Russie-USA: désaccord sur les méthodes de lutte antidrogue
Zappiste: «D'après le ministère de la Santé publique et du Développement social, la Russie compte officiellement près de 550.000 personnes toxicodépendantes, mais les experts évaluent leur nombre à DEUX MILLIONS ET DEMI.» On peut donc en conclure que leur méthode de "GUERRE" transformé en "LUTTE" antidrogue est aussi un échec !
http://fr.ria.ru/world/20111118/192037079.html
Russie-USA: désaccord sur les méthodes de lutte antidrogue
Dossier: La lutte contre la drogue
19/11/2011 23:42
RUS
21:35 18/11/2011
MOSCOU, 18 novembre - RIA Novosti
Le Comité antidrogue de Russie ne soutient pas la proposition du département d'Etat américain de créer en Asie centrale des groupes chargés d'intercepter les stupéfiants en provenance d'Afghanistan, a annoncé vendredi Viktor Ivanov, directeur du Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants.
"Certaines initiatives font réellement l'objet de discussions", a-t-il indiqué, précisant que l'idée d'intercepter la drogue afghane avait été formulée par William Brownfield, assistant de la secrétaire d'Etat aux affaires internationales de stupéfiants.
M. Ivanov a souligné "le caractère complètement erroné" de la politique visant à détruire les stupéfiants finis plutôt que les champs de pavot.
Selon lui, depuis 2009, le nombre de laboratoires afghans produisant de l'héroïne destinée au marché russe est passé de 200 à 550.
"La quantité d'opium stockée en Afghanistan dépasse 15.000 tonnes", a ajouté M. Ivanov.
Premier producteur mondial d'héroïne, l'Afghanistan fournit plus de 80% des substances opiacées fabriquées dans le monde. Selon le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants, l'Afghanistan produit près de 150 milliards de doses d'héroïne et environ 30 milliards de doses de haschisch par an. Cette drogue arrive en Russie via le Tadjikistan et le Pakistan.
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http://fr.ria.ru/society/20111020/191596770.html
Drogue: la consommation augmente depuis 10 ans en Russie (expert)
Dossier: La lutte contre la drogue
La consommation de stupéfiants en Russie ne cesse d'augmenter depuis le début des années 2000, a annoncé Valentina Kirjanova, chercheur à l'Institut russe de toxicologie.
"Depuis dix ans, la situation en matière de stupéfiants continue d'empirer. Nous ne constatons aucune tendance favorable", a-t-elle déclaré lors d'une conférence consacrée au traitement de la toxicomanie.
Selon l'expert, la cause de ce phénomène réside dans l'offre abondante en matière de drogues.
"Nous avons des frontières ouvertes, ce qui permet d'acheminer chez nous de la marijuana, des opiacés et tout ce qu'on veut", a-t-elle précisé.
Mme Kirjanova a cité l'exemple de Kaliningrad (nord-ouest) où la consommation de drogues traditionnelles s'était réduite après le démantèlement des filières de trafic. Cependant, a-t-elle souligné, cette victoire a immédiatement été compromise par l'afflux massif de psychotropes stimulants (amphétamines, ecstasy) en provenance d'Europe.
D'après le ministère de la Santé publique et du Développement social, la Russie compte officiellement près de 550.000 personnes toxicodépendantes, mais les experts évaluent leur nombre à deux millions et demi. L'âge moyen d'initiation à la drogue oscille entre 15 et 17 ans, mais la part des toxicomanes âgés de 9 à 11 ans augmente en permanence. Selon les statistiques officielles, 20% des toxicomanes russes sont des écoliers, 60% des jeunes de 16 à 30 ans et 20% des personnes plus âgées.
















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