Hydropothicaire: Des plantes de jardin à la marijuana médicale

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Des plantes de jardin à la marijuana médicale
Marie-Charlotte Paquette
Publié le 28 avril 2015
Cultiver la marijuana médicale est un nouveau défi pour l'horticulteur-maître et ancien propriétaire de Botanix-Aux jardins de la pointe, Louis Gagnon.

VISITE. Hydropothicaire est la seule entreprise autorisée à produire de la marijuana médicale au Québec et elle est basée dans le secteur Masson-Angers. C'était une opportunité d'affaires en or pour le horticulteur-maître, Louis Gagnon, autrefois propriétaire du Botanix-Au jardin de la pointe.

«Il y a tellement de joueurs en horticulture. Si je voulais continuer à faire évoluer mon entreprise, il fallait lui amener un nouveau volet, explique M. Gagnon. Quand la règlementation a changé (sur la marijuana), je n'y ai pas pensé très longtemps. L'esprit d'homme d'affaires a pris le dessus.» L'horticulteur a continué sa production régulière d'annuelles et de vivaces jusqu'en 2014. Pour la première fois depuis trente ans, il passera cette saison à ne cultiver qu'une plante : la marijuana. M. Gagnon avait un avantage sur les autres entreprises essayant de se tailler une place dans le marché, puisqu'une grande partie des installations nécessaires, dont les serres, était déjà en place.
«J'ai entendu que d'autres gens voulaient s'y lancer, à Gatineau, ajoute-t-il. Comme en affaire, je suis plus pour le regroupement que pour la compétition, je les ai contactés.» Il s'agit des cofondateurs d'Hydropothecary, le président-directeur général, Sébastien St-Louis et du directeur des ventes, Adam Miron. Ils apportent une nouvelle dimension à l'entreprise, avec leur expertise et leurs idées de marketing et de distribution. La mise en commun des ressources des trois hommes pour construire le bureau ainsi que les bâtiments de sécurité, de surveillance et les clôtures, a engagé M. Gagnon à se concentrer sur la marijuana seulement.

Toutes les opérations sont faites à Masson-Angers et le siège social de la compagnie y est installé. Au niveau horticole seulement, l'entreprise engage 15 personnes à temps plein, à longueur d'année, ce qui constitue une rareté dans ce domaine, habituellement saisonnier. Mis à part les deux serres que possédait déjà M. Gagnon, un autre bâtiment de production a été ajouté, de la taille d'un terrain de football. Hydropothecary, qui est en attente de sa licence de distribution du gouvernement du Canada, croit pouvoir atteindre près 4500 clients d'ici 2017. À la suite de leur première production, sous haute surveillance, environ 100kg de marijuana médicale de qualité pharmacologique sont entreposés

«Quand la règlementation a changé (sur la marijuana), je n'y ai pas pensé très longtemps. L'esprit d'homme d'affaires a pris le dessus.» - Louis Gagnon

Une expertise à développer

L'horticulteur-maître parle de cette plante d'un ton scientifique, lui donnant toute l'importance d'un médicament. «Mis à part l'opportunité d'affaires, il y a aussi l'attrait d'une chose importante. Je n'ai jamais pu faire pousser cette plante parce qu'elle était prohibée», précise-t-il. La marijuana médicale de M. Gagnon pousse en serres, le meilleur environnement qui puisse lui être donné, selon lui. «La majorité de nos compétiteurs font pousser exclusivement sous des lampes, parce que c'est l'expertise qui a été développée dans le cadre d'une culture secrète. Les nôtres ont un volume d'air intéressant et la lumière naturelle, tout en étant protégées des éléments.» M. Gagnon veut développer une expertise dans le milieu, car les informations, qu'on trouve sur internet, entre autres, sont éparses et non vérifiées. Pourtant, dans le domaine de la marijuana médicale, comme pour les autres médicaments, la production doit être salubre et régulière, selon les normes prescrites par Santé Canada. Hydropothecary aurait passé haut la main toutes les vérifications de qualité, selon M. Gagnon.

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