Cannabis - MAtv - j'opine
Bon bein... premier jet !
Pas assez d’informations ou trop de désinformations !?
J’ai regardé l’émission deux fois.
Ce n’est pas la version texte de l’émission...
Dr Didier Jutras-Aswad: Psychiatre, unité de psychiatrie des toxicomanies du CHUM
C’est le Dr. Didier Jutras-Aswad psychiatre qui devrait s’occuper de l’information sur les produits intoxicants !
C’est lui qui a fait remarqué que ceux qui prétendaient “qu’il fallait plus d’études et ou qu’il n’y en avait pas assez”, ne cherchaient que le statu-quo.
Zappiste: Il est faux de prétendre qu’il n’y a pas assez de recherches ou d’études sur le cannabis. Au Canada toutes celles dont les conclusions allaient en faveur de la LÉGALISATION ont été tablettées. Aux USA ils menaçaient de représailles, coupures de budgets pour toutes recherches, ceux dont les études étaient favorable à la légalisation. Ils menacent aussi de sanctions monétaires des pays.
Si le simple consommateur n’était pas considéré comme un criminel ou un abuseur les recherches sur le cannabis pour la Santé avanceraient beaucoup plus rapidement qu’avec des rats souris !
Bien qu’il soit difficile de confirmer en toute certitude un lien de causalité entre la consommation de cannabis et des troubles psychiatriques ou addictifs ultérieurs, les chercheurs notent que des expériences sur des RATS permettent aux scientifiques d’explorer et d’observer directement les mêmes réactions chimiques que dans le cerveau humain.
Dr Marcel Boulanger
- Il n’y a pas assez d’études...
Le Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites a publié le 4 septembre 2002 son rapport final sur le cannabis.
Au terme d’UNE ÉTUDE APPROFONDIE de DEUX ANS... arrivé à la conclusion que la drogue devrait être légalisée. Cette étude fut tablettée !
- Pour, contre, le cannabis il a sorti UNE étude sur des pilotes d’avion qui prétendait que le cannabis avait encore des effets jusqu’à 24 heures après la consommation. Les études scientifiques sérieuses et même la GRC/RCMP écrivent que la durée de l’effet pourrait aller jusqu’à 6 heures. Alors des effets nuisibles après 12 à 24 heures plus tard en plus d’avoir dormi et mangé c'est pas top.
Zappiste: UNE seule étude avec seulement 10 personnes, sans double-aveugle et jamais répétée, ce n’est pas sérieux !? Effet pervers de ce genre de pseudo science. Des avocats utilisaient cette défense d’avoir “fumé du cannabis la veille” pour faire innocenter des clients qui avaient causé des accidents. Quelqu’un qui a pris une brosse la veille en ressent-il les effets le lendemain ?
- La teneur en THC le préoccupe
Le Dr Marc Valleur compare les différences entre le joint «classique» et les herbes les plus concentrées «à la différence entre une bière et un verre de whisky...«Comme certains amateurs de vin apprécient de boire de temps à autre un grand cru, il existe des amateurs de “bonne herbe”», souligne le praticien, qui estime que l'augmentation du taux de THC est en soi un faux débat. ( Zappiste: notez qu’il a utilisé “bonne herbe” comme on utilise “bon vin”)
- Quand il a essayé de contester les résultats en faveur de la légalisation prétextant la tranche d’âge des gazouilleurs. On lui a fait remarqué vivement et rapidement que l’usager de drogues illicites est un citoyen à part entière.
Gilles Payer: Animateur de Catherine et Laurent à MAtv et blogueur pour Sympatico Actualités
Girouette qui veut continuer, de criminaliser les simples consommateurs et la prohibition qui rend le commerce de la drogue si lucratif pour le crime organisé ou non, les mafias, les terroristes.
Hugô St-Onge: Porte-parole du Bloc Pot
C’est un excellent porte parole pour le Bloc Pot
La prohibition fait automatiquement d’un simple consommateur occasionnel un abuseur un accros en plus d’un criminel.
L’usager de cannabis est un citoyen à part entière.
Il en a du bon de ce temps ci pour chauffer le vapo...
Zappiste: Comme Hugô je crains qu’il y ait encore une ségrégation même si le cannabis devient licite. Pour l’alcool y’a plein de variétés de produits à des taux différents et de nouveaux qui s’ajoutent, y’a les micro brasseries qui innovent ou reviennent à d’anciennes recettes sans levures, etc...
Et comme lui je dis: On en veut du bon, plein de variétés à des taux différents, le droit à l’auto culture, des micro grewries, des boutures et les mêmes droits que ceux accordés à l’autoproduction d’alcools: Pas de limite sur la variété la quantité de production la quantité à avoir dans son cellier , le taux d’alcool,
Pierre Claude Nolin: Sénateur
Égal à lui même et en faveur de la légalisation comme la conclusion de l’étude du sénat.
Pour lui le problème c'est la signature du traité international.
Zappiste: Pourquoi le Colorado et Washington ont pu légaliser ?
Est-ce que les USA instigateurs de la prohibition sur une base raciste moraliste et pour enrichir les copains l'on signé ce fameux traité ou pas ?
Est-ce qu'ils se sont encore une fois exclus des représailles comme ils le font avec les fuck-up de leurs soldats ex; en Afghanistan et ailleurs ?
Pourquoi le Colorado a pu légaliser
Il connait le sujet et lors du Comité il a remis à leur place les Ass. de chefs et ou policiers et policières qui se faisaient les perroquets colporteurs des mensonges de l’Oncle Sammy sans en avoir vérifié la véracité le sérieux, à propos des Pays-Bas et le cannabis. Malheureusement pour eux les spécialistes en Santé des Pays-Bas étaient présent et ont fait remarqué que les infos qui circulaient étaient fausses.
