Un avocat plaide en faveur de la légalisation du cannabis

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Zappiste: M Eugene Oscapella a été un témoin (le lundi 29 octobre 2001) et a écrit un mémoire lors de la tenue du comité spécial sur les drogues illicites.
Je vous donne un extrait et les coordonnées au bas de cet article si vous voulez en savoir plus.

Le chef de police porte l'attention sur le taux de THC qui est différent. De la bière à 0.5 % d'alcool ne devient pas un produit différent ou plus dangereux à plus de 5-10% d'alcool, ni le vin. Il ne parle pas de: Comment la prohibition des drogues finance et autrement permet le terrorisme, ce que M Oscapella a fait dans son mémoire.

Favoriser la répression VOUS rend complice du financement des terroristes et du crime organisé ou non !

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/08/20100804-031706.html

Marijuana
Un avocat plaide en faveur de la légalisation du cannabis
Agence QMI Jon Willing
04/08/2010 03h17

OTTAWA – Le cannabis devrait être légalisé et accessible tout comme l’alcool afin de mettre fin au «lucratif marché noir» de la drogue selon un avocat d’Ottawa.

Eugene Oscapella, cofondateur de la fondation canadienne pour la politique des drogues (Canadian Foundation for Drug Policy) et professeur en criminologie à l’Université d’Ottawa, affirme qu’il est temps que le gouvernement réalise que la guerre à la drogue ne donne pas de résultats.
«Les Canadiens sont de plus en plus nombreux à comprendre que la lutte à la drogue par les voies légales connaît d’importants ratés. Le problème c’est que trop peu de politiciens veulent avoir des discussions rationnelles sur la question, explique l’avocat. Il n’y a pas de volonté politique pour le changement, mais une énorme volonté politique en faveur du statu quo.»

Un sondage Léger-Marketing pour le compte de l’Agence QMI montre que plus de la moitié des Canadiens croit que la possession de marijuana ne devrait pas être considérée comme un crime.

Le chef de la police d’Ottawa, Vern White, croit qu’il devrait y avoir des discussions plus profondes sur la marijuana, mais il déplore les sondages qui recueillent des réponses rapides sur la décriminalisation de la drogue. «Votre sondage n’informe pas les répondants (sur les conséquences) avant de les interroger», dénonce-t-il. Selon le policier, la plupart des gens ne comprennent pas que le cannabis aujourd’hui n’est pas la même herbe qu’il y a 30 ans. Le niveau de tétrahydrocannabinol (THC), la substance psycho active qu’on retrouve dans le cannabis, est quatre fois plus élevé aujourd’hui que dans les années 70. «C’est ce qui me frustre dans ce type de sondage, les questions sont basées sur de vieilles informations, les gens doivent savoir ce qu’il y a dans la marijuana aujourd’hui», insiste M White.

Vern White, qui enseigne lui aussi la criminologie à l’Université d’Ottawa, estime que la société n’a jamais eu de discussions de fond sur l’impact de la marijuana. «Le manque d’information va finir par nous tuer», affirme-t-il. Si Eugene Oscapella avance que l’assouplissement des lois sur la marijuana pourrait alléger le budget des différents corps de police, le chef Vern White croit qu’il n’en est rien. «Une très petite partie de mon budget est allouée à la lutte aux fumeurs de pot, un assouplissement des lois ne changerait pas mon budget d’un seul dollar.»

Les inquiétudes soulevées par le pot demeureront bien présentes, avec ou sans décriminalisation. La conduite automobile sous l’effet du cannabis demeure une préoccupation importante comme le souligne Tom Wainwright président de MADD-Ottawa (Mother against drunk driving), un organisme qui lutte contre la conduite en état d’ébriété. « Même s’ils décriminalisent la mari, les conducteurs auront toujours les facultés affaiblies».

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Témoignage de M. Eugene Oscapella lors du comité spécial sur les drogues illicites.
- Date: Le lundi 29 octobre 2001

http://www.parl.gc.ca/37/1/parlbus/commbus/senate/Com-f/ille-f/08evb-f.h...

Extrait:
M. Oscapella: Le problème c'est d'arriver à faire disparaître les bénéfices de la prohibition. Comme le magazine The Economist l'a dit, comme l'Institut Fraser l'a dit: il faut légaliser, réglementer, décourager.

Le sénateur Kenny: Tout?

M. Oscapella: Oui, tout. Comme vous le savez, les drogues étaient légales dans notre pays au début du XXe siècle. Malheureusement, suite à des années de propagande et de désinformation, nous avons réussi à faire prévaloir une énorme peur de ce qui arriverait si on mettait fin à la prohibition. Et c'est pourtant, en fin de compte, la seule solution. Aucun compromis n'est vraiment possible car les autres mesures mises en place pour traiter de la drogue dans un système de prohibition ne peuvent avoir une incidence suffisante pour en faire disparaître l'élément de profitabilité.

Le sénateur Kenny: Comment évaluez-vous la partie contrôle? Si on légalisait, il faudrait que Santé Canada ou qu'une administration analogue examine les produits et détermine leur innocuité pour les consommateurs. Selon toute vraisemblance, aucune des drogues actuellement sur le marché ne serait considérée sans danger. On se retrouve donc de nouveau dans la même situation car le produit est jugé licite, mais son introduction sur le marché est bloquée pour des raisons sanitaires.

M. Oscapella: Il y a l'exemple de l'alcool et de la prohibition aux États-Unis. Ils ont fini par abandonner.

Le sénateur Kenny: Je reconnais avec vous que l'alcool et le tabac sont en vente libre sur le marché. Nous reconnaissons que la prohibition n'est pas la bonne manière pour résoudre les problèmes que posent l'alcool et le tabac. Cela dit, quand on réintroduit un produit sur le marché licite, ne doit-il pas être soumis à un certain nombre d'examens? Si on devait introduire le tabac sur le marché canadien aujourd'hui il serait recalé au premier examen.

