Autre guerre perdue: L'Otan en Afghanistan : échec d'une mission impossible
Zappiste: l'OTAN en emporte le vent est au même point que les Russes l'étaient.
Pendant la journée ils "contrôlent" les grandes villes et les routes mais la nuit ce sont les rebels qui ont le contrôle.
Comme leur guerre à LA drogue c'est un autre échec pour l'OTAN tant en pertes de vies de civiles et de gaspillage d'argents.
«La mentalité guerrière divise le monde entre les nobles alliés et les ignobles ennemis. Pour la mentalité guerrière, tous les moyens sont bons pour gagner, y compris la violence à l'égard d'innocents spectateurs. L'esprit guerrier dédaigne les arrangements, les compromis, ou les remises en question de l'autorité jusqu'à l'atteinte de la victoire. Essentiellement, la mentalité guerrière met de côté la compassion et l'intelligence. Cette mentalité domine les efforts actuels de contrôle sur les drogues.»
http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/19/01003-20111019ARTFIG0048...
L'Otan en Afghanistan : échec d'une mission impossible
Faute d'avoir rétabli la sécurité face à l'insurrection talibane, les Occidentaux n'ont pu achever ni la reconstruction, ni la démocratisation.
Alors que s'amorce, parallèlement à celui des Américains, le retrait des soldats français d'Afghanistan, quel bilan peut-on dores et déjà tirer de dix ans d'intervention militaire au «Royaume de l'Insolence» ? Quel pays laisserons-nous derrière nous ? Mission accomplie ou non ?
Lancée par l'administration Bush le 7 octobre 2001 en réaction aux attentats du 11 Septembre, la guerre d'Afghanistan n'a, en son début, pas sollicité les Français. En effet, ce sont les Américains seuls qui détruisirent les camps d'entraînement d'al-Qaida basés en Afghanistan et qui aidèrent les Tadjiks et Ouzbeks de l'Alliance du Nord à libérer Kaboul des talibans, le 13 novembre. La chute de la capitale signifia la déroute du régime obscurantiste du mollah Omar, dont l'élite partit se réfugier dans le sanctuaire pakistanais.
Ivres de ce succès rapide, les Occidentaux convoquèrent une grande conférence internationale sur l'Afghanistan, qui se réunit à Bonn le 5 décembre. Là, devant le monde entier, ils firent trois grandes promesses. Premièrement, celle de reconstruire le pays. Deuxièmement, celle de le «démocratiser». Troisièmement, celle de le développer économiquement. Le tandem de cohabitation Chirac-Védrine ne trouva rien à redire à ce projet un tantinet démesuré, rappelant la «mission civilisatrice de la colonisation» chère à Jules Ferry.
À Bonn, la décision fut prise que l'Otan deviendrait le principal acteur de cette opération de nation building. C'est dans ce cadre que la France commença à envoyer des soldats à Kaboul à partir de 2002, époque alors extrêmement calme en Afghanistan.
400 milliards de dollars
Dix ans plus tard, où en est-on de la reconstruction, de la démocratisation et du développement économique ? Dépensant quelque 400 milliards de dollars (en additionnant dépenses militaires et civiles), la communauté internationale n'a pas lésiné sur les moyens. Elle a commencé par doter le pays d'une belle grande route circulaire et d'efficaces réseaux de téléphones portables. Le fait qu'en province les talibans interrompent désormais à leur guise la circulation sur l'une comme sur les autres symbolise tout le problème afghan. Sans sécurité, il n'est pas de reconstruction, de scolarisation, de démocratisation, de développement économique qui tiennent.
Or les Occidentaux n'ont pas réussi à ramener la sécurité dans le pays, après qu'une insurrection eut gangrené le pays à partir de 2005. Ce réveil des talibans s'appuie sur deux grands atouts : un discours simple - «chassons ces soldats étrangers de chez nous» - alimenté par les inévitables bavures militaires occidentales, et le territoire pakistanais comme sanctuaire stratégique.
Face à ce défi, la classique stratégie anti-insurrectionnelle a échoué. Faute de proximité culturelle, l'Otan n'a réussi ni à conquérir les cœurs et les esprits de la population rurale, ni à convaincre l'entourage du président Karzaï de renoncer à la corruption, ni même à former une armée afghane capable de se battre toute seule. Aujourd'hui, même la vieille stratégie de sortie du «Declare victory and run» n'est plus possible pour l'Otan en Afghanistan.
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http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-record-du-nombre-de-civils-tues-...
Afghanistan: record du nombre de civils tués en 2011
AFP - Publié le 04/02/2012 à 08:35 - Modifié le 04/02/2012 à 08:36
Quelque 3.021 civils ont été tués lors de violences en Afghanistan en 2011, un record depuis le début des combats entre les forces de la coalition de l'Otan et les talibans fin 2001, a annoncé la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Unama).
Le nombre de morts est en hausse de 8% par rapport aux 2.790 morts recensés en 2010, ce qui équivaut à la cinquième année consécutive de hausse du nombre de civils tués dans le pays.
Depuis 2007, près de 12.000 personnes ont péri dans le conflit.