Le Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites a publié le 4 septembre 2002 son rapport final sur le cannabis. Au terme d’UNE ÉTUDE APPROFONDIE de DEUX ANS de la politique gouvernementale relative à la marijuana, le Comité en est arrivé à la conclusion que le cannabis devrait être légalisée.
Geneviève Lefebvre: Directrice générale du Centre québécois de lutte aux dépendances
De dépendances à toutes les drogues fit-elle remarquer.
Elle ne fait pas le jeu des prohibitionnistes qui insistent à séparer licites et illicites, ex: alcool tabac et drogue en parlant de produits intoxicants, drogues.
Elle a souligné que dans les budgets “guerre à la drogue” les milliards restant allaient à la prévention et que cette prévention était contre l’abus de l’alcool et du tabac laissant seulement 1% pour tous les produits intoxicants illicites.
Zappiste: seulement 1 % pour des produits intoxicants illicites (LA drogue) pourtant reconnus comme étant un fléau par les croisés moralistes prohibitionnistes. Tant mieux ceci démontre bien l’ordre de dangerosité des produits intoxicants, drogues, il faut s’occuper des drogués de drogues dangereuses et mortelles en premier !?
L’animatrice Sophie Durocher a dit cette semaine la drogue la semaine prochaine l’alcool...
Marc-Boris Saint-Maurice: Directeur du Centre Compassion de Montréal
- Il a fait remarqué à ceux qui avancent que “la légalisation ne va pas éliminer le marché noir” que présentement les lois n’empêchent pas la vente de 2x4 dans la boîte de pick-up dans la ruelle...
( Zappiste: présentement avec la prohibition qui rend le cannabis si lucratif 100% provient du et va au marché noir. Et des épais veulent continuer de les enrichir en donnant la permission d’en consommer et posséder mais seulement le marché noir pour s’en procurer.)
Line Beauchesne: Professeure titulaire, département de criminologie de l’Université d’Ottawa
Elle aurait pu parler de la légalisation pendant des heures...
https://www.youtube.com/watch?v=7TwVvboa3Vw
Histoire de la prohibition des drogues avec Line Beauchesne (P.U.
http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/371/ille/presentation/beauch...
1.1 Le moralisme juridique :
l'imposition de valeurs de certains groupes par la force du droit
1.2 Le paternalisme juridique :
la protection obligatoire sous la menace de sanctions pénales
1.3 Le libéralisme juridique :
l'humanisme, la responsabilité sociale et le respect des citoyens
Résumé
Le moralisme juridique
. Considérer que l’État a, parmi ses rôles, la légitimité de maintenir une morale commune, indépendamment des nécessités de l’ordre public, c’est considérer que les pouvoirs en place peuvent légitimement maintenir leur dominance en imposant les valeurs qui répondent à leurs besoins. En matière de drogues, la responsabilité que l’on attribue aux usagers dans l’arrivée de leurs problèmes économiques, de santé et pénaux, découle de cette logique. Et la solution est de marquer leur faute morale par le pénal, sans interroger les responsabilités de l’État en ce domaine.
Le paternalisme juridique
. Considérer que l’État a, parmi ses rôles, la protection des personnes non-autonomes, sans interroger la désignation des personnes non-autonomes, ni le sens du mot protection, c’est laisser les pouvoirs en place désigner non-autonomes les populations qui n’ont pu s’adapter aux conditions de vie actuelles et négliger, à cet effet, les effets de la répression et du marché noir dans les méfaits de la consommation.
En matière de drogues, ces usagers qui ne savent ce qu’ils font, et s’ancrent dans des problèmes juridiques, économiques et de santé, deviennent ainsi les seuls responsables de leur état. S’ils n’ont pas compris que leurs problèmes venaient de leur incompétence à gérer leur vie à cause de la drogue, et qu’ils refusent le statut de malade pour recevoir de l’aide, la solution sera de les punir par le pénal, sans interroger les responsabilités de l’État en ce domaine.
Le libéralisme juridique
. Considérer que l’État a comme responsabilité un environnement sécuritaire dans la gestion de l’ordre public, tout en préservant au maximum les droits civils, c’est considérer que les pouvoirs en place ne peuvent légitimement maintenir leur dominance qu’en maximisant pour chacun la possibilité de devenir citoyen à part entière.
En matière de drogues, l’État a à rendre des comptes sur les possibilités qu’elle donne à chacun de consommer de manière sécuritaire, en rendant possible et accessible l’information sur les usages durs et doux de drogues, en implantant suffisamment de programmes de prévention des usages à risques, et en offrant les services et les soins les plus appropriés pour les personnes qui ont développé des problèmes de consommation.
Cela signifie au niveau des principes deux choses : le pragmatisme –les drogues sont là pour rester et il faut composer avec cette réalité, et l’humanisme –l’usager de drogues est un citoyen à part entière. Soit les principes de l’approche de réduction des méfaits.
Mais cela signifie également, dans le respect maximum des droits civils, que le droit pénal est un dernier recours pour gérer les problèmes rencontrés dans la réduction des méfaits.
Opter pour le libéralisme juridique en matière de drogues, comme en toute autre matière, est un idéal nécessaire en démocratie.
À chacun, tout bas ou très haut –selon son privilège de parole, d’en articuler les étapes en matière de drogues. Et il est certain que dans le contexte prohibitionniste actuel, il faut beaucoup de courage et d'imagination pour les articuler.
Mais ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra prétendre mettre en place une politique canadienne en matière de drogues fondée sur l'humanisme, la responsabilité sociale et le respect de l'usager de drogues, en tant que citoyen à part entière.
En somme, c'est le prix de la démocratie et la voie pour la réduction des problèmes de santé publique en matière de drogues.
















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