beaucoup de travail d’être le seul député du Québec. Il a besoin d’une équipe pour l’épauler.»

Les néo-démocrates préparent activement les prochaines élections. Leur parti, qui a vu sa popularité décupler dans la province depuis une dizaine d’années, espère que les prochaines élections lui permettront de s’imposer. «Le Québec est de plus en plus ouvert au NPD, a indiqué Jack Layton. Quand je suis devenu chef du parti, il y a huit ans, nous n’avions récolté que 1,8 % des votes dans la province. Le Parti marijuana avait récolté plus de votes que nous! Nos appuis ont depuis augmenté dramatiquement. Lors de la dernière élection, nous avons amassé 500 000 votes, soit dix fois plus qu’en 2000.»

L’élection de Thomas Mulcair, le premier député néo-démocrate élu au Québec au terme d’une élection générale, et la présence de Jack Layton, qui est né et a grandi au Québec, à la tête du parti ne serait pas étrangers à ce succès, selon les deux principaux intéressés. «Nous comprenons bien les valeurs et les attentes des Québécois, a assuré M. Layton. Nous reconnaissons que les Québécois forment une nation et pour nous, il ne s’agit pas que de beaux mots, comme c’est le cas de Stephen Harper. Nous avons déposé des projets de loi sur la langue au travail et sur le bilinguisme des juges de la Cour suprême. Nos positions ont été appuyées par des actions.»

La sortie de Maxime Bernier, vendredi, qui a remis en question la pertinence de la loi 101, n’a d’ailleurs pas impressionné Jack Layton. «C’est le genre de chose que disent les conservateurs lorsqu’ils ne prennent pas garde, a-t-il affirmé. Avec ce genre d’idées, on peut craindre les problèmes si les conservateurs devenaient majoritaires.»

Les candidats
Jack Layton a présenté dimanche quatre nouveaux candidats pour la région de Montréal.

Saint-Laurent-Cartierville : Maria Ximena Florez. Résidente de Saint-Laurent, elle est très impliquée dans la vie communautaire.

Lasalle-Émard : Hélène LeBlanc. Candidate pour Projet Montréal à Ville-Émard en 2009, elle est agronome de formation.

Honoré-Mercier : Paulina Ayala. Professeure d’histoire et de géographie, elle a été impliquée avec le mouvement de démocratisation du Chili avant de venir au Canada.

Papineau : Marcos Tejada. Délégué syndical pour la CSN, il est aussi Président de la Maison de la culture dominicaine de Montréal.

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