"Les enfants, les femmes et les hommes afghans continuent d'être tués dans cette guerre dans des proportions toujours plus élevées", a déploré Jan Kubis, le nouveau responsable de l'Unama, qui a appelé les "parties prenantes au conflit" à "largement accroître leurs efforts" pour protéger les civils.
Les insurgés, qui incluent les talibans et d'autres groupes minoritaires hostiles à Kaboul, sont responsables de 77% des pertes, contre 14% pour les forces pro-gouvernementales (forces de l'ordre afghanes et étrangères). 9% des victimes ne peuvent être attribuées à aucun camp, selon l'Unama.
Les mines artisanales placées le long des routes et déclenchées à distance, armes favorites des talibans, qui les utilisent de plus en plus, ont tué près de mille personnes. Quelque 15% des civils sont décédés des suites d'attentats suicide, dont le nombre n'augmente pas, mais qui sont de plus en plus mortifères.
La répartition géographique des décès imputables au conflit a évolué, d'après l'Unama. "Alors que le conflit s'est atténué dans le sud, il s'est intensifié dans les régions du sud-est, de l'est et du nord, avec comme résultat qu'une proportion croissante des civils afghans ont été tués dans ces zones".
L'ONU pointe également une augmentation du nombre de décès attribués aux troupes pro-gouvernementales, notamment en raison des bombardements aériens.
Ce rapport contraste avec une étude de l'Otan, qui se félicite pour une année "remarquablement fructueuse". Les troupes de la coalition, fortes de 130.000 hommes, partiront progressivement d'Afghanistan dans les deux années à venir, jusqu'à un retrait quasi total fin 2014.
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http://www.romandie.com/news/n/_L_Otan_vante_ses_succes_militaires_et_ci...
L'Otan vante ses succès militaires et civils après 10 ans en Afghanistan
KABOUL - L'Otan a vanté mardi à Kaboul ses réussites militaires et civiles en Afghanistan, après dix ans de présence dans ce pays.
La force internationale, l'Isaf, bras armé de l'alliance en Afghanistan, s'est également félicitée pour son année 2011 remarquablement fructueuse, durant laquelle des avancées considérables, selon elle, ont été faites dans le sud et l'est du pays, des bastions talibans.
En terme de sécurité, l'armée afghane est forte de près de 180.000 soldats, quand environ 144.000 hommes et femmes servent en uniforme pour la police afghane dans les communautés locales, a remarqué le général Carsten Jacobson, le porte-parole de l'Isaf.
La fiabilité des forces de l'ordre afghanes reste toutefois à démontrer, comme l'a prouvé le meurtre vendredi de quatre militaires français par un soldat qu'ils formaient. La fusillade a également fait quinze blessés dans le contingent français, dont huit grièvement touchés.
D'ici au printemps 2012, plus de 50% du pays sera passé sous contrôle afghan. Et nous nous attendons à ce que cette part grimpe à 66% dans un futur très proche, a poursuivi le général Jacobson.
En 2011, il y avait 175.000 enseignants en Afghanistan, à comparer avec les 20.000 qui y travaillaient en 2002, après la chute du régime des talibans, qui avaient licencié moult professeurs, notamment les femmes, durant leurs cinq années de pouvoir (1996-2001), a-t-il observé.
Quelque 8 millions d'enfants sont désormais scolarisés. Ils étaient moins d'un million en 2002, a poursuivi le porte-parole, ajoutant que 10.000 kilomètres de routes asphaltées parcouraient maintenant l'Afghanistan, empruntées par 80% de la population.
Ces chiffres ont été livrés alors que le retrait prochain des troupes étrangères est dans tous les esprits et que les talibans ont considérablement intensifié leur insurrection ces dernières années.
Après avoir les avoir très facilement chassés du pouvoir fin 2001, les Occidentaux, emmenés par l'armée américaine, se sont englués dans un conflit long et coûteux en Afghanistan, dont ils ont décidé de s'extraire d'ici à fin 2014, en transmettant la sécurité du pays aux forces de l'ordre afghanes.
Les progrès réalisés en dix années de présence restent assez fragiles selon les observateurs, même si le nombre d'écoles a indubitablement augmenté, tout comme certaines libertés dans Kaboul et les principales villes.
A Kandahar et dans ses alentours, les succès militaires ont été tellement importants que les insurgés ont largement perdu le contrôle de la zone. Ils se reposent maintenant sur les IED (bombes artisanales posées sur les routes), devenues leur première méthode d'attaque, a observé Carsten Jacobson.
Dans l'est, la coalition a significativement perturbé le réseau Haqqani par deux offensives durant lesquelles elle a capturé ou éliminé 500 leaders ou combattants à l'automne dernier, selon le général.
Les talibans du réseau Haqqani, alliés à Al-Qaïda et dont les bases arrières sont installées au Pakistan voisin, forment aujourd'hui le groupe d'insurgés le plus actif et le plus redouté des forces internationales.
L'Isaf s'est aussi réjoui d'une année remarquable en terme de saisies de drogues. Quelque 160 tonnes de graines d'opium, près de 98 tonnes d'opium et 9 d'héroïne, 61 tonnes de marijuana et 149 de haschich ont été confisquées en 2011.
(©AFP / 24 janvier 2012 12h13)
















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