Club Compassion : Deux membres du Bloc Pot arrêtés

Le Soleil, samedi 12 février 2000, p. A21

Montréal (PC) - Deux dirigeants du Bloc Pot qui distribuaient de la marijuana à des fins thérapeutiques ont été accusés de trafic de stupéfiants, hier, à Montréal, au moment même où le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, affirmait qu'il serait préférable que les personnes consommant de ce stupéfiant à des fins médicales se le procurent auprès de sources gouvernementales.

Les deux suspects ont été appréhendés jeudi soir à la suite d'une perquisition menée par le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) au Club Compassion, qui compte des succursales à Toronto et à Vancouver.

La police avait adressé une mise en garde au club au moment de son ouverture, en octobre, assurant qu'elle ferait respecter la loi canadienne en matière de drogues.

Hier, les portes du Club Compassion étaient fermées, et un message enregistré informait les personnes appelant sur place que celles-ci le demeureraient indéfiniment.

Marc-Boris Saint-Maurice, 31 ans, chef du Bloc Pot, et Alexandre Néron, 21 ans, responsable général du parti, tous deux bénévoles au club, ont comparu sous des accusations de possession et de trafic de drogue. Ils devront se présenter à nouveau devant le tribunal le 13 mars.

«L'orchestration de la date et de l'heure des arrestations, effectuées lorsque les dirigeants effectuaient du bénévolat pour le Club Compassion, nous indique qu'il s'agissait d'un coup préparé par les forces policières et une force politique non identifiée, écrit le Bloc Pot dans un communiqué. Ce désir de faire taire les partisans de la légalisation de la marijuana mine la liberté d'expression et de pensée, donc la démocratie.»

De passage à Montréal pour annoncer des subventions en matière de recherche médicale, le ministre Rock a refusé de se prononcer sur ces arrestations. Il a toutefois affirmé qu'il tentait d'accroître l'usage de la marijuana à des fins thérapeutiques.

«Je crois que le mieux à faire est (...) qu'ils puissent avoir accès à de la marijuana sûre provenant d'une source gouvernementale», a-t-il déclaré. M. Rock a indiqué que le gouvernement fédéral avait été approché par d'éventuels fournisseurs.

L'an dernier, Ottawa avait autorisé 20 personnes à faire pousser et à consommer de la marijuana à des fins médicales.

Par ailleurs, le ministre Rock a annoncé que le gouvernement fédéral allait verser 165 millions $ sur cinq ans à 493 chercheurs en santé, par l'intermédiaire du Conseil de recherches médicales du Canada. Ces subventions de fonctionnement appuient tout le spectre de la recherche en santé, de la recherche biomédicale aux essais cliniques, en passant par les services de santé et la santé de la population. Elles s'échelonnent sur une période de financement de trois à cinq ans et couvrent des domaines de recherche comme l'hépatite C, le tabagisme prénatal et chez la mère.

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