M. Oscapella: Peut-être pas. Par contre, voyez les maux associés à la prohibition. Il y aura quelques maux associés à la consommation de cette drogue par certains. Le tabac est probablement l'exemple le plus fameux parce que nous savons qu'il crée une très forte dépendance pour la majorité de ceux qui le consomment. Nous en avons toutes les preuves.

Comme pour beaucoup d'autres choses, il y a des méfaits potentiels associés à la consommation de certaines drogues. Nous le savons. Je n'essaie pas du tout de dire que la consommation de drogues est sans danger. Cependant, il y a beaucoup d'autres choses que nous autorisons dans la société et que nous avons choisi de réglementer plutôt que d'interdire.

Des aliments qui font grossir, par exemple. Nous savons que les mauvais régimes alimentaires sont un des principaux facteurs de décès dans notre pays. Les maladies cardiaques qui ont pour principal facteur un mauvais régime alimentaire sont une des principales causes de décès, mais cela ne nous incite pas à interdire certains produits alimentaires. Nous pourrions avertir le public. Nous pourrions essayer d'éduquer le public et nous pourrions essayer de comprendre pourquoi certaines gens mangent autant de cette mauvaise nourriture. C'est exactement la même chose que nous devons faire pour la drogue.

Le sénateur Kenny: Quelles sont les conséquences internationales de la politique que vous proposez?

M. Oscapella: Si nous adoptons le principe du périmètre frontalier, nous ne pourrons pas faire grand-chose en toute indépendance des Américains. C'est une de mes grandes craintes.

Selon le droit international, nous pouvons nous retirer de tout traité de contrôle d'une drogue ou d'une autre. Il y a également des instruments internationaux des droits de l'homme qui nous interdisent de prendre des initiatives qui portent atteinte aux droits fondamentaux des populations. J'essaierais pour le moins de prétendre que ces instruments internationaux des droits de l'homme devraient de toute façon régler le sort de ces traités de contrôle de drogue.

Nous avons le moyen de nous retirer de tous ces traités. Sur le plan politique, je dois convenir que c'est une autre affaire. Cependant, chacun de ces traités de contrôle de la consommation de drogue dont nous sommes signataires contient une clause de désistement.

Mémoire de M. Eugene Oscapella

http://www.parl.gc.ca/37/1/parlbus/commbus/senate/com-f/ille-f/presentat...

Comment la prohibition des drogues finance et autrement permet le terrorisme

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SONDAGE:

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/08/20100803-194153.html

Marijuana
Plus de la moitié des Canadiens estiment qu'il faudrait assouplir les lois
Agence QMI
Kathleen Harris
03/08/2010 19h41

OTTAWA - Plus de la moitié des Canadiens et 50% des Québécois estiment qu’il faudrait assouplir les lois réglementant l’usage de la marijuana, révèle un nouveau sondage en ligne Léger Marketing réalisé pour le compte de l’Agence QMI.
Au Québec, 18% des personnes interrogées (contre 21% à l’échelle du pays) se sont dites favorables à la décriminalisation de la mari. On veut ainsi s’assurer que l’usage et la possession de cette drogue ne soient pas considérés comme un délit aux yeux de la loi. De l’avis de 32% des Québécois (contre 34% à l’échelle du pays), il faudrait légaliser complètement la mari, soumettre cette substance à des contrôles de sécurité et en faire un produit imposable, tout comme c’est le cas pour le tabac et l’alcool.

Par contre, 20% des Canadiens croient qu’il faudrait durcir les peines à l’endroit des gens qui consomment de la mari. Autant de Québécois se rangent derrière cette idée. La légalisation ou non du pot suscite des réactions différentes selon l’âge, le genre et le lieu de résidence des gens.

Ainsi, les hommes sont plus nombreux à croire qu’il faudrait légaliser la consommation du pot que les femmes (39% contre 29%). Les jeunes aussi tombent dans cette catégorie. Chez les 18 à 34 ans, 23% des répondants estiment que le fait de fumer du pot ne devrait plus être un crime. Avis contraire toutefois chez 28% des personnes âgées de 65 ans et plus qui croient que les fumeurs de pot devraient écoper de peines plus sévères.

Selon le vice-président de Léger Marketing, Dave Scholz, l’attitude des Canadiens face à la consommation de la mari n’a pas beaucoup changé sauf qu’il y a maintenant une poussée en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique en faveur de lois plus souples à ce sujet.

Puisque les Canadiens sont à peu près divisés moitié-moitié quant à la décriminalisation et à la légalisation du pot, ces données ne sont pas suffisamment fracassantes pour faire fléchir le gouvernement fédéral d’un côté ou de l’autre, ajoute M. Scholz.

Par ailleurs, la Colombie-Britannique est la province la plus ouverte à l’assouplissement des lois qui régissent la possession de la marijuana. Près de la moitié des gens favorisent la légalisation de ce produit.

La mari est toujours considérée une substance illicite sauf lorsqu’elle est utilisée à des fins médicinales. Aucun assouplissement n’est à l’horizon.

«Contrairement aux libéraux, nous n’avons aucunement l’intention de décriminaliser ni de légaliser la marijuana», a précisé Pamela Stephens, une porte-parole du ministre de la Justice Rob Nicholson.

Le gouvernement Harper a lancé une stratégie de lutte contre les drogues en 2007 qui prévoit 230 millions $ à des fins de prévention et de désintoxication de même que des mesures pour s’en prendre aux trafiquants.

Ce sondage a été mené du 26 au 28 juillet auprès de 1531 Canadiens. La marge d’erreur est de 2,5%.

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