Et si la République mauricienne réintroduisait la peine de mort envers les trafiquants de drogue? Comme en Iran...

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Le Président de la République: «J’ai toujours été pour la peine de mort ! »

Béatrice HOPE
02/25/10 | Commentaires [11]

Le Président de la République, Sir Anerood Jugnauth s’invite dans les débats sur la réintroduction de la peine de mort. Il dit qu’il a toujours été en faveur de la peine capitale. Même si c’est lui qui était Premier ministre quand cette sentence a été suspendue en 1995.

Le débat autour de la réintroduction de la peine de se poursuit depuis que le Premier ministre en a parlé dans son discours, lors de la célébration du 74e anniversaire du Parti Travailliste, le mardi 23 février.

Navin Ramgoolam avait annoncé qu’il compte faire modifier la loi afin de réintroduire la peine de mort pour certains délits comme le trafic de drogue. La peine capitale à Maurice avait été suspendue en août 1995.

Hier, mercredi 24 février, le Président de la République Anerood Jugnauth est venu redire sa position en faveur de la peine de morts. Il était Premier ministre au moment de la suspension de cette sentence en 1995.

«J’ai toujours été pour la peine de mort. Envers les trafiquants de drogue, je suis sans pitié – il faut les pendre ! », a-t-il répondu, avec passion, quand il a été interrogé ce sujet. C’était lors de la cérémonie d’ouverture de Career World, le salon d’orientation professionnelle, organisé par le Rotary Club de Grand Baie en collaboration avec le ministère de l’Education, au Centre Swami Vivekananda, à Pailles.

Au sein de la classe politique, ce sont surtout ceux qui sont en faveur de la peine de mort qui se prononcent en ce moment. Avant le président de la République, son fils Pravind, le leader du Mouvement socialiste militant, a rappelé qu’il avait suggéré cette option au Premier ministre. Une façon, pour lui, de faire savoir qu’il est sur la même longueur d’onde que Navin Ramgoolam.

D’autres membres de la majorité ont également donné leur point de vue sur la question. Le Private Parliamentary Secretary Reza Issac a, lors d’une émission sur Radio One, en début de soirée hier, déclaré son soutien à la réintroduction de la peine de mort en ces termes « dent pour dent, une vie pour une vie ».

Etonnamment le Parti Mauricien Social Démocrate (PMSD), allié du Parti Travailliste ne dit mot sur la question. Pourtant, c’est le PMSD qui avait en 1995 fait de la suspension de la peine de mort, une des conditions de son entrée au gouvernement de Sir Anerood Jugnauth. Son secrétaire général, Rama Valayden est un opposant farouche à la peine de mort. Pourtant, dans l’éventualité d’une réintroduction de la peine capitale, c’est lui personnellement qui aura à préparer la législation en sa capacité d’Attorney General.

Hier, lors d’une réunion nocturne au Centre Dr Idrice Goomany à Plaine-Verte, le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval s’est évertué à parler du bilan de son parti au gouvernement, tout en faisant l’impasse sur le discours du Premier ministre la veille au quartier général du Parti Travailliste.

Les membres du Mouvement militant mauricien (MMM) ne se sont pas jusqu’ici prononcé sur la question de la peine capitale, depuis que le Premier ministre a relancé le débat à ce sujet, le mardi 23 février. Le MMM laisse à se membres la liberté de se prononcer selon leur conscience sur la question de la peine capitale.

Dans le public les avis sont partagés. Beaucoup de Mauriciens soutiennent la démarche du Premier ministre en raison, disent-ils, de la résurgence du trafic de drogue et de nombreux crimes perpétrées, ces derniers temps.

La branche mauricienne, d’Amnesty International est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de recul. Son porte-parole Kavi Pyneeandy prévoit que la réintroduction de la peine capitale portera atteinte à l’image Maurice sur le plan international.

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http://www.zinfos974.com/Et-si-Maurice-reintroduisait-la-peine-de-mort_a...
Et si Maurice réintroduisait la peine de mort ?

Annonce surprenante du président de la République mauricienne, Sir Anerood Jugnauth : il vient d'annoncer avoir toujours été favorable à la réintroduction de la peine de mort.

Le débat autour de la réintroduction de la peine de mort resurgit à Maurice. Le Premier ministre de l'île sœur en a parlé dans son discours, lors de la célébration du 74e anniversaire du Parti Travailliste, le mardi 23 février. Navin Ramgoolam avait alors affirmé qu'il comptait faire modifier la loi afin de réintroduire la peine de mort pour certains délits comme le trafic de drogue. Information relayée par le journal l'Express mauricien.

Dès le lendemain, le président de la République de Maurice, Anerood Jugnauth, a été interrogé sur la question. Sans aucune hésitation, il a répondu avoir "toujours été pour la peine de mort. Envers les trafiquants de drogue, je suis sans pitié, il faut les pendre". Depuis, les voix, pour ou contre, s'élèvent à Maurice.

Dernière exécution en 1987

La dernière exécution sur l'île date de 1987 et la peine de mort, remplacée par une condamnation à 20 ans de travaux forcés, a été suspendue en 1995 alors que Anerood Jugnauth était Premier ministre.

En 2003, l'actuel président de la République, alors Premier ministre, avait déjà dû répondre à une question similaire posée par un député. A cette époque, il avait affirmé que "notre gouvernement n'envisage pas de réintroduire la peine de mort comme solution à la criminalité actuelle". Le débat faisait suite à la disparition et au viol d'une jeune étudiante de 20 ans.

En 1973, l’île Maurice a ratifié le Pacte International sur les droits civils et politiques, la Convention sur les Droits de l'Enfant en 1990, et la Convention contre la Torture et les Traitements et les Punitions Cruels, Inhumains ou Dégradants en 1992.

Jeudi 25 Février 2010 - 10:57

Melanie Roddier

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/22/01011-20100222FILWWW00448-t...

Trafic de drogue : 3 Iraniens pendus
AFP
22/02/2010 | Mise à jour : 09:11 Réactions (6)
Trois Iraniens ont été pendus pour trafic de drogue, rapporte le quotidien Kayhan. Selon le journal, Abdollah A. âgé de 46 ans, et Mehdi S. âgé de 36 ans, ont été pendus samedi à la prison d'Ispahan (centre). Dadallah Moradzadeh a été pendu hier à la prison de Zahedan (sud-est), a rapporté le journal.

Ces pendaisons portent à 17 le nombre de personnes exécutées en Iran depuis le début de l'année, selon la presse.

En 2009, au moins 270 personnes ont été exécutées en Iran, selon un décompte de l'AFP basé sur les informations publiées par la presse locale, ce qui en fait le pays au monde exécutant le plus de condamnés après la Chine.

Le meurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l'adultère sont passibles de la peine de mort en Iran, où les autorités estiment qu'une application sévère de la loi est indispensable pour maintenir la sécurité publique.